Lupus

Le lupus, également appelé lupus érythémateux systémique ou disséminé, est une maladie auto-immune. Le microbiote intestinal pourrait être impliqué dans ce trouble.

Le nombre de personnes touchées par un lupus est difficile à évaluer. On estime que sa prévalence mondiale varie de 10 à 150 cas pour 100 000 habitants, dont la majorité sont des femmes (85 %).

Quand le système immunitaire s'attaque à ses propres cellules

Pour une raison encore inconnue, le système immunitaire des personnes atteintes de lupus produit des auto-anticorps qui provoquent des réactions inflammatoires et des lésions pouvant toucher tous les tissus. En résulte toute une palette de symptômes : fatigue, éruptions cutanées, douleurs articulaires, sécheresse oculaire, perte de cheveux, thrombose, fièvre, pleurésie ou péricardite. La maladie évolue par poussées, de durée et d'intensité variables, qui alternent avec des phases de rémission. Le diagnostic du lupus est confirmé par un bilan sanguin, tandis que l'étendue de l'atteinte est mesurée par des examens d'imagerie.

Des facteurs de prédisposition mais pas de cause connue

Si les causes du lupus restent mystérieuses, plusieurs facteurs de prédisposition ont été identifiés : les estrogènes, un terrain génétique, certains médicaments, les rayons UV, le stress, certains virus (virus d’Epstein-Barr). Des travaux examinent également le rôle du microbiote intestinal. En effet, un déséquilibre (dysbiose) a été observé chez des patients atteints de lupus lors d’une phase de rémission. Par ailleurs, le microbiote pourrait être impliqué dans  la production d'auto-anticorps.

Réduire et espacer les poussées

Aucun médicament ne permet de guérir du lupus. Mais l'association de plusieurs molécules (anti-inflammatoires non stéroïdiens, antipaludéens, corticoïdes, immunosuppresseurs, anticorps monoclonaux - suivant la sévérité de la maladie) atténue les poussées, limite les complications et allonge les périodes de rémission. Parallèlement, un traitement de fond, plus léger, prévient les rechutes.

Si le rôle du microbiote est confirmé, sa modulation, via l'alimentation ou des probiotiques, pourrait devenir une piste thérapeutique prometteuse.