Le syndrome de l’intestin irritable (SII)

SII

Douleurs abdominales récurrentes, ballonnements, troubles du transit… Le syndrome de l'intestin irritable (SII) est le plus fréquent des troubles de l'interaction intestin-cerveau, autrefois appelés « troubles fonctionnels intestinaux ». Si ses principaux symptômes concernent l'intestin, le SII s’associe souvent à de l’anxiété et de la dépression. On sait aujourd'hui que des perturbations des communications sur l'axe intestin-cerveau, dans lequel intervient le microbiote intestinal, entrent en jeu dans ce syndrome

Publié le 19 avril 2023
Mis à jour le 25 octobre 2023
Photo: Irritable bowel syndrome (IBS) - disease page

A propos de cet article

Publié le 19 avril 2023
Mis à jour le 25 octobre 2023

Sommaire

Chapitres

5 to 10% de la population est atteinte de SII dans le monde

Le saviez-vous ?

Les « troubles de l’interaction intestin-cerveau », (DGBI pour Disorder of Gut Brain interaction) sont aussi appelés « troubles fonctionnels intestinaux ». On les dit fonctionnels parce qu’il n’y a aucune anomalie structurelle au niveau des organes et tissus digestifs.  Le syndrome de l’intestin irritable (SII) a également été appelé « colopathie fonctionnelle », « colite spasmodique » ou « syndrome du côlon irritable » 2.  

Qu’est-ce qui provoque le syndrome de l’intestin irritable ?  

Les causes du syndrome de l’intestin irritable sont complexes et demeurent encore aujourd’hui partiellement identifiées. La survenue d’un SII serait le fruit d’un ensemble de facteurs de différentes natures et d’importance variable selon les individus 2 : une prédisposition génétique, certains antécédents médicaux et traitements, le stress, l’alimentation, etc.  

Le plus reconnu des facteurs de risque du SII est un antécédent d’infection intestinale aigüe : 10% des personnes ayant un SII estiment que leurs troubles ont commencé après un épisode : gastro-entérite virale, diarrhée du voyageur, (sidenote: Diverticulite Une diverticulite est une inflammation ou une infection atteignant les diverticules, de petits replis (hernies) présents au niveau de la paroi interne du côlon.   https://www.cancer.gov/publications/dictionaries/cancer-terms/def/diverticulitis ) , etc 1,4,5. Après un tel épisode, le risque de SII serait ainsi quadruplé au bout d’un an. 1

2 sur 3 2 personnes souffrant de SII sur 3 dans les pays occidentaux sont des femmes

50 La fréquence du SII diminue à partir de 50 ans

Les dernières recherches sont de plus en plus formelles : le microbiote intestinal jouerait un rôle clé dans l’apparition du SII : 6,7 un déséquilibre de la composition du microbiote intestinal, ou dysbiose, est même reconnu par les experts comme une cause plausible de SII. 5 Les dysbioses dues à la prise d’antibiotiques ont d’ailleurs également été associées au développement du SII. 1

La communauté scientifique porte également un grand intérêt à l’alimentation dans le SII. En effet, plus de 60% patients atteints du SII rapportent que leurs symptômes sont apparus ou se sont intensifiés après les repas. 8,9 On parlerait alors d’hypersensibilité de l’intestin. La présence de certains composés alimentaires (blé, lait…)  déclencherait une réaction exagérée l’intestin, d’ordre immunitaire ou non. 10,11 De plus comme le microbiote intestinal est souvent influencé par les habitudes alimentaires, son altération peut conduire à une fermentation anormale des aliments ingérés et jouerait un rôle crucial dans la distension intestinale. 10  

Le microbiote intestinal

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Le SII est également favorisé par des événements traumatisants ou pénibles (deuil, divorce, abus, conflits…), des stress aigus ou chroniques et d’autres troubles psychologiques : déprime, anxiété1,2,7 En effet, ils entraîneraient des altérations au niveau du (sidenote: Système nerveux entérique Le système nerveux entérique (ENS) est le système nerveux propre à l'intestin. Composé d'un réseau de neurones qui tapisse les parois du tractus gastro-intestinal, il contrôle l'activité sensorielle, motrice et sécrétoire du système digestif.  Watson C., Kirkcaldie M., Paxinos G. The brain: an introduction to functional neuroanatomy – Chapter 4 - Peripheral nerves. Academic Press, 2010. 43-54 ) qui contrôle la motricité, la barrière muqueuse, la sensibilité et les sécrétions intestinales. 1

Aux origines du SII, une défaillance dans la communication entre l’intestin et le cerveau ?

L’axe intestin-cerveau, ça vous dit quelque chose ? Le cerveau communique avec le système nerveux entérique dans les deux sens : ce qui se passe dans le cerveau a un impact sur les intestins et inversement. Mais ce n’est pas tout : les neurones situés dans les intestins sont en ligne directe avec le microbiote intestinal, entretenant lui-même une communication bidirectionnelle avec notre système hormonal et notre système immunitaire.

Comment notre intestin dialogue en permanence avec notre cerveau

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Les perturbations retrouvées dans le SII vont se traduire par :  

une hypersensibilité intestinale et des altérations du contrôle de la douleur au niveau du système nerveux central

les mouvements normaux de l’intestins sont perçus par le cerveau comme de la douleur ;

des troubles de la motricité intestinale

les intestins se contractent anormalement ;

des perturbations du système immunitaire intestinal

(dans 50% des cas), avec une stimulation immunitaire excessive après une infection5 ou une hypersensibilité face à certains aliments ; 6

une perte de l’intégrité de la barrière intestinale

qui laisse passer des fragments de bactéries hors des intestins et entraîne une inflammation chronique diffuse 7,12

une dysbiose intestinale

retrouvée chez les 2/3 des personnes atteintes de SII. Elle peut être impliquée dans toutes les perturbations précitées et les symptômes du SII. 2,7

Quels sont les principaux symptômes du SII ? 

Selon des critères bien établis, le SII se caractérise par la présence simultanée de plusieurs symptômes : des douleurs abdominales et des troubles du transit. Ces symptômes doivent être suffisamment fréquents et anciens (> 1 jour/semaine au cours des 3 derniers mois) :  13,14

  • Des douleurs liées à la défécation ; 
  • Ballonnements; 
  • Modification de la consistance des selles ; 
  • Modification de la fréquence des selles. 
  • Des douleurs abdominales récurrentes (au moins 1 jour par semaine) ;  

Quelques précisions et explications peuvent être utiles ! 

Les douleurs abdominales se manifestent par des spasmes, des sensations de brûlure ou de tension, des ballonnements. Elle se situent autour du nombril, au niveau du bas-ventre ou « en cadre », semblant suivre le trajet du côlon. Les douleurs sont liées à la défécation :  elles peuvent être aggravées ou soulagées par l’émission de gaz ou de selles. 2

Les anomalies de la consistance et de la fréquence des selles vont de selles trop molles et/ou trop fréquentes (de type diarrhée) à trop dures et/ou trop rares (de type constipation). Les périodes de diarrhée et de constipation peuvent alterner. Ces troubles du transit s'accompagnent parfois d'autres inconforts comme des envies urgentes d'aller à la selle, la présence de mucosités dans les selles ou des sensations d'évacuation incomplète des selles. 5

Les altérations de la fréquence ou de la consistance des selles permettent de classer le SII en quatre sous-types :

  • SII-C : SII avec prédominance de la constipation (au moins 1/4 des selles) ;
     
  • SII-D : SII avec prédominance de la diarrhée (au moins 1/4 des selles) ;
     
  • SII-M : SII mixte avec alternance de diarrhée et de constipation (au moins 1/4 des selles avec constipation, 1/4 avec diarrhée). C’est le sous-type le plus fréquent (40% des personnes avec SII);
     
  • SII-I : SII indéterminé qui ne répond pas aux critères de SII-C, D ou M : il n’y a que rarement des selles anormales. 15,16

A noter que chez une personne atteinte de SII, le sous-type peut changer au cours du temps. 3

Les symptômes du SII sont de sévérité variable d’une personne à l’autre et au cours du temps chez une même personne. 3,5 Ils peuvent être de gênants jusqu’à très handicapants, les formes sévères de SII concernant 20 à 25% des patients. 3 D’une manière générale, ils nuisent à la qualité de vie personnelle, sociale et professionnelle. 1,3

Le diagnostic d’un SII ne peut être réalisé que par un médecin, dès lors qu’il a pu éliminer une autre affection digestive. 2 Comme il n’existe actuellement aucun test diagnostique du SII, le médecin se base sur les symptômes décrits par son(sa) patient(e) : dans le SII, l’examen clinique et l’imagerie sont le plus souvent normaux. 3

Quels sont les troubles et pathologies associés au SII ? 

Chez les personnes atteintes de SII, on constate une plus grande fréquence de certains troubles et pathologies.

  • Autres troubles digestifs : Dans plus de 20% des cas, le SII s’accompagne de ballonnements, de flatulences, 4 de nausées ou d’aigreurs d’estomac. 16 Certaines personnes auraient également des intolérances à certains aliments. 5
  • Troubles psychologiques : S’il peut y avoir une composante psychologique dans l’apparition d’un SII, une partie des personnes atteintes peut aussi développer des troubles psychologiques suite à un SII, 1 comme de l’anxiété, du stress, de la dépression, de l’insomnie et des troubles du comportement alimentaire. 5
  • Troubles génito-urinaires : Le SII peut s’accompagner de douleurs pelviennes, de troubles urinaires, de douleurs au moment des rapports sexuels chez la femme et de dysfonctions érectiles chez l’homme. 4,5
  • Endométriose : Des études montrent que les femmes souffrant d’endométriose ont un risque multiplié par 3 de développer un SII. 17
  • Troubles généraux : Certaines personnes atteintes de SII éprouvent de la fatigue, une sensation de léthargie, des maux de tête et des douleurs musculaires. 2, 4, 5 Le SII est plus fréquent chez les personnes atteintes de fibromyalgie et de fatigue chronique. 1

Syndrome de l'intestin irritable et microbiote : existe-t-il un lien ?

Par le Pr. Premysl Bercik

Comment soigner mon SII ?  

Bien que douloureux et éprouvant au quotidien, le SII est un trouble bénin 2.  Il n’empêche, vos symptômes de SII doivent être soulagés le plus tôt possible afin d’améliorer votre qualité de vie 3. Pour cela, votre médecin traitant vous donnera des conseils d’hygiène de vie et vous recommandera une combinaison optimale de médicaments spécifiques et de solutions alternatives.  

De bonnes habitudes nutritionnelles peuvent réduire les symptômes du SII 6,18:

  • prendre ses repas à des horaires réguliers et éviter de sauter des repas ;
  • éviter les repas « pantagruéliques », les plats épicés et trop gras ;
  • bien mâcher ses aliments ;
  • s’hydrater suffisamment ;
  • limiter l’alcool, la caféine et le tabac ;
  • pratiquer une activité physique régulière.

Les médicaments 

Certains symptômes du SII peuvent être diminués par des médicaments prescrits par le médecin : antispasmodiques, régulateurs du transit, laxatifs en cas de SII-C, antidiarrhéiques en cas de SII-D, parfois antidépresseurs 9. Cependant, ces médicaments ne sont pas efficaces chez tout le monde 16 et à ce jour, aucun d’entre eux ne peut soulager l'ensemble des symptômes du SII. 

Les thérapies psychocorporelles  

En particulier chez les personnes dont le stress ou l’anxiété exacerbe les symptômes, des (sidenote: Méthodes psychocorporelles Les méthodes psychocorporelles sont des pratiques se centrant sur les relations entre le corps, le cerveau, l'esprit et le comportement ainsi que leurs effets sur la santé et les maladies.   Wahbeh H, Elsas SM, Oken BS. Mind-body interventions: applications in neurology. Neurology. 2008;70(24):2321-2328 ) permettent de réduire les douleurs et la gêne des troubles du transit : (sidenote: Thérapies cognitivo-comportementales Type de psychothérapie dans laquelle le thérapeute amène son patient à repérer l'impact des ses pensées dysfonctionnelles (erronées, négatives) sur son comportement et son bien-être.   Cuijpers P, Smit F, Bohlmeijer E, et al. Efficacy of cognitive–behavioural therapy and other psychological treatments for adult depression: meta-analytic study of publication bias. The British Journal of Psychiatry. 2010;196(3):173-178 InformedHealth.org [Internet]. Cologne, Germany: Institute for Quality and Efficiency in Health Care (IQWiG); 2006. Cognitive behavioral therapy. 2013 Aug 7 [Updated 2016 Sep 8] ) , hypnose, méditation, relaxation, (sidenote: Biofeedback Méthode permettant, à l'aide d'un appareil spécial, d'apprendre à contrôler certaines fonctions corporelles telles que le rythme cardiaque, la pression artérielle et la tension musculaire. Elle peut aider à contrôler la douleur.  https://www.cancer.gov/publications/dictionaries/cancer-terms/def/biofeedback ) ... 16  

Les régimes alimentaires 

Beaucoup de personnes ayant un SII estiment que certains aliments aggravent ou améliorent leurs symptômes, mais ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Les symptômes du SII peuvent donc être améliorés en modifiant l’alimentation, mais il faut toujours le faire avec l’aide d’un professionnel de santé (médecin, diététicien) pour une solution personnalisée et prévenant tout déséquilibre nutritionnel 16.  

Avec le médecin, vous pouvez par exemple détecter les aliments qui ne vous « réussissent pas » (le lait, le blé, les légumineuses…) pour les limiter 9. Il est aussi possible d’augmenter les fibres dans l’alimentation si vous avez un SII-C - sans excès pour ne pas favoriser les douleurs ou ballonnements 6.  

Les pratiques alimentaires influencent la composition du microbiote

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Parmi les régimes testés scientifiquement pour soulager le SII, le régime pauvre en FODMAPS (Fermentable Oligosaccharides Disaccharides Monosaccharides and Polyols) semble donner les meilleurs résultats 6,16, mais il n’est pas efficace pour tout le monde 2. Les FODMAPs sont des sucres peu absorbés au niveau de l’intestin grêle et qui vont fermenter sous l’action des bactéries du microbiote intestinal. Dans le SII, cette fermentation exacerbe les ballonnements et les douleurs.  

Le régime consiste à réduire fortement les aliments riches en FODMAPs : aliments contenant du lactose, certaines céréales, certains fruits et légumes, les édulcorants de synthèse, les plats industriels… Potentiellement contraignant, il doit être encadré par un médecin et suivi pendant 4 à 6 semaines. Si les symptômes s’améliorent, les aliments contenant des FODMAPs seront ensuite progressivement réintroduits un par un. Il deviendra ainsi possible de déterminer quel ou quel(s) aliment(s) aggravent vos symptômes et les éviter 2,19.  

Les probiotiques, les prébiotiques et la transplantation de microbiote fécal 

Différentes études soulignent l’importance du microbiote intestinal dans la survenue du SII et montrent des différences de composition entre le microbiote intestinal de personnes atteintes et celui des personnes saines 5. Des solutions permettant de moduler le microbiote intestinal pour améliorer les symptômes du SII peuvent donc être proposées 20.  

Les probiotiques représentent une option prometteuse, selon les experts. Les études montrent leur effet positif global sur les symptômes du SII, grâce à une action sur différents mécanismes comme l’hypersensibilité viscérale et la motricité intestinale 9. Les probiotiques peuvent notamment renforcer la barrière colique, diminuer l’inflammation, améliorer l’immunité intestinale… 20 Certains pourraient même agir sur l’axe intestin-cerveau en améliorant les symptômes dépressifs 9. Tous ces effets seraient bénéfiques au bien-être : une récente étude a montré qu’en 30 jours, la prise d’une souche de bifidobactérie réduisait la sévérité des symptômes et améliorait la qualité de vie de 60% des personnes ayant un SII 21.  

Des études sur l’effet sur le SII des symbiotiques, associant probiotiques et prébiotiques, sont également en cours 9 et de premiers tests de transplantation de microbiote fécal ont donné des résultats encourageants chez certains patients avec SII, avec une amélioration des symptômes et de la qualité de vie 1

 

Qu'est-ce que les probiotiques ?

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Prébiotiques : l'essentiel pour comprendre

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BMI 23.11
Sources

1. Ford AC, Sperber AD, Corsetti M, et al. Irritable bowel syndrome. Lancet. 2020 Nov 21;396(10263):1675-1688
2. SNFGE. Syndrome de l’intestin irritable (SII) [Irritable bowel syndrome (IBS)]. June 2018. https://www.snfge.org/content/syndrome-de-lintestin-irritable-sii
3. CNPHGE.  Syndrome de l’intestin irritable [Irritable bowel syndrome]. https://www.cnp-hge.fr/syndrome-de-lintestin-irritable/
4. Moayyedi P, Mearin F, Azpiroz F, et al. Irritable bowel syndrome diagnosis and management: A simplified algorithm for clinical practice. United European Gastroenterol J. 2017;5(6):773-788
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6. Algera J, Colomier E, Simrén M. The Dietary Management of Patients with Irritable Bowel Syndrome: A Narrative Review of the Existing and Emerging Evidence. Nutrients. 2019;11(9):216
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8. Böhn L, Störsrud S, Törnblom H, et al. Self reported food-related gastrointestinal symptoms in IBS are common and associated with more severe symptoms and reduced quality of life. Am J Gastroenterol 2013, 108:634–641
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10. Cuomo R, Andreozzi P, Zito FP, et al. Irritable bowel syndrome and food interaction. World J Gastroenterol. 2014 Jul 21;20(27):8837-45
11. Hussein H, Boeckxstaens GE. Immune-mediated food reactions in irritable bowel syndrome. Curr Opin Pharmacol. 2022;66:102285
12. INSERM:  La rage au ventre: C’est quoi le syndrome de l’intestin irritable ? [Rage in the belly: What is irritable bowel syndrome?] (Sep 14, 2021) https://www.inserm.fr/c-est-quoi/la-rage-au-ventre-cest-quoi-le-syndrome-de-lintestin-irritable
13. Mearin F, Lacy BE, Chang L, et al. Bowel Disorders. Gastroenterology. 2016;S0016-5085(16)00222-5
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19. Société Nationale Française de Colo-Proctologie [French National Society of Coloproctology]: Régime pauvre en FODMAPs [Low FODMAP diet] (December 2021) https://www.snfcp.org/informations-maladies/generalites/regimes-pauvre-en-fodmaps
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