Choc toxique menstruel : comment le prévenir via le microbiote vaginal ?

Redouté par les femmes utilisatrices de tampons ou de coupes menstruelles, le choc toxique peut s’avérer fatal. Pour le prévenir, des gestes simples sont recommandés. Des alliés invisibles au sein de la flore vaginale pourrait être d’une grande aide…

Le microbiote vaginal Vaginose bactérienne - déséquilibre du microbiote vaginal

Pratiques et discrets, les tampons et coupes menstruelles sont largement utilisés par les femmes lors de leurs règles. Avec néanmoins un revers de la médaille, surtout quand ces dispositifs ne sont pas changés régulièrement : la stagnation de sang et la création d’un milieu favorable à la multiplication de bactéries. Et si cette bactérie s’appelle S. aureus, le risque est alors celui d’un choc toxique menstruel. 1

1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) sont exposées à un risque de syndrome de choc toxique menstruel.

x2 à x3 Le risque de syndrome de choc toxique est multiplié par 2 lorsqu’on garde un tampon plus de 6 heures, et par 3 quand le tampon est porté toute la nuit.

Souvent présente sur la peau mais plus rarement dans le vagin, S. aureus sécrète une toxine particulièrement virulente capable de s’attaquer à nos organes les plus vitaux comme le foie, les reins ou encore les poumons. Au départ, tout commence par une forte fièvre et/ou des éruptions cutanées, avec parfois une baisse de tension. Dans les cas où la toxine gagne les organes et entraîne leur défaillance, un coma et un décès sont possibles.

Des gestes simples pour éviter le choc toxique menstruel

Heureusement, le choc toxique menstruel demeure rare. Aujourd’hui, 1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) seraient touchées aux États-Unis. Soit bien moins que dans les années 1980, où la commercialisation de tampons en fibres de carboxyméthylcellulose à haute absorption avait conduit à une épidémie de cas (10 femmes pour 100 000). Leur retrait au profit de tampons en cellulose ou en fibres de coton a permis de faire baisser les chiffres. 2

Le risque peut être encore réduit en adoptant des gestes simples, qui facilitent l’évacuation des potentielles S. aureus vaginales 3 : 

• Suivez les instructions indiquées sur la boite du produit ;
• Lavez-vous les mains avant et après avoir utilisé un tampon/coupe ;
• N'utilisez des tampons ou coupes que lorsque vous avez vos règles et pas en dehors de cette période ;
• Le jour, changez son tampon ou videz (et lavez soigneusement !) sa coupe toutes les 4 à 6 heures, si vous avez opté pour ce type de dispositifs ; 
• La nuit, privilégiez les serviettes hygiéniques ou les culottes menstruelles. Car ce n’est pas tant le tampon ou la coupe qui sont responsables du choc toxique que leur mésusage ;
• Contactez votre médecin si vous ressentez des douleurs, de la fièvre ou d'autres symptômes inhabituels.

Le rôle du microbiote vaginal

Enfin, une récente étude indique que le microbiote vaginal pourrait aussi participer à la prévention. 1 Toutes les femmes n’ont pas le même microbiote vaginal et on en recense 5 grands types :

  • 3 jugés sains, respectivement dominés par Lactobacillus crispatus, L. gasseri et L. jensenii ; 
  • un considéré comme un état transitoire, dominé par L. iners ; 
  • un jugé déséquilibré, composé d’une grande variété de bactéries dont Gardnerella vaginalis, et associée à la vaginose bactérienne.

Une récente étude montre que les deux derniers types pourraient favoriser le choc toxique. A l’inverse, les microbiotes dominés par L. crispatus, L. gasseri et L. jensenii seraient protecteurs, parce qu’ils acidifient le milieu vaginal (ce que S. aureus n’apprécie guère) et sans doute via d’autres mécanismes complexes. La bactérie L. jensenii se révèle d’ailleurs particulièrement protectrice. L’étude l’envisage même comme un potentiel probiotique pour les femmes ayant déjà vécu un choc toxique et voulant se prévenir d’une récidive.

Le microbiote vaginal

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Choc toxique menstruel : une flore équilibrée fait tampon contre les attaques de S. aureus

Le choc toxique menstruel ne serait pas seulement une question de bactérie pathogène (S. aureus en l’occurrence) mais aussi de bactéries vaginales commensales. Aux premiers rangs desquelles les très protectrices Lactobacillus jensenii et L. crispatus.

Scanning Electron Micrograph (SEM) depicting large numbers of Staphylococcus aureus bacteria, which were found on the luminal surface of an indwelling catheter.

Forte fièvre et éruptions cutanées, hypotension voire défaillances multi-organes : bien que rare, le choc toxique menstruel peut mettre en jeu le pronostic vital des femmes touchées, souvent des jeunes filles. Au cœur de cette infection : la bactérie Staphylococcus aureus productrice de la toxine TSST-1. La fabrication de cette toxine dépend du milieu vaginal : elle est favorisée par la présence d’oxygène (accrue par les tampons et coupes), une faible concentration en glucose et un pH neutre. D’où le rôle protecteur du microbiote vaginal, caractérisé par une proéminence de lactobacilles qui acidifient le milieu vaginal.

Mais la chute des œstrogènes et la moindre concentration du glucose vaginal (liée à la perte de muqueuse) à l’arrivée des menstruations réduisent l’abondance de ces lactobacilles. Ces conditions pourraient-elles favoriser le choc toxique menstruel ? Pour en savoir plus, des chercheurs 1 ont simulé in vitro différents environnements vaginaux pour mesurer leurs effets sur la production de TSST-1. 

1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) sont exposées à un risque de syndrome de choc toxique menstruel.

x2 à x3 Le risque de syndrome de choc toxique est multiplié par 2 lorsqu’on garde un tampon plus de 6 heures, et par 3 quand le tampon est porté toute la nuit.

Mimer des flores vaginales in vitro

Avant de plonger plus en avant dans les expériences menées, rappelons que chez les femmes, 5 grands types de flores vaginales (Community state types ou CST) ont été identifiés :

  • 3 jugées saines, respectivement dominées par Lactobacillus crispatus (CST-I), L. gasseri (CST-II) et L. jensenii (CST-V), ; 
  • une considérée comme transitoire, dominée par L. iners (CST-III) ; 
  • et une jugée dysbiotique et associée à la vaginose bactérienne, composée d’une communauté polymicrobienne incluant Gardnerella vaginalis (CST-IV). 

Les chercheurs ont donc créé des milieux vaginaux représentatifs de ces 5 types et y ont fait varier les concentrations de glucose.

3 conditions

Au moins 3 conditions concomitantes sont nécessaires au développement du choc toxique menstruel : 

  • la colonisation vaginale par une souche de S. aureus productrice de la toxine TSST-1, qui concerne 1 à 5 % des femmes ;
  • l'utilisation d’une protection intravaginale (tampon, coupe) pendant les règles, qui concerne 60 à 80 % des femmes des pays développés ;
  • et l'absence d'anticorps de neutralisation contre TSST-1, qui concerne 10 à 20 % des femmes. 2

Des conditions et des bactéries protectrices

En cas de concentrations élevées en sucre, la production de toxine par S. aureus était largement réduite, réprimée par la protéine du contrôle catabolique (carbon catabolite control protein A, CcpA). Mais le microbiote vaginal semblait également jouer un rôle important. La comparaison des différents types de flore montre que la production de toxine pourrait être accrue lorsque la flore est de type transitoire (III) et dysbiotique (IV) ; ces deux flores pourraient également favoriser l’inflammation générée par S. aureus.

A l’inverse, L. crispatus et L. jensenii limitaient la production de toxine, en présence ou non de glucose. L. jensenia se révélait même capable de bloquer la production de toxine en forte présence d’oxygène, et de réduire la virulence de S. aureus. De quoi faire de lui le lactobacille le plus protecteur parmi ceux étudiés. Pour les auteurs, il serait même le meilleur candidat dans la recherche d’un probiotique pour les femmes ayant déjà vécu un choc toxique et voulant se prévenir d’une récidive.

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Le microbiome intestinal, un coach sportif invisible ?

Au cours de ces dix dernières années, on s’est beaucoup intéressé aux milliards de microbes présents dans notre intestin, que l'on qualifie de microbiome intestinal, en raison de leur capacité à affecter la digestion, la physiologie, voire potentiellement notre humeur et notre santé mentale. Suite à de récentes études ayant suggéré une relation bidirectionnelle entre l’exercice et le microbiome intestinal, les scientifiques commencent à étudier le rôle du microbiome intestinal en tant que coach sportif invisible qui affecterait les performances physiques.

Activité physique et troubles gastro-intestinaux

Par nature, l’activité physique met notre corps sous pression, en particulier si elle est intense ou prolongée. Bien qu’une quantité modérée d’exercice ait un effet positif sur la perméabilité et l’inflammation intestinales 1, l’exercice intense et prolongé peut avoir des effets délétères sur le fonctionnement de l’intestin 2, les dérangements et les troubles gastro-intestinaux étant courants, notamment chez les athlètes pratiquant l’endurance. 3

Étant donné que le microbiome intestinal est associé à la physiologie gastro-intestinale 4,  il pourrait possiblement jouer un rôle dans les troubles gastro-intestinaux et les réponses physiologiques à l’exercice influençant les performances sportives.

Effets de l’exercice sur le microbiote intestinal

En 2014, une étude a démontré une plus grande diversité de microbes et une abondance relative supérieure d’Akkermansia muciniphilia chez des joueurs de rugby professionnels par rapport à des groupes témoins sédentaires. 5 Dès lors, plusieurs études observationnelles ont rapporté que l’exercice était associé à une plus grande diversité du microbiote intestinal et à une abondance relative supérieure de taxons bactériens en lien avec une bonne santé. 6,7 

Toutefois, les études interventionnelles sur l’exercice n’ont dans l’ensemble pas fait état d’une augmentation de la diversité du microbiote intestinal 8,9, ce qui suggère que les différences observées peuvent également provenir d’autres facteurs, tels que les habitudes alimentaires.

Effets du microbiote intestinal sur l’endurance

Suggérant un effet plus direct du microbiote intestinal sur l’endurance, une étude qui a fait date, publiée en 2019 dans Nature Medicine 10, a révélé que les marathoniens possédaient des niveaux élevés de Veillonella. Les chercheurs ont constaté que le lactate, formé durant un effort prolongé, était transporté de la circulation sanguine jusqu’à l’intestin, où il était métabolisé en propionate par Veillonella.

Flore, microbiote, microbiome : faux amis et vrais synonymes

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Lorsque les scientifiques ont nourri les souris avec les microbes Veillonella « lactiques » ou leur ont administré du propionate par perfusion dans le côlon, l’endurance des souris s’est améliorée, d’après les performances constatées sur le tapis de course. 10 Curieusement, cette étude suggère que les microbes présents dans l’intestin pourraient directement améliorer les performances sportives. Une autre étude récente a également rapporté que le microbiome intestinal était impliqué dans la stimulation des signaux cérébraux en provenance de l’intestin, impactant la motivation pour l’exercice chez les souris. 11

Ces découvertes sous-entendent qu’en ciblant leur microbiome intestinal, les athlètes pourraient éventuellement améliorer leurs performances sportives.

Stratégies alimentaires centrées sur l’intestin pour influencer les performances sportives

Le moyen le plus évident de cibler le microbiome intestinal est d’adapter son régime alimentaire, étant donné que les microbes se nourrissent des constituants alimentaires atteignant le côlon. Traditionnellement, de nombreuses stratégies alimentaires destinées aux sportifs sont axées sur un régime hyperprotéiné, hyperglucidique ou pauvre en fibres et sur l’évitement de certains aliments. Bien que ces stratégies puissent être suffisantes pour soutenir le métabolisme hôte, restaurer les réserves de glycogène et réduire les troubles gastro-intestinaux au cours de l’effort 12, la carence en fibres alimentaires pourrait, au fil du temps, être néfaste pour le microbiote intestinal et le transit des athlètes. 13

En revanche, les stratégies alimentaires centrées sur l’intestin, notamment les fibres alimentaires adéquates provenant d’une grande variété d’aliments, de probiotiques et de prébiotiques, pourraient favoriser un microbiome intestinal diversifié 13 et contribuer à un transit normal. 4 La consommation de fibres alimentaires et de prébiotiques nourrit les microbes présents dans l’intestin, puisqu’ils servent de substrats pour les microbes. Une fois que ces constituants indigestes atteignent le côlon, les microbes les transforment par fermentation en gaz et en acides gras à chaîne courte.

Alors qu’une quantité excessive de gaz peut provoquer un inconfort et des ballonnements, les trois principaux acides gras à chaîne courte (acétate, propionate et butyrate) qui en résultent sont associés à une bonne santé et à l’intégrité du côlon. Ces molécules peuvent agir localement dans l’intestin, affectant la fonction de la barrière intestinale, la motilité, le système nerveux et le système immunitaire, ainsi que dans les organes distants, affectant le métabolisme hôte 14

Les probiotiques permettent également de cibler l’intestin

Il s’agit de microbes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités appropriées, sont bénéfiques pour la santé. Plusieurs études ont démontré que des souches probiotiques spécifiques pouvaient protéger contre les troubles gastro-intestinaux et les infections des voies respiratoires supérieures chez les sportifs. 15–17 Toutefois, à ce stade, les mécanismes sous-jacents restent largement inconnus et il est fort probable que les effets dépendent des souches probiotiques, ce qui ne permet pas aux athlètes de savoir à quoi s’en tenir. 

Pour soutenir le coach microbien invisible dans notre intestin, les scientifiques et les athlètes doivent développer des stratégies alimentaires centrées sur l’intestin qui d’un côté réduisent les symptômes gastro-intestinaux lors de l’effort et de l’autre favorisent un microbiome intestinal diversifié, stimulent la fermentation dans le côlon ainsi que les mouvements réguliers de l’intestin : des aspects qui peuvent tous s’avérer essentiels en matière de performances sportives.

Recommandé par notre communauté

"Le microbiote intestinal étant lié à la physiologie gastro-intestinale, il pourrait potentiellement jouer un rôle dans la détresse gastro-intestinale et les réponses physiologiques à l'exercice, influençant ainsi les performances athlétiques."  -@rddp10 (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

Sources

1. Cook, M. D. et al. Forced treadmill exercise training exacerbates inflammation and causes mortality while voluntary wheel training is protective in a mouse model of colitis. Brain Behav Immun 33, 46–56 (2013).

2. Dokladny, K., Zuhl, M. N. & Moseley, P. L. Intestinal epithelial barrier function and tight junction proteins with heat and exercise. J Appl Physiol (1985) 120, 692–701 (2016).

3. De Oliveira, E. P., Burini, R. C. & Jeukendrup, A. Gastrointestinal complaints during exercise: prevalence, etiology, and nutritional recommendations. Sports Med 44 Suppl 1, (2014).

4. Procházková, N. et al. Advancing human gut microbiota research by considering gut transit time. Gut 72, 180–191 (2023).

5. Clarke, S. F. et al. Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. Gut 63, 1913–1920 (2014).

6. Barton, W. et al. The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. Gut 67, 625–633 (2018).

7. Petersen, L. M. et al. Community characteristics of the gut microbiomes of competitive cyclists. Microbiome 5, (2017).

8. Cronin, O. et al. A Prospective Metagenomic and Metabolomic Analysis of the Impact of Exercise and/or Whey Protein Supplementation on the Gut Microbiome of Sedentary Adults. mSystems 3, (2018).

9. Kern, T. et al. Structured exercise alters the gut microbiota in humans with overweight and obesity-A randomized controlled trial. Int J Obes (Lond) 44, 125–135 (2020).

10. Scheiman, J. et al. Meta-omics analysis of elite athletes identifies a performance-enhancing microbe that functions via lactate metabolism. Nat Med 25, 1104–1109 (2019)

11. Dohnalová, L. et al. A microbiome-dependent gut-brain pathway regulates motivation for exercise. Nature 612, 739–747 (2022).

12. Lis, D. M., Stellingwerff, T., Kitic, C. M., Fell, J. W. & Ahuja, K. D. K. Low FODMAP: A Preliminary Strategy to Reduce Gastrointestinal Distress in Athletes. Med Sci Sports Exerc 50, 116–123 (2018).

13. Armet, A. M. et al. Rethinking healthy eating in light of the gut microbiome. Cell Host Microbe 30, 764–785 (2022).

14. Koh, A., De Vadder, F., Kovatcheva-Datchary, P. & Bäckhed, F. From Dietary Fiber to Host Physiology: Short-Chain Fatty Acids as Key Bacterial Metabolites. Cell 165, 1332–1345 (2016).

15. Tavares-Silva, E., Caris, A. V., Santos, S. A., Ravacci, G. R. & Thomatieli-Santos, R. V. Effect of Multi-Strain Probiotic Supplementation on URTI Symptoms and Cytokine Production by Monocytes after a Marathon Race: A Randomized, Double-Blind, Placebo Study. Nutrients 13, (2021)

16. Sivamaruthi, B. S., Kesika, P. & Chaiyasut, C. Effect of Probiotics Supplementations on Health Status of Athletes. Int J Environ Res Public Health 16, (2019).

17. Schreiber, C., Tamir, S., Golan, R., Weinstein, A. & Weinstein, Y. The effect of probiotic supplementation on performance, inflammatory markers and gastro-intestinal symptoms in elite road cyclists. J Int Soc Sports Nutr 18, (2021).

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Actualités Médecine générale Gastroentérologie

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII

Trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) viennent de lancer, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un outil de diagnostic du syndrome de l’intestin irritable (SII). Objectifs ? Mieux diagnostiquer cette maladie et améliorer la communication des professionnels de santé avec leurs patients.

How to define IBS? What do we know about the physiopathology? How to make a confident diagnosis? What are the warning signs? Which investigations are needed? What are the general management concepts? How often a follow up care is conducted?

Combien de patients souffrant de troubles fonctionnels intestinaux un professionnel de santé reçoit-il chaque semaine en consultation ? Chez combien d’entre eux le syndrome de l’intestin irritable (SII) a t-t-il été diagnostiqué ? Saviez-vous que pas moins de 75 % des personnes souffrant du SII ne seraient pas diagnostiquées ? Pire, elles doivent parfois lutter pendant plus de quatre ans avant qu’un diagnostic médical formel ne soit établi ?

Délicat à établir, le diagnostic du SII est souvent un parcours du combattant pour les professionnels de santé, et ce pour plusieurs raisons : d’une part, le syndrome de l’intestin irritable est une maladie complexe dont les symptômes sont souvent difficiles à quantifier de façon objective, d’autre part, c’est une pathologie délicate à expliquer au patient lors d’une consultation ordinaire.

Pourtant, les personnes présentant des symptômes du SII attendent de recevoir un diagnostic. Ces patients méritent de bénéficier d’une attention particulière et d’un traitement spécifique dans les meilleurs délais. C’est la raison pour laquelle les professeurs Jean-Marc Sabaté et Jan Tack, et le docteur Pedro Costa Moreira, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, ont élaboré un outil de diagnostic du SII simple d’utilisation et axé sur la pratique, avec un double objectif pour les professionnels de santé : mieux diagnostiquer le SII et améliorer la communication avec leurs patients.

Comment cet outil peut-il aider les professionnels de santé dans leur pratique quotidienne ?
  • L’outil de diagnostic SII contient des infographies concises, épurées pour expliquer la maladie, sa physiopathologie, ses autres appellations...
  • Il propose une check-list simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des symptômes d’alarme...)
  • Il leur rappelle toutes les informations à connaître pour aller plus loin (examens, prise en charge, suivi…)
Cet outil de diagnostic est-il fiable ?
  • Conçu par des spécialistes internationaux du SII…
  • Cet outil de diagnostic a reçu l’aval de l’Organisation mondiale de gastroentérologie
Facilite-t-il la communication des professionnels de santé avec leurs patients ?
  • Il emploie des termes compréhensibles par le grand public pour expliquer le SII et le microbiote

Cet outil est disponible dans trois formats. Choisissez celui qui vous convient le mieux !

  1. Fan deck brochure
  2. Digital
  3. Tod download

Obtenez le vôtre en suivant ce lien : https://www.biocodexmicrobiotainstitute.com/fr/pro/votre-aide-memoire-pour-diagnostiquer-le-sii

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un institut scientifique international ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe encore méconnu.

Contact presse

Olivier VALCKE
Relations publiques et responsable éditorial
Téléphone : +33 6 43 61 32 58

ovalcke@biocodex.com

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Microbiote et syndrome de l’intestin irritable (SII) : le Biocodex Microbiota Institute lance une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé et du grand public

Témoignages de patients, outil d’aide au diagnostic, formation certifiante mais aussi infographie, articles… A l’occasion du mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable (SII), le Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé et du grand public une palette de contenus et d’outils innovants permettant de mieux comprendre cette pathologie et son lien avec le microbiote.

Homepage LP - World IBS Awareness Month

Informer, éduquer pour mieux diagnostiquer. Fidèle à sa mission de sensibiliser sur l’importance du microbiote sur la santé, le Biocodex Microbiota Institute se mobilise en avril, mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable, avec des contenus exclusifs à destination des professionnels de santé et du grand public. 

Eduquer et former les professionnels de santé

Formation certifiante sur le SII, infographie à partager avec leurs patients, vidéo d'expert, dossier thématique, dernières actualités scientifiques... Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé des outils et contenus sur mesure pour améliorer leur pratique quotidienne et devenir facilement des experts du SII ! 

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII 

Jusqu’à 75% des personnes atteintes du SII ne seraient pas diagnostiquées alors que cette pathologie toucherait 10% de la population mondiale. Errance diagnostique, mais aussi manque d’informations fiables, tentatives de traitements infructueuses, changements d’alimentation parfois inopportuns voire hasardeux… La plupart des patients atteints du SII partagent un parcours de soins chaotique. C’est pourquoi trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) ont élaboré, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII. Simple d’utilisation et axé sur la pratique, cet outil innovant propose un guide simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des signes d’alarme...) et d’améliorer la communication avec leurs patients. Disponible dans trois formats, cet aide-mémoire est téléchargeable dans la section professionnelle de santé du Biocodex Microbiota Institute.

Vivre avec le SII : des patients témoignent

Ils s’appellent Aline, Jennifer et Mihai. Ils souffrent tous les trois du syndrome de l’intestin irritable et témoignent à cœur ouvert comment la maladie a bouleversé leur quotidien. A l’occasion du mois de sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute lance « Patient stories », une série de vidéos de témoignages patients atteints de pathologies chroniques. Les premiers épisodes de la série, réalisés avec le soutien de l’APSSII, l’association française des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, sont consacrés au SII. 

Un enjeu de santé publique 

Méconnue du grand public, diagnostiquée tardivement par les professionnels de santé, parfois incomprise par les patients eux-mêmes, le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie chronique complexe qui pose un problème de santé publique. Avec cette campagne de sensibilisation à 360°, le Biocodex Microbiota Institute entend mobiliser toutes les parties prenantes (patients, professionnels de santé mais aussi proches, aidants, grand public, autorités de santé…) pour mieux comprendre la maladie et les dernières avancées de la recherche qui pointent le rôle du microbiote intestinal.

« Il faut rester positif, mais surtout continuer d’investiguer. »

Jennifer, patiente atteinte du SII

À propos du Biocodex Microbiota Institute

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Microbiote et SII : le Biocodex Microbiota Institute lance une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé et du grand public

Témoignages de patients, outil d’aide au diagnostic, formation certifiante mais aussi infographie, articles… A l’occasion du mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable (SII), le Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé et du grand public une palette de contenus et d’outils innovants permettant de mieux comprendre cette pathologie et son lien avec le microbiote.

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Eduquer et former les professionnels de santé

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Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII 

Jusqu’à 75% des personnes atteintes du SII ne seraient pas diagnostiquées alors que cette pathologie toucherait 10% de la population mondiale. Errance diagnostique, mais aussi manque d’informations fiables, tentatives de traitements infructueuses, changements d’alimentation parfois inopportuns voire hasardeux… La plupart des patients atteints du SII partagent un parcours de soins chaotique. C’est pourquoi trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) ont élaboré, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII. Simple d’utilisation et axé sur la pratique, cet outil innovant propose un guide simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des signes d’alarme...) et d’améliorer la communication avec leurs patients. Disponible dans trois formats, cet aide-mémoire est téléchargeable dans la section professionnelle de santé du Biocodex Microbiota Institute.

Vivre avec le SII : des patients témoignent

Ils s’appellent Aline, Jennifer et Mihai. Ils souffrent tous les trois du syndrome de l’intestin irritable et témoignent à cœur ouvert comment la maladie a bouleversé leur quotidien. A l’occasion du mois de sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute lance « Patient stories », une série de vidéos de témoignages patients atteints de pathologies chroniques. Les premiers épisodes de la série, réalisés avec le soutien de l’APSSII, l’association française des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, sont consacrés au SII. 

Un enjeu de santé publique 

Méconnue du grand public, diagnostiquée tardivement par les professionnels de santé, parfois incomprise par les patients eux-mêmes, le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie chronique complexe qui pose un problème de santé publique. Avec cette campagne de sensibilisation à 360°, le Biocodex Microbiota Institute entend mobiliser toutes les parties prenantes (patients, professionnels de santé mais aussi proches, aidants, grand public, autorités de santé…) pour mieux comprendre la maladie et les dernières avancées de la recherche qui pointent le rôle du microbiote intestinal.

Jennifer et le Syndrome de l'Intestin Irritable (SII) - FR

« Il faut rester positif, mais surtout continuer d’investiguer. »

Jennifer, patiente atteinte du SII

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Observatoire international des microbiotes : focus santé femmes

Ce que les femmes savent (et ignorent) de leur microbiote vaginal.

Vaginal microbiota

Si le microbiote intestinal reste le plus connu, ce n’est pas le seul...  Le microbiote vaginal joue également un rôle essentiel dans notre santé. Mais quelle connaissance les femmes ont-elles aujourd’hui du rôle du microbiote vaginal ? Que savent-elles sur la façon de prendre soin de leur microbiote ? Quel rôle les professionnels de santé jouent-ils dans la sensibilisation des patientes sur ce sujet ? Pour répondre à ces questions, le Biocodex Microbiota Institute a chargé Ipsos de réaliser une enquête internationale sur le sujet : l’Observatoire international des microbiotes. Pour réaliser cette enquête, Ipsos a interrogé 6 500 personnes dans 7 pays (France, Portugal, Espagne, États-Unis, Mexique et Chine). Pour chaque pays, un échantillon représentatif de la population de 18 ans et plus en termes de genre, d’âge, de profession, de région et de zone urbaine a été interrogé.

3,433 femmes ont été sondées

L’enquête a été réalisée sur Internet entre le 21 mars et le 7 avril 2023. Cette enquête exclusive révèle un manque de compréhension général sur la contribution du microbiote vaginal au niveau de la santé. Elle met en exergue le rôle essentiel des professionnels de santé dans l’éducation des patientes, en particulier les plus âgées, sur le rôle du microbiote vaginal et les comportements qu’elles devraient adopter pour le préserver du mieux possible.

Le microbiote vaginal : un organe peu connu

  • Le niveau de connaissances sur le microbiote vaginal est relativement faible : seule une femme sur cinq affirme connaître le sens exact du terme « microbiote vaginal » (21 % contre 18 % toutes catégories confondues). 53 % des femmes indiquent qu’elles n’en ont jamais entendu parler (contre 55 % toutes catégories confondues).
  • Lorsqu’on interroge les femmes sur le terme « flore vaginale », les connaissances restent superficielles : seule une femme sur deux sait précisément ce qu’est la flore vaginale (49 %), une proportion légèrement plus élevée que le pourcentage obtenu toutes catégories confondues (40 %).
  • En ce qui concerne le rôle et l’importance du microbiote dans la santé, une grande majorité des femmes savent que le microbiote vaginal agit comme une barrière qui les protège des micro-organismes pathogènes (67 %) et que chaque femme a un microbiote vaginal unique (60 %).
  • Toutefois, seule une femme sur deux sait que le vagin se nettoie tout seul (52 %) et que de l’enfance à la ménopause, le microbiote vaginal d’une femme ne reste pas le même (52 %).
  • En ce qui concerne les aspects plus spécifiques, comme l’accouchement, la diversification des bactéries et le déséquilibre du microbiote, le niveau de connaissances chute : seule une femme sur trois sait que les bactéries du microbiote vaginal sont bénéfiques pour le vagin (37 %) et que la vaginose bactérienne découle d’un déséquilibre du microbiote vaginal (35 %). Une femme sur trois sait également que l’accouchement (par voie basse ou par césarienne) a un impact sur le microbiote intestinal d’un nouveau-né (30 %). Seulement 27 % savent que le microbiote vaginal est équilibré lorsque les bactéries sont peu diversifiées.

Comportements inappropriés pour préserver le microbiote vaginal

  • Lors des questions destinées à évaluer les connaissances sur les bons comportements à adopter pour préserver la santé du microbiote vaginal, les personnes sondées ont obtenu un score moyen relativement faible de 2,8/5. 
  • Dans le détail, hormis les sous-vêtements en coton, qui est un comportement approprié adopté par 85 % des femmes, une proportion modérée de femmes ont adopté des comportements spécifiques pour préserver la santé de leur microbiote vaginal.
  • Près d’une femme sur deux indique qu’elle prend des douches vaginales (45 %) alors qu’il s’agit d’une mauvaise chose pour le microbiote vaginal.
  • Seulement 41 % indiquent qu’elles ont pris des probiotiques et/ou des prébiotiques (par voie orale ou vaginale).

Les informations fournies par les professionnels de santé restent trop rares, malgré leur nécessité !

  • Moins d’une femme sur deux indique que son médecin lui a déjà expliqué comment préserver l’équilibre de son microbiote vaginal (42 %, mais seulement 20 % ont eu des explications plusieurs fois) ou a été sensibilisée à l’importance de préserver autant que possible l’équilibre de son microbiote vaginal (40 %, mais seulement 18 % déclarent avoir eu des informations à ce sujet plusieurs fois).
  • Pour finir, une femme sur trois affirme que son médecin lui a expliqué ce qu’était le microbiote vaginal et son rôle (35 % et seulement 14 % ont eu des explications plusieurs fois).
  • Les médecins ne fournissent que trop rarement des informations sur le microbiote, pourtant les femmes en ont besoin ! 86 % des femmes interrogées aimeraient être plus informées sur l’importance du microbiote vaginal et son impact sur la santé.

Il existe de réelles différences selon le profil des personnes interrogées : les femmes de 60 ans et plus sont celles qui en savent le moins sur le sujet

  • Même si les femmes de 60 ans et plus arrivent à un âge où les problèmes de santé vont, pour la plupart d’entre elles, prendre de l’importance, ce sont pourtant elles qui en savent le moins sur le sujet. Seulement 40 % d’entre elles connaissent le microbiote vaginal (contre 47 % toutes catégories confondues).
  • Les femmes de 60 ans et plus sont celles qui ont le moins de connaissances sur le microbiote vaginal, avec un score moyen de 3,3/8 (contre 3,6/8 toutes catégories confondues).  Par exemple, moins d’une femme sur quatre de 60 ans et plus (23 %) sait que le microbiote vaginal est équilibré lorsque les bactéries sont peu diversifiées (contre 27 % toutes catégories confondues).
  • En ce qui concerne l’adoption de comportements appropriés pour préserver l’équilibre du microbiote vaginal, les femmes de 60 ans et plus sont, avec le groupe des femmes de moins de 25 ans, celles qui ont adopté le moins de comportements appropriés. Moins d’une femme sur deux âgée de 60 ans et plus utilise un nettoyant sans savon (49 % contre 52 % toutes catégories confondues).
  • En parallèle, ce sont également elles qui sont les moins susceptibles d’aborder ce sujet avec leur médecin. Seule une femme sur quatre âgée de 60 ans et plus indique que son médecin l’a sensibilisée à la question du microbiote vaginal et de son rôle (29 % contre 35 % toutes catégories confondues).
  • Alors que 90 % des femmes de 35 à 44 ans déclarent qu’elles voudraient avoir plus d’informations par leurs professionnels de santé sur l’importance du microbiote vaginal et de son impact sur la santé, seulement 79 % des femmes de 60 ans et plus le souhaiteraient également (contre 86 % toutes catégories confondues).
  • En parallèle, les groupes âgés de 25 à 34 ans et de 35 à 44 ans sont ceux qui ont le plus de connaissances sur ce qu’il y a à savoir et sur ce qu’il y a à faire pour préserver le microbiote vaginal.
  • Par exemple, les femmes âgées de 35 à 44 ans ont plus souvent rencontré le terme « flore vaginale » que les autres (47 % savent avec exactitude ce que c’est, contre 40 % toutes catégories confondues).
  • Le groupe âgé de 25 à 34 ans est celui qui reçoit le plus d’informations par les médecins. Près d’une femme sur deux a eu des explications par son médecin sur ce qu’est le microbiote vaginal et son rôle (48 % contre 35 % toutes catégories confondues). Une grande majorité des femmes du groupe des 25 à 34 ans (56 % contre 42 % toutes catégories confondues) déclarent avoir reçu des informations de leur médecin concernant les bons comportements à adopter pour maintenir un bon équilibre du microbiote vaginal.

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un centre international de connaissances ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s'adresse aux professionnels de santé ainsi qu'au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe peu connu.

Contact presse

Biocodex Microbiota Institute

Olivier VALCKE
Public Relation & Editorial Manager
Phone : +33 1 41 24 30 00
o.valcke@biocodex.com


Ipsos

Etienne Mercier
Director of the Opinion and Health Division - Ipsos 
+33 6 23 05 05 17
etienne.mercier@ipsos.com

 

 

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Observatoire international des microbiotes avec un focus sur la santé des femmes

Ce que les femmes savent (et ignorent) de leur microbiote vaginal.

Vaginal microbiota

Si le microbiote intestinal reste le plus connu, ce n’est pas le seul...  Le microbiote vaginal joue également un rôle essentiel dans notre santé. Mais quelle connaissance les femmes ont-elles aujourd’hui du rôle du microbiote vaginal ? Que savent-elles sur la façon de prendre soin de leur microbiote ? Quel rôle les professionnels de santé jouent-ils dans la sensibilisation des patientes sur ce sujet ? Pour répondre à ces questions, le Biocodex Microbiota Institute a chargé Ipsos de réaliser une enquête internationale sur le sujet : l’Observatoire international des microbiotes. Pour réaliser cette enquête, Ipsos a interrogé 6 500 personnes dans 7 pays (France, Portugal, Espagne, États-Unis, Mexique et Chine). Pour chaque pays, un échantillon représentatif de la population de 18 ans et plus en termes de genre, d’âge, de profession, de région et de zone urbaine a été interrogé.

3,433 femmes ont été sondées

L’enquête a été réalisée sur Internet entre le 21 mars et le 7 avril 2023. Cette enquête exclusive révèle un manque de compréhension général sur la contribution du microbiote vaginal au niveau de la santé. Elle met en exergue le rôle essentiel des professionnels de santé dans l’éducation des patientes, en particulier les plus âgées, sur le rôle du microbiote vaginal et les comportements qu’elles devraient adopter pour le préserver du mieux possible.

Le microbiote vaginal : un organe peu connu

  • Le niveau de connaissances sur le microbiote vaginal est relativement faible : seule une femme sur cinq affirme connaître le sens exact du terme « microbiote vaginal » (21 % contre 18 % toutes catégories confondues). 53 % des femmes indiquent qu’elles n’en ont jamais entendu parler (contre 55 % toutes catégories confondues).
  • Lorsqu’on interroge les femmes sur le terme « flore vaginale », les connaissances restent superficielles : seule une femme sur deux sait précisément ce qu’est la flore vaginale (49 %), une proportion légèrement plus élevée que le pourcentage obtenu toutes catégories confondues (40 %).
  • En ce qui concerne le rôle et l’importance du microbiote dans la santé, une grande majorité des femmes savent que le microbiote vaginal agit comme une barrière qui les protège des micro-organismes pathogènes (67 %) et que chaque femme a un microbiote vaginal unique (60 %).
  • Toutefois, seule une femme sur deux sait que le vagin se nettoie tout seul (52 %) et que de l’enfance à la ménopause, le microbiote vaginal d’une femme ne reste pas le même (52 %).
  • En ce qui concerne les aspects plus spécifiques, comme l’accouchement, la diversification des bactéries et le déséquilibre du microbiote, le niveau de connaissances chute : seule une femme sur trois sait que les bactéries du microbiote vaginal sont bénéfiques pour le vagin (37 %) et que la vaginose bactérienne découle d’un déséquilibre du microbiote vaginal (35 %). Une femme sur trois sait également que l’accouchement (par voie basse ou par césarienne) a un impact sur le microbiote intestinal d’un nouveau-né (30 %). Seulement 27 % savent que le microbiote vaginal est équilibré lorsque les bactéries sont peu diversifiées.

Comportements inappropriés pour préserver le microbiote vaginal

  • Lors des questions destinées à évaluer les connaissances sur les bons comportements à adopter pour préserver la santé du microbiote vaginal, les personnes sondées ont obtenu un score moyen relativement faible de 2,8/5. 
  • Dans le détail, hormis les sous-vêtements en coton, qui est un comportement approprié adopté par 85 % des femmes, une proportion modérée de femmes ont adopté des comportements spécifiques pour préserver la santé de leur microbiote vaginal.
  • Près d’une femme sur deux indique qu’elle prend des douches vaginales (45 %) alors qu’il s’agit d’une mauvaise chose pour le microbiote vaginal.
  • Seulement 41 % indiquent qu’elles ont pris des probiotiques et/ou des prébiotiques (par voie orale ou vaginale).

Les informations fournies par les professionnels de santé restent trop rares, malgré leur nécessité !

  • Moins d’une femme sur deux indique que son médecin lui a déjà expliqué comment préserver l’équilibre de son microbiote vaginal (42 %, mais seulement 20 % ont eu des explications plusieurs fois) ou a été sensibilisée à l’importance de préserver autant que possible l’équilibre de son microbiote vaginal (40 %, mais seulement 18 % déclarent avoir eu des informations à ce sujet plusieurs fois).
  • Pour finir, une femme sur trois affirme que son médecin lui a expliqué ce qu’était le microbiote vaginal et son rôle (35 % et seulement 14 % ont eu des explications plusieurs fois).
  • Les médecins ne fournissent que trop rarement des informations sur le microbiote, pourtant les femmes en ont besoin ! 86 % des femmes interrogées aimeraient être plus informées sur l’importance du microbiote vaginal et son impact sur la santé.

Il existe de réelles différences selon le profil des personnes interrogées : les femmes de 60 ans et plus sont celles qui en savent le moins sur le sujet

  • Même si les femmes de 60 ans et plus arrivent à un âge où les problèmes de santé vont, pour la plupart d’entre elles, prendre de l’importance, ce sont pourtant elles qui en savent le moins sur le sujet. Seulement 40 % d’entre elles connaissent le microbiote vaginal (contre 47 % toutes catégories confondues).
  • Les femmes de 60 ans et plus sont celles qui ont le moins de connaissances sur le microbiote vaginal, avec un score moyen de 3,3/8 (contre 3,6/8 toutes catégories confondues).  Par exemple, moins d’une femme sur quatre de 60 ans et plus (23 %) sait que le microbiote vaginal est équilibré lorsque les bactéries sont peu diversifiées (contre 27 % toutes catégories confondues).
  • En ce qui concerne l’adoption de comportements appropriés pour préserver l’équilibre du microbiote vaginal, les femmes de 60 ans et plus sont, avec le groupe des femmes de moins de 25 ans, celles qui ont adopté le moins de comportements appropriés. Moins d’une femme sur deux âgée de 60 ans et plus utilise un nettoyant sans savon (49 % contre 52 % toutes catégories confondues).
  • En parallèle, ce sont également elles qui sont les moins susceptibles d’aborder ce sujet avec leur médecin. Seule une femme sur quatre âgée de 60 ans et plus indique que son médecin l’a sensibilisée à la question du microbiote vaginal et de son rôle (29 % contre 35 % toutes catégories confondues).
  • Alors que 90 % des femmes de 35 à 44 ans déclarent qu’elles voudraient avoir plus d’informations par leurs professionnels de santé sur l’importance du microbiote vaginal et de son impact sur la santé, seulement 79 % des femmes de 60 ans et plus le souhaiteraient également (contre 86 % toutes catégories confondues).
  • En parallèle, les groupes âgés de 25 à 34 ans et de 35 à 44 ans sont ceux qui ont le plus de connaissances sur ce qu’il y a à savoir et sur ce qu’il y a à faire pour préserver le microbiote vaginal.
  • Par exemple, les femmes âgées de 35 à 44 ans ont plus souvent rencontré le terme « flore vaginale » que les autres (47 % savent avec exactitude ce que c’est, contre 40 % toutes catégories confondues).
  • Le groupe âgé de 25 à 34 ans est celui qui reçoit le plus d’informations par les médecins. Près d’une femme sur deux a eu des explications par son médecin sur ce qu’est le microbiote vaginal et son rôle (48 % contre 35 % toutes catégories confondues). Une grande majorité des femmes du groupe des 25 à 34 ans (56 % contre 42 % toutes catégories confondues) déclarent avoir reçu des informations de leur médecin concernant les bons comportements à adopter pour maintenir un bon équilibre du microbiote vaginal.

L’Observatoire international des microbiotes a également révélé des contrastes frappants entre les pays sur le plan des connaissances, des comportements et des informations fournies par les professionnels de santé.

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un centre international de connaissances ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s'adresse aux professionnels de santé ainsi qu'au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe peu connu.

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Journée mondiale du microbiome 2022 : la recherche sur le microbiote est à l'honneur !

Avez-vous déjà entendu parler de la Journée mondiale du microbiome ? C'est aujourd'hui ! Chaque année, le 27 juin, tous les yeux sont rivés sur les milliards de micro-organismes qui constituent notre corps... et sur les nouvelles avancées médicales. La Journée mondiale du microbiome a pour but d'aider les chercheurs du monde entier à communiquer sur l'importance du microbiote pour la santé. Pour marquer cet événement, le Biocodex Microbiota Institute donne la parole à l'une des communautés de recherche internationales les plus prometteuses : les lauréats des bourses nationales de la Biocodex Microbiota Foundation.

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C’est une relation de confiance qui dure. Depuis trois ans, le Biocodex Microbiota Institute célèbre chaque année la Journée mondiale du microbiome (le 27 juin) avec deux objectifs : sensibiliser le grand public à l'importance du microbiote et valoriser la recherche sur le microbiote à travers les lauréats nationaux de la Biocodex Microbiota Foundation.

Coup de projecteur sur les dernières recherches sur le microbiote récompensées par la Biocodex Microbiota Foundation

Ils sont scientifiques, professeurs, médecins spécialisés dans différents domaines (gastro-entérologie, pédiatrie, neurologie, cardiologie, microbiologie, pharmacocinétique, etc.). Ils viennent du Portugal, de Finlande, de Belgique, du Mexique, des États-Unis, etc. Ils ont réalisé des avancées majeures concernant le rôle du microbiote sur la santé et les maladies associées. Et ils ont tous remporté la bourse nationale de la Biocodex Microbiota Foundation !

Depuis 2017, la Biocodex Microbiota Foundation récompense les programmes de recherche nationaux qui visent à mieux comprendre l'interaction entre le microbiote et les différentes maladies. Parce que la Journée mondiale du microbiome 2022 est une occasion unique d’d'offrir davantage de visibilité aux chercheurs, le Biocodex Microbiota Institute leur donne la parole.

18 chercheurs

7 pays

Que leur a apporté la bourse nationale de la Biocodex Microbiota Foundation ? Quel impact les résultats de leurs recherches ont-ils sur les soins apportés aux patients ? 18 lauréats issus de 7 pays livrent leur témoignage. Consultables sur le site du Biocodex Microbiota Institute dans la section réservée aux professionnels de santé, ces témoignages nous donnent une idée précise de la grande variété et de la diversité des projets de recherche menés à l'heure actuelle. Ces interviews seront disponibles pendant 10 jours sur le compte Twitter de l'institut et sur la page LinkedIn de la Biocodex Microbiota Foundation à compter du 27 juin. N'hésitez pas à les partager !

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institut est un carrefour de connaissances international non promotionnel spécialisé dans le microbiote. Cet institut sensibilise le grand public et les professionnels de santé à l’importance du microbiote pour notre santé et notre bien-être.

À propos de la Biocodex Microbiota Foundation

Depuis 2017, la Biocodex Microbiota Foundation encourage les découvertes scientifiques sur les microbiotes humains en finançant la recherche universitaire et en récompensant des projets innovants visant à améliorer la santé publique.

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Glyphosate : des impacts inquiétants sur le microbiote intestinal et le cerveau

Dysbiose, troubles de l’humeur, maladies neurodégénératives, problèmes psychomoteurs… Les conséquences potentielles de l’exposition au glyphosate seraient loin d’être négligeables, selon une synthèse publiée par des chercheurs polonais.

Le microbiote intestinal

Devinette : je suis l’herbicide le plus utilisé sur la planète. Je suis considéré comme cancérogène probable par l’OMS. Je viens pourtant d’être réautorisé pour 10 ans en Europe. Qui suis-je ? 

Réponse : Le glyphosate !

Si vous avez trouvé la bonne réponse, bravo ! Sachez cependant que ces trois informations sont loin de résumer tout ce qu’il y aurait à dire sur le (sidenote: Glyphosate C’est la molécule active du Roundup, un désherbant « total » mis sur le marché en 1974 par Monsanto. Elle tue toutes les adventices (mauvaises herbes) en bloquant chez elles une enzyme, nommée EPSPS, intervenant dans la synthèse de certains acides aminés indispensable à leur croissance. Redoutablement efficace, facile d’utilisation et peu cher, le glyphosate est le pesticide le plus utilisé dans le monde. Il est considéré comme probablement cancérogène pour les humains par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) et serait également perturbateur endocrinien (même si ce dernier aspect reste controversé). Depuis 2000, date d’entrée du brevet dans le domaine public, on le retrouve dans un grand nombre d’herbicides utilisés en agriculture. Dans plusieurs pays, notamment en France, aux Pays Bas ou en Belgique, il est interdit aux particulier et dans les espaces publiques.

  Source : Muséum d’Histoire Naturelle et Inrae
)
, une molécule que l’on retrouve aujourd’hui partout, dans l’eau, l’air et les aliments, particulièrement dans les céréales et les légumineuses. 1

Selon une revue des études qui se sont intéressées aux conséquences d’une exposition à cette molécule et aux herbicides qui en contiennent, ses effets seraient sur le microbiote et le cerveau. 2

Les Français fortement exposés au glyphosate

Selon une étude menée sur 6 848 volontaires de 84 départements, le taux d’exposition des Français au glyphosate serait très élevé. 3

Des traces de ce pesticide aurait été retrouvés dans les fluides corporelles de 99,8% d’entre eux, avec un taux moyen de 1,19 µg/L, dix fois supérieur au maximum autorisé dans l’eau de boisson. Les consommateurs de produits bio seraient moins impactés alors que ceux utilisant l’eau du robinet, de sources ou de puits le seraient davantage.

Les taux sanguins seraient plus élevés au printemps et en été, en périodes d’épandages, et également chez les hommes, les plus jeunes et les agriculteurs, en particulier les viticulteurs.

Les bactéries intestinales fortement perturbées

Plusieurs études menées sur des animaux montrent par exemple que, même à faible dose, le glyphosate augmente les bactéries pathogènes intestinales, diminue les bactéries bénéfiques et impacte fortement l’abondance de deux grands groupes bactériens : les Firmicutes et les Bacteroidetes.

On sait que le maintien d’un ratio adéquat de Firmicutes/Bacteroidetes est un facteur clé de l’équilibre du microbiote et qu’une variation de ce ratio est un marqueur de (sidenote: Dysbiose La « dysbiose » n’est pas un phénomène homogène : elle varie en fonction de l’état de santé de chaque individu. Elle est généralement définie comme une altération de la composition et du fonctionnement du microbiote, provoquée par un ensemble de facteurs environnementaux et liés à l’individu, qui perturbent l’écosystème microbien. Levy M, Kolodziejczyk AA, Thaiss CA, et al. Dysbiosis and the immune system. Nat Rev Immunol. 2017;17(4):219-232. ) , un déséquilibre en jeu dans divers troubles et maladies.

Le glyphosate déstabiliserait également fortement l’axe intestin-cerveau connu pour influencer notre comportement, notre mémoire, nos émotions, mais également notre immunité et nos hormones. Un certain nombre d’études suggèrent que, chez les rongeurs et les humains, une exposition à cet herbicide perturbe les bactéries intestinales impliquées dans l’axe intestin-cerveau, notamment celles qui jouent un rôle bénéfique contre certains troubles de l’humeur.

Un impact sur l’ensemble du système nerveux

Mais ce n’est pas tout ! Le glyphosate impacterait aussi significativement la barrière hémato-encéphalique (la membrane qui protège le cerveau) et pourrait altérer la formation et la survie des neurones, ou encore la transmission de l’influx nerveux. Ceci pourrait avoir des conséquences notables sur :

  • la santé mentale : anxiété, dépression, idées suicidaires… ; 
  • les capacités cognitives et sociales : troubles de la mémoire, anomalies du comportement social ou exploratoire… ; 
  • la locomotion : paralysie, troubles psychomoteurs… ;
  • le risque de pathologies neurodégénératives : maladies de Parkinson, Alzheimer ou d’Huntington, sclérose en plaque…
     

Troubles neurologiques

Savoir plus

Si ce travail de synthèse pose plus de questions qu’il n’apporte de réponse, il a le mérite de souligner que des progrès doivent encore être réalisés pour évaluer précisément les risques sur la santé de l’exposition au glyphosate. Cet herbicide étant, encore aujourd’hui, utilisé massivement dans de nombreux pays, c’est une question de santé publique mondiale.

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