Le microbiote fongique est transmis de la mère à l’enfant

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Le microbiote fongique (mycobiote) fait partie intégrante du microbiote intestinal. L’origine de son établissement dès les premiers mois de vie vient d’être élucidée.

 

Le mycobiote intestinal, qui représente pourtant 13 % du volume du microbiote intestinal total, est relativement peu étudié. Des chercheurs norvégiens se sont interrogés sur une possible transmission maternelle mère-enfant et ont réalisé une étude sur une cohorte de 400 couples mère/enfant, de la naissance jusqu’à l’âge de deux ans des enfants. Ils ont analysé la composition du microbiote intestinal fongique dans les échantillons fécaux des mères (pendant et après la grossesse) et de leur enfant (à 10 jours, trois mois, à un an puis à deux ans). Un ADN fongique a été caractérisé chez 88 % des mères et dans des proportions variables chez les descendants, avec un taux élevé (76%) dans les premiers jours de vie, qui diminue progressivement jusqu’à l’âge de un an (56%), pour ré-augmenter vers l’âge de deux ans, âge où ce mycobiote s’établit définitivement selon cette étude. Du point de vue des espèces, ce sont Debaryomyces hansenii et Saccharomyces cerevisiae qui sont le plus communément retrouvées : la première prévalant surtout durant la première année de vie, la seconde en abondance chez les mères et leur enfant de un à deux ans. Reste à étudier l’influence du mycobiote sur la santé du jeune enfant.

 

Sources :
Schei K. et al. Early gut microbia and mother offspring transfert. Microbiome. 2017. August 24 ; 5(1): 107 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5571498/