Hyperactivite vesicale : le microbiote urinaire en cause

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L’hyperactivité vésicale pourrait être induite ou favorisée par des anomalies du microbiote urinaire.

 

C’est ce que suggère une équipe anglaise qui montre clairement des différences de composition du microbiote vésical chez les femmes atteintes de ce syndrome par rapport à des femmes saines. Pour comparer ces microbiotes, les chercheurs ont prélevé des échantillons d’urine et ont analysé les bactéries chez 60 femmes consultant pour ce motif et chez 35 sujets contrôles. Ils ont obtenu une grande variété de genres bactériens, jusqu’à 95 distincts, bien que chaque femme n’en héberge en moyenne que cinq différents. Les plus fréquemment rencontrés sont Staphylococcus, Streptococcus, Corynebacterium et Lactobacillus. Mais surtout, les auteurs ont constaté des différences significatives entre les deux groupes. Les femmes atteintes d’hyperactivité vésicale hébergent nettement moins souvent Lactobacillus que les sujets contrôles (20 % vs 43 %). A l’inverse, Proteus est retrouvé plus fréquemment (23 % vs 3 %). Existe-il une corrélation entre profils bactériens vésicaux et d’une part la nature des symptômes et d’autre part l’évolution de la maladie ? Ces études pourraient permettre de développer des outils thérapeutiques basés sur la modification du microbiote.

 

Sources :
Curtiss N et al. A case controlled study examining the bladder microbiome in women with Overactive Bladder (OAB) and healthy controls. European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology 214 (2017) 31–35