Halte aux particules fines, équilibre du microbiote pulmonaire en dépend !

L'exposition aux particules fines en suspension, produites par les véhicules, altèrerait le microbiote pulmonaire et affecterait la réponse immunitaire en seulement quelques semaines.

 

Si l'on sait désormais que l'inhalation de particules fines en suspension (PM), mélanges de fumée de cigarette, de poussières et autres polluants, augmente le risque de mortalité et de morbidité par maladies respiratoires, on ignore en revanche son impact sur le microbiote pulmonaire. Pendant 4 semaines, des chercheurs ont exposé quasi quotidiennement des rats à des particules fines en suspension issues soit de gaz d'échappement de véhicules moteurs, soit de biocarburants, puis ont comparé leur microbiote pulmonaire à celui de rats contrôles respirant de l'air pur. S'ils n'ont observé aucun changement morphologique des poumons, ils ont en revanche constaté une variation du taux d’anticorps au niveau des poumons des rongeurs inspirant des gaz d'échappement. Une modification notable de la composition du microbiote respiratoire des deux groupes de rats exposés à l'air pollué a également été observée, avec davantage de bactéries et des espèces plus variées. Néanmoins, les bactéries différaient selon la nature des polluants. Les auteurs concluent qu'une exposition courte aux particules fines suffit à modifier la composition du microbiote respiratoire et à moduler la réponse immunitaire.

 

Sources : 
Li et al. Exposure to ambient particulate matter alters the microbial composition and induces immune changes in rat lung. Respiratory Research (2017) 18:143