Troubles urinaires

Les infections urinaires peuvent toucher aussi bien les femmes que les hommes. Vous souhaitez approfondir le lien entre l'intestin et l'appareil urinaire et comprendre comment tout cela fonctionne ? L'équilibre du microbiote du pénis, le microbiote vaginal et même le microbiote intestinal pourrait être impliqué dans ces troubles urinaires, selon des recherches scientifiques. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur ces troubles de la démangeaison et du grattage, et sur leur lien avec le microbiote.

Cystite : une origine intestinale ?

Les femmes sont largement plus touchées que les hommes.

Prostatite aiguë : une origine infectieuse ?

Les prostatites affectent environ 10% des hommes.

Académie du Microbiote Urogénital

Biocodex Microbiota Institute est un partenaire institutionnel de l'Académie du microbiote urogénital (AMUR). L'AMUR a été fondée pour enrichir les connaissances sur le microbiote et développer des approches novatrices visant à prévenir et traiter les troubles de la sphère urogénitale.

Pour en savoir plus sur le microbiote urogénital visitez AMUR 

Summary
Off
Sidebar
Off
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Article

Anorexie : la piste du microbiote intestinal ?

Et si l’anorexie mentale, qui tue encore entre 5 et 16 % des patients, était liée à une bactérie de notre microbiote intestinal : Roseburia ? Ou plutôt à l’absence de cette bactérie. Un nouvel espoir thérapeutique à l’étude ? 

Le microbiote intestinal
Anorexie : la piste du microbiote intestinal ?

Se voir énorme alors que l’on est maigre (dysmorphophobie), éprouver une peur panique à l’idée de prendre le moindre gramme : voici les principales caractéristiques de l’anorexie mentale. Et si le microbiote intestinal était impliqué ?

entre 5 et 16 % l’anorexie mentale, tue entre 5 et 16 % des patients

Anorexie mentale : un TCA très féminin

Ce trouble des conduites alimentaires (TCA), qui apparaît en général à l’adolescence, concerne avant tout les femmes (les hommes sont 10 fois moins touchés). Entre 0,9 et 3 % d’entre elles en souffriraient, s’infligeant soit des restrictions alimentaires, soit des épisodes de boulimie suivis de purge par vomissements et/ou usage de laxatifs.

Roseburia : des bactéries aux abonnées absentes…

Plusieurs études ont tenté d’évaluer l’implication du microbiote intestinal dans la pathologie, apportant des résultats divergents. Pour y voir plus clair, une équipe a repassé au crible les données de 3 précédentes études comparant la composition du microbiote intestinal de patientes anorexiques vs témoins en bonne santé. Les résultats ? Seules les espèces bactériennes du genre Roseburia sont en berne chez les anorexiques. Et rien ne semble pouvoir changer cet état de fait. Pas même des soins hospitaliers conduisant à une amélioration de l’état des patientes, ni même une prise de poids : ces bactéries restent et demeurent moins abondantes et moins diversifiées chez les patients anorexiques. De quoi suggérer que ces bactéries intestinales joueraient un rôle dans la mise en place de la maladie… éloignant l’hypothèse que leur diminution aurait pu être la conséquence de la maladie.

The gut microbiota

En savoir plus

…avec un capital santé 

Or, les Roseburia sont les alliés santé de notre microbiote intestinal : en décomposant les fibres que notre système digestif n’a pas digéré, elles fabriquent des (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) . Ces petits acides gras sont connus pour réguler l'inflammation et maintenir l’équilibre de nos fonctions intestinales : grâce à eux, notre barrière épithéliale est renforcée, le transit de notre colon correctement régulé. Et ce n’est pas tout : l’effet bénéfique de Roseburia dépasserait notre seule santé digestive puisque sa présence semble aller de pair avec l’amélioration de plusieurs marqueurs santé de notre organisme, comme la concentration dans notre sang de triglycérides, de pré-albumine ou de fer par exemple. Enfin, cerise sur le gâteau, même si ce point reste encore à confirmer : Roseburia pourrait aussi nous aider à voir la vie en rose, sa déplétion étant associée aux symptômes dépressifs souvent observés chez les anorexiques.

De quoi offrir un peu d’espoir face à une maladie multifactorielle, avec de fréquentes rechutes et dont l’issue peut être fatale en raison des complications et des suicides souvent associés.
Affaire à suivre.

Recommandé par notre communauté

"Enfin quelqu'un qui s'en rend compte…" - Commentaire traduit de Dorathy Wasilewski (Repris de My health, my microbiota)

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Dr Perez-Cruz (lauréate mexicaine 2020) : Microbiote intestinal et dysfonctionnement cognitif féminin

Pour célébrer la #WorldMicrobiomeDay, le Biocodex Microbiota Institute donne la parole aux lauréats nationaux de la Biocodex Microbiota Foundation. 

Claudia Pérez Cruz

Investigatrice principale au Cinvestav, Service de Pharmacologie, Mexico, Mexique. 

Spécialiste en science expérimentale qui étudie l’influence du microbiote intestinal sur les fonctions cognitives supérieures du cerveau, et notamment le lien entre certaines bactéries intestinales spécifiques et l’apparition de démence et de maladies neurodégénératives telles que l’Alzheimer. Son équipe explore actuellement le lien éventuel entre le microbiote intestinal et les troubles cognitifs survenant chez la femme ménopausée. Son but est de mettre au point un traitement préventif pour la maladie d’Alzheimer chez la femme. 

Qu’est-ce que la bourse nationale vous a permis de découvrir dans votre domaine de recherche sur le microbiote? 

La bourse de la Fondation Biocodex (2020) nous a permis de mener une étude pluridisciplinaire visant à mieux comprendre l’interaction entre le microbiote intestinal et les troubles cognitifs chez la femme.


Les données scientifiques indiquent que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer développent une dysbiose intestinale de plus en plus sévère au fur et à mesure de l’évolution de la maladie. Les résultats préliminaires de notre laboratoire révèlent l’absence de certaines bactéries intestinales spécifiques liées au métabolisme de l’œstrogène chez les souris femelles transgéniques pour la maladie d’Alzheimer. L’œstrogène est une hormone sexuelle associée à une meilleure fonction cognitive. Après la ménopause, on observe une corrélation entre la chute abrupte des concentrations d’œstrogène et le dysfonctionnement cognitif et la démence. Nous avons donc émis l’hypothèse selon laquelle la dysbiose intestinale pourrait augmenter le risque de démence chez les femmes en raison d’une déficience en bactéries liées à l’œstrogène. 


En collaboration avec l’Institut National de Neurochirurgie et de Neurologie (INNN), nous avons conçu une étude clinique transversale à laquelle ont participé des femmes souffrant d’Alzheimer et des femmes en bonne santé servant de témoins. Suivant une approche translationnelle, nous menons actuellement au CINVESTAV une étude préclinique sur des souris femelles transgéniques et des souris de phénotype sauvage provenant de la même portée afin de déterminer la reproductibilité des données recueillies chez l’homme. Nous sommes désormais parvenus à la phase finale de ces expériences. 

Quelles sont les conséquences de cette découverte pour le patient ?  

Puisque les deux tiers des cas dans le monde concernent des femmes, être une femme constitue un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer. Certains ont proposé que la déficience en œstrogène après la ménopause conduirait à un dysfonctionnement cognitif et à la démence. Toutefois, les traitements hormonaux de substitution n’ont pas produit des résultats cohérents en raison des concentrations optimales d’œstrogène et de l’étroite marge thérapeutique. 


Aujourd’hui, plus de 50 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer, dont plus de 33 millions sont des femmes. Si nous parvenons à confirmer notre hypothèse de travail, nous serons en mesure de concevoir des interventions thérapeutiques capables d’augmenter l’abondance de bactéries liées à l’œstrogène et de prévenir les troubles cognitifs et la démence chez les femmes ménopausées. Cette approche aura un impact considérable sur la qualité de vie des femmes durant des décennies après la ménopause.

 

Les lauréats de la Fondation

Découvrez d'autres témoignages
BMI 22.22
Summary
Off
Sidebar
Off
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Article Neurologie

Pr. Sampaio-Maia (lauréate portugaise 2021) : Microbiote intestinal et obésité

À l’occasion de la Journée mondiale du microbiote (#WorldMicrobiomeDay), Biocodex Microbiota Institute donne la parole aux lauréats des bourses nationales.

Pr. Benedita Sampaio-Maia

Pr. Benedita Sampaio-Maia est Maître de Conférences à la Faculté d’Odontologie et chercheuse senior au sein du Groupe de Néphrologie et Maladies Infectieuses de l’I3S (Instituto de Investigação e Inovação em Saúde), deux institutions de l’Université de Porto.

Actuellement, elle se consacre à explorer le rôle du microbiote humain dans la santé et la maladie, notamment les affections cardiométaboliques (obésité, hypertension, néphropathie chronique), à comprendre l’impact de ces affections (de la mère) sur l’acquisition et la maturation du microbiote au cours des premières années de la vie, et à explorer le rôle de l’axe intestin-cerveau dans les troubles du neurodéveloppement et les traits de la personnalité.

Qu’est-ce que la bourse nationale vous a permis de découvrir dans votre domaine de recherche sur le microbiote?

La bourse portugaise de Biocodex nous a permis, dans un premier temps, de comprendre l’impact de l’obésité maternelle sur l’acquisition et la maturation du microbiote intestinal de l’enfant au cours de sa première année de vie. Durant cette période, la formation, le développement et la maturation du microbiote dépendent des interactions entre les microbes et l’hôte, interactions dans lesquelles la mère joue un rôle prépondérant en tant que principale source de micro-organismes. Certains ont suggéré que le transfert de la mère à l’enfant du microbiote obésogène pourrait être une voie de transmission de l’obésité entre générations. Comme le début de la vie constitue une période critique pour la stimulation du système immunitaire, la dysbiose intestinale pourrait nuire au développement d’un phénotype immunitaire équilibré. C’est pourquoi, dans un deuxième temps, nous allons étudier l’impact d’un microbiote dysbiotique et obésogène transmis par la mère sur le développement initial du système immunitaire.

 

Quelles sont les conséquences de cette découverte pour le patient ?

Avec le soutien de Biocodex Microbiota Foundation, nous espérons mieux comprendre les effets de l’obésité maternelle sur le microbiote intestinal de l’enfant et déterminer l’impact d’un microbiote dysbiotique postnatal sur la stimulation et la régulation du système immunitaire au cours de la première année suivant l’accouchement. Si nous parvenons à comprendre comment le microbiote dysbiotique transmis par la mère affecte le développement initial du système immunitaire, nous pourrons mettre au point de nouvelles stratégies de prévention des maladies reposant sur la manipulation du microbiote dès le début de la vie, ce qui ouvrira la voie au développement d’outils diagnostiques et thérapeutiques innovants et personnalisés.

 

Vous voulez en savoir plus sur le Pr. Sampaio-Maia

À votre avis, quelle est la principale avancée scientifique de ces dernières années en lien avec le microbiote ?  

       La découverte de l’axe intestin-cerveau.
 

Pensez-vous que l’on assiste récemment à un regain d’intérêt pour le microbiote ?

       Sans aucun doute.
 

Quel conseil pourriez-vous nous donner pour prendre soin de notre microbiote ?

       Consommer des aliments très variés afin d’augmenter la diversité des microbes présents dans votre intestin.
 

Pourriez-vous nous raconter une anecdote ou une histoire surprenante en rapport avec vos recherches?

       La manipulation des selles est toujours une activité « divertissante ».
 

Quelle est selon vous la bactérie la plus fascinante ?  

       Pour moi, il ne s’agit pas d’une bactérie particulière, car c’est plutôt la relation symbiotique que les bactéries développent entre elles et avec l’hôte qui me fascine le plus.
 

Avez-vous à l’esprit une personne qui serait une source d’inspiration pour vous ? (dans le domaine de la recherche? / en médecine ? / en général ?)

       Anton van Leeuwenhoek, à cause de sa curiosité et parce qu’il a su déchiffrer ce monde invisible mais gigantesque.

Lauréats de la Fondation

Découvrez d'autres témoignages
BMI 22.15
Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Article Pédiatrie Néphrologie Rein

Ils explorent le microbiote : découvrez les projets nationaux gagnants de Biocodex Microbiota Foundation

Depuis 2017, Biocodex Microbiota Foundation récompense des initiatives nationales dans le domaine de la recherche visant à mieux comprendre l’interaction entre le microbiote et les différentes maladies. À l’occasion de la Journée mondiale du microbiote (#WorldMicrobiomeDay), Biocodex Microbiota Institute donne la parole aux lauréats des bourses nationales.

Qu’est-ce que la bourse nationale pour la recherche de Biocodex Microbiota Foundation leur a permis de faire ? Quel est l’impact des résultats de leurs recherches sur les soins prodigués aux patients ? Découvrez leurs réponses à ces questions.

BMI 22.33

Foundation HUB page
Summary
On
Sidebar
Off
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Article

Le microbiote intestinal : un monde encore largement inexploré

Microbiote. Vous venez de découvrir ce mot. Eh bien, première bonne nouvelle : vous êtes sur le bon article pour en savoir plus. Que se cache-t-il derrière ce mot ? Quelles sont les principales avancées ? Que nous reste-t-il à découvrir ? Le Dr Deanna Gibson vous dit tout sur le sujet.

BMI 22.34

Le microbiote intestinal Obésité Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin Diabète de type 2 Quels aliments pour un microbiote équilibré ? Les probiotiques La transplantation fécale

De nombreuses recherches sont menées dans le domaine du microbiote intestinal.
De votre point de vue, quelle est la plus grande avancée de ces dernières années ? 

Deanna Gibson: Il y a un peu plus de dix ans, les scientifiques ont pris conscience de l’étendue des effets du microbiote sur la santé humaine. Pourtant, si la découverte du microbiome comme facteur majeur associé à de nombreuses maladies a suscité beaucoup d’enthousiasme au fil des ans, une bonne dose de scepticisme était également de rigueur pour tenter de comprendre comment une pièce essentielle du puzzle avait pu être négligée dans l’explication de maladies majeures telles que :

Il y a une dizaine d’années, des avancées ont été réalisées grâce à l’utilisation de (sidenote: Souris axéniques Souris sans germes, élevées en milieu stérile ) , ayant souvent subi des transplantations de matière fécale (TMF) humaine issue de patients porteurs de diverses maladies, ce qui nous a permis de constater que le microbiome était au cœur de nombreux processus physiologiques chez les mammifères. Les premières preuves ont démontré que l’intestin humain était un environnement parfait pour de nombreux microbes, ce qui a contribué à favoriser la relation bénéfique entre nos microbes et nous. Les (sidenote: Micro-organismes Organismes vivants qui sont trop petits pour être vus à l'œil nu. Ils incluent les bactéries, les virus, les champignons, les archées, les protozoaires, etc… et sont communément appelés "microbes". What is microbiology? Microbiology Society.   ) eux-mêmes sont essentiels à l’équilibre et à l’efficacité des réponses immunitaires, car certains d’entre eux agissent comme une sorte de clé dans nos intestins, débloquant les réponses qui nous protègent et nous maintiennent en bonne santé.

« Les micro-organismes sont essentiels à l’équilibre et à l’efficacité des réponses immunitaires »

Prof. Deanna L. Gibson, Ph.D.

Des études sur l’obésité révélant les relations entre le microbiome intestinal et le métabolisme énergétique à l’aide de transplantations de matière fécale humaine sur des souris exemptes de germes2 ont transformé notre compréhension du rôle des micro-organismes intestinaux dans la cause et la régulation de l’obésité. Ces observations nous ont réellement captivés car quelques expériences astucieuses ont permis de découvrir que le (sidenote: Régime occidental Alimentation riche en aliments transformés, en sucre raffiné, en sel, en graisses saturées (viandes rouges) et graisses trans (viennoiseries) Zinöcker MK, Lindseth IA. The Western Diet-Microbiome-Host Interaction and Its Role in Metabolic Disease. Nutrients. 2018 Mar 17;10(3):365.  ) entraînait l’extinction des microbes et que ce phénomène s’aggravait sur plusieurs générations.3

Le microbiote intestinal

En savoir plus

En effet, l’intestin occidental, privé de fibres, a laissé place à des microbes qui rongent notre (sidenote: Mucus Substance protectrice excrétée par plusieurs parties du corps (bouche, gorge, poumons, intestins, estomac...). Le mucus lui-même est composé de plusieurs éléments, mais son principal composant est une substance appelée mucine. Selon leur structure, les mucines du mucus peuvent agir comme une barrière sélective, un lubrifiant ou un matériau visqueux. Des études récentes ont montré que la maturation et la fonction de la couche de mucus sont fortement influencées par le microbiote intestinal.   Brandtzaeg P. (2017) Role of the Intestinal Immune System in Health. In: Baumgart D. (eds) Crohn's Disease and Ulcerative Colitis. Springer, Cham. Schroeder BO. Fight them or feed them: how the intestinal mucus layer manages the gut microbiota. Gastroenterol Rep (Oxf). 2019 Feb;7(1):3-12. ) protecteur dans l’intestin, potentialisant ainsi l’érosion colique et un intestin en mauvaise santé.4 Ces études convaincantes ont façonné notre façon de voir le microbiome et les preuves indéniables que le microbiome était un facteur clé dans de nombreuses maladies chroniques.

Études sur l’obésité révélant les relations entre le microbiote intestinal et le métabolisme énergétique à l’aide de transplantations de matière fécale humaine sur des souris exemptes de germes :

Image
[Infographic] Relationship between the gut microbiota and energy metabolism (FR)

La percée de l’axe intestin-cerveau

Plus récemment, le domaine a, une fois de plus, été révolutionné par nos nouvelles perceptions selon lesquelles le microbiote intestinal forme un axe avec le cerveau.

De nombreux scientifiques posent l’hypothèse qu’un pont entre l’intestin et le cerveau favorise la morphologie cérébrale, la neurogenèse et les comportements complexes. Il existe de nombreuses preuves que des molécules ou des (sidenote: Métabolites Petites molécules produites au cours du métabolisme cellulaire ou bactérien. Les acides gras à chaine courte sont par exemple des métabolites produits par le microbiote intestinal lors de la fermentation de sucres complexes non digestibles (fibres…).  Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25.  Lamichhane S, Sen P, Dickens AM, et al An overview of metabolomics data analysis: current tools and future perspectives. Comprehensive analytical chemistry. 2018 ; 82: 387-413 ) influencés par les micro-organismes, peut-être même produits par les microbes, peuvent émettre des signaux par le biais du système nerveux central, exerçant une influence sur des comportements tels que la psychose, l’anxiété, voire la personnalité, et certainement les maladies neuro-inflammatoires.5

Toutefois, le rôle causal du microbiote sur les processus cérébraux reste encore à confirmer par les scientifiques. Une étude récente a mis en évidence le rôle du microbiote intestinal sur les comportements sociaux par le biais de circuits neuronaux qui régulent les réponses au stress dans le cerveau. Il semble que des bactéries spécifiques de notre flore intestinale puissent limiter l’activation d’axes neuronaux cérébraux spécifiques.6 Cette percée dans le domaine du microbiote intestinal et de la neurologie nous donne l’espoir qu’en modifiant les micro-organismes que nous hébergeons dans notre corps, nous soyons plus à même de contrôler nos humeurs, nos choix et nos fonctions cognitives.

Le microbiote intestinal humain est considéré comme notre deuxième cerveau.
Que pouvons-nous affirmer aujourd’hui avec certitude concernant l’implication du microbiote intestinal dans la santé ou les maladies humaines ? 

D.G.: De nombreuses personnes ont en effet reconnu que le microbiote intestinal est considéré comme notre deuxième cerveau. Il est prouvé que le microbiote occupe un rôle implicite dans le contrôle des processus physiologiques qui influencent la santé et les maladies humaines. Bien qu’il faille faire preuve d’un certain scepticisme lors de l’évaluation des données sur le microbiome, il est difficile de réfuter certains éléments clés, notamment le rôle du microbiote intestinal dans le métabolisme énergétique, qui a des conséquences sur la santé métabolique. En outre, il apparaît évident que le microbiote intestinal influence également la santé cardiovasculaire, puisque les études réalisées sur des souris exemptes de microbes montrent que celles-ci présentent un développement vasculaire moindre.

« Les types de microbes présents dans l’intestin peuvent prédire le succès d’un traitement contre le cancer »

Prof. Deanna L. Gibson, Ph.D.

Le développement des cellules immunitaires, la (sidenote: Tolérance immunitaire État de non-réponse du système immunitaire à des substances ou des tissus susceptibles d’induire une réponse immunitaire. Immune tolerance_Nature portfolio   ) , le développement du cerveau, la fonction hépatique et même la sensibilité aux maladies infectieuses sont autant d’autres effets physiologiques essentiels du microbiote intestinal. Enfin, les preuves que le microbiote intestinal stimule les traitements anticancéreux sont convaincantes. Les données montrent que les types de microbes présents dans l’intestin peuvent prédire le succès d’un traitement contre le cancer, révélant ainsi que les microbes eux-mêmes sont des acteurs actifs du métabolisme des médicaments chez l’hôte.

Les thérapies innovantes qui se concentrent sur la modification du microbiome, et notamment celles visant à traiter la maladie inflammatoire chronique de l’intestin, l’obésité, le diabète et l’autisme, ainsi que les transplantations fécales pour le traitement des infections à Clostridioides difficile, pourraient être plus efficaces que les thérapies actuelles, y compris les traitements par antibiotiques. Ces dernières révèlent au moins quelque chose dans les matières fécales des personnes en bonne santé, qu’il s’agisse d’un microbe, d’un consortium de microbes ou de métabolites, pouvant guérir l’infection à C. difficile. L’étude de micro-organismes uniques ou combinés en tant que médicaments pour des maladies spécifiques sera essentielle pour confirmer la place du microbiote dans la médecine moderne.

La seule indication validée de la TMF est l’infection récidivante à Clostridioides difficile. Cette pratique peut présenter des risques pour la santé et doit être réalisée sous contrôle médical, ne pas reproduire chez soi !

Que nous reste-t-il à découvrir ?
Pouvons-nous imaginer dans 10 ans cibler le microbiote intestinal pour diagnostiquer ou traiter les maladies associées ?


D.G.: Si nous avons appris au cours de la dernière décennie que nous devons prêter attention à la pléthore de microbes qui vivent à l’intérieur (et à l’extérieur) de notre corps, nous n’avons fait qu’effleurer la surface du domaine du microbiome. Au cours de la prochaine décennie, nous aspirons à attribuer des rôles mécaniques spécifiques à certains types de microbes dans le microbiome, ce qui permettra d’identifier de nouveaux probiotiques efficaces.

« Nous n’avons fait qu’effleurer la surface du domaine du microbiome »

Prof. Deanna L. Gibson, PhD.

Les probiotiques : c’est quoi au juste ?

En savoir plus

Maintenant que nous pouvons comprendre comment un microbiote déséquilibré ( (sidenote: Dysbiose La « dysbiose » n’est pas un phénomène homogène : elle varie en fonction de l’état de santé de chaque individu. Elle est généralement définie comme une altération de la composition et du fonctionnement du microbiote, provoquée par un ensemble de facteurs environnementaux et liés à l’individu, qui perturbent l’écosystème microbien. Levy M, Kolodziejczyk AA, Thaiss CA, et al. Dysbiosis and the immune system. Nat Rev Immunol. 2017;17(4):219-232. ) ) est associé à plusieurs maladies, nous devons apprendre à réinitialiser ce microbiome dysfonctionnel dans l’espoir que cela réinitialisera également les processus inflammatoires et métaboliques influencés par le microbiome.

Compte tenu des preuves récentes selon lesquelles le métabolisme des médicaments est modifié par le microbiote, l’avenir de la médecine devra être personnalisé. Chaque individu possède son propre ensemble de microbes qui composent son microbiome, ce qui signifie qu’une approche plus personnalisée de la résolution des problèmes médicaux sera inévitable.

« L’avenir de la médecine devra être personnalisé ».

Prof. Deanna L. Gibson, Ph.D.

Cette approche inclura certainement des thérapies basées sur le microbiome ou même des directives diététiques personnalisées en tant que thérapies d’appoint aux médicaments, car le régime alimentaire constitue l’un des facteurs prédictifs les plus importants du microbiome intestinal.

Le rôle du microbiote intestinal dans la santé humaine :

Adapted from Leah D. D’Aloisio

Image
[infographic] The role of the gut microbiota in human health (FR)

Plusieurs facteurs tels que le mode de vie, l’âge, les habitudes alimentaires, l’utilisation d’antibiotiques, la génétique et l’exercice physique peuvent influencer le microbiote intestinal. Au cours de la dernière décennie, la recherche a montré qu’il existe une communication bidirectionnelle sur l’axe intestin-cerveau, ce qui peut avoir un impact sur la fonction cérébrale et influencer des maladies mentales comme l’anxiété, la dépression et la schizophrénie. Indispensable au développement de notre système immunitaire, le microbiote intestinal est également impliqué dans diverses maladies, notamment les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, les maladies vasculaires, l’obésité, le diabète, les maladies du foie et les allergies.

Plus nous en saurons sur le microbiote intestinal, plus nous pourrons proposer des thérapies adaptées et efficaces. Les traitements futurs, tels que les probiotiques et la transplantation de microbiote fécal, aideront un microbiome malade à améliorer la santé intestinale globale.

Image

D’autres informations surprenantes sur votre santé avec nos quiz !

À l’occasion de la Journée mondiale du microbiote (World Microbiome Day), Biocodex Microbiota Institute perce les secrets de ces micro-organismes fascinants qui peuplent notre organisme. Faites le plein d’informations insolites et découvrez le rôle essentiel du microbiote sur votre santé !

Est-ce normal que les antibiotiques donnent la diarrhée à mon enfant ?
Pourquoi suis-je de si bonne humeur aujourd’hui ?
Quels sont les conseils pour bien vieillir ?
Qu’est-ce qui peut prévenir les allergies respiratoires de mon enfant ?

Recommandé par notre communauté

"Cette page est vraiment géniale, pour une fois. Merci d'avoir abordé ce facteur super important dans notre existence ! En fait, le microbiote est une question transversale qui touche toutes les races, tout le monde devrait avoir droit à un microbiote en bonne santé ! "  - Commentaire traduit de Chloe McAllinway (Depuis My health, my microbiota)

Summary
On
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Efficacité des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) : la juste dose de bactéries

Suspecté de moduler l’efficacité de certains anti-cancéreux tels que les ICIs, le microbiote intestinal est scruté pour essayer d’y dénicher des bactéries prédicatrices de l’efficacité du traitement. Sauf que tout ne semble pas aussi simple qu’espéré…

Immune checkpoint inhibitor (ICI) efficacy: the right dose of bacteria

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) ont révolutionné la prise en charge de certains cancers, offrant à des patients une survie globale supérieure à celle espérée avec une chimiothérapie, notamment dans le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) ou le mélanome. Mais chez d’autres patients, la réponse à ce traitement n’est pas celle espérée. Une différence qui pourrait en partie être liée au microbiote intestinal qui affecterait l’efficacité des ICI.

Le sujet alimente de nombreux travaux, dont plusieurs ont été récemment publiés dans Nature Medecine. Avec à la clé une compréhension plus fine, mais aussi la confirmation que les mécanismes en jeu sont plus complexes qu’anticipés.

Ni trop, ni trop peu d’Akk dans le cancer du poumon

Une première étude multicentrique rétrospective a analysé le microbiote de 338 patients français atteints de CPNPC avancé afin de prédire le bénéfice des anti-PD-1, un des traitements par ICI. Objectif : conforter des résultats antérieurs obtenus sur de plus petites cohortes qui laissaient supposer que la composition du microbiote intestinal, et plus particulièrement la présence de la bactérie Akkermansia muciniphila (Akk), pourrait être un biomarqueur prédictif des réponses et taux de survie à 12 mois.

Les résultats ? L'abondance relative d'Akk était bien associée au bénéfice clinique (meilleur taux de réponse, meilleure survie). De plus, la présence intestinale d'Akk était un indicateur de la richesse de l'écosystème intestinal. Elle allait de pair avec une communauté bactérienne spécifique, associée à la santé ou au statut immunogène, représentée notamment par des Ruminococcacae et Lachnospiraceae, ainsi que B. adolescentis et I. butyricyproducens. 

Néanmoins, une bonne survie passerait par une juste abondance d’Akk : ni trop peu, ni trop. En effet, la prise d’antibiotiques (20 % des cas) favorisait une sur-abondance d'Akk et du genre Clostridium, tous deux associés à une résistance aux ICI et à un pronostic défavorable (durée de survie réduite). Il semble donc que la dysbiose induite par les antibiotiques réduise les bactéries favorables associées à la survie (telles que Ruminococcus), au profit de bactéries délétères associées à des voies pro-inflammatoires ou immunorégulatrices (telles que Escherichia coli et Clostridium bolteae). Et c’est donc l'abondance relative d'Akk qui pourraient représenter un biomarqueur potentiel (favorable ou défavorable), pour affiner la stratification des patients souffrant de CPNPC et recevant une immunothérapie anti PD-1. Voire pour améliorer leur réponse au traitement via une supplémentation en Akk.

Des relations plus complexes qu’anticipées

Une seconde étude reposant cette fois sur 5 cohortes déjà publiées (n = 147) et 5 nouvelles cohortes (n = 165) confirme que le microbiome intestinal est associé à la réponse aux ICIs ou à la survie en cas de mélanome avancé… mais cette association s’avérait dépendante de la cohorte étudiée. Autrement dit, chaque cohorte avait sa propre signature. Conséquence directe : aucune espèce unique ne peut être considérée comme un biomarqueur commun aux différentes études. Au contraire, un panel d'espèces, comprenant Bifidobacterium pseudocatenulatum, Roseburia spp. et Akk., pourrait constituer un tel biomarqueur. 

Ainsi, cette seconde étude confirme ce que laissait transparaître la première : le rôle du microbiote intestinal humain dans la réponse à l'ICI serait plus complexe qu'on ne le pensait. La présence ou l’absence d’une espèce bactérienne, voire son abondance, et notamment celle d’Akk, ne suffit pas à définir les patients répondeurs ou non-répondeurs au traitement par ICIs.

Avec une conséquence de taille pour la recherche future : la nécessité d’utiliser des échantillons de plus grande taille et de prendre en compte l'interaction complexe des facteurs cliniques (ex : antibiotiques…) avec le microbiote intestinal au cours du traitement.

Recommandé par notre communauté

"Le #Microbiote intestinal est un domaine fascinant et une source abondante de nouvelles connaissances !" - Commentaire traduit de Linga Fruit Winery (Repris de Biocodex Microbiota Institute sur X)

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités Gastroentérologie Pneumologie Oncologie

Postménopause : agir sur les symptômes tout en préservant le microbiote vaginal

Comprimés d’estradiol ou crème hydratante à usage intime ?
Si les deux semblent aussi efficaces pour soulager des symptômes de la ménopause, leur impact sur le microbiote vaginal n’a rien de comparable... 

Le microbiote vaginal
Postmenopause: treating symptoms while preserving the vaginal microbiota

52% Seule 1 femme sur 2 sait que de l’enfance à la ménopause, le microbiote vaginal d’une femme ne reste pas le même

Sécheresse vaginale, démangeaisons, envie fréquentes d’uriner, douleur lors des rapports... La période qui suit la ménopause (postménopause) n’est pas toujours une partie de plaisir ! Les médecins parlent de syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM)1, dont la plupart des symptômes peuvent être attribués au manque d’estradiol caractérisant cette période. Plus ou moins sévère, il peut être soulagé par des traitements hormonaux (comprimés vaginaux à base d’estradiol ou par un traitement non hormonal comme l’application d’une crème vaginale hydratante).
Quid de leur impact sur le pH du vagin, le microbiote vaginal et les substances produites par les germes qui le composent (métabolites) ?

Ménopause et postménopause

La ménopause correspond à l’arrêt de l’ovulation et à la disparition des règles, consécutifs à l’interruption de la sécrétion d’estrogène et de progestérone4. Elle survient généralement aux alentours de 50 ans. La période qui suit correspond à la postménopause5 ; elle se caractérise par la survenue de divers symptômes (bouffées de chaleur, insomnie, fatigue, irritabilité, sécheresse vaginale...), et un risque accru de certaines maladies (ostéoporose, maladies cardiovasculaires6).

L’importance du microbiote vaginal pour la santé

On le sait, les bactéries du microbiote vaginal contribuent à maintenir un environnement vaginal sain. Contrairement au microbiote intestinal, le microbiote vaginal est équilibré lorsqu’il est peu diversifié et composé en majorité de lactobacilles. Certaines de ces bactéries produisent une substance (acide lactique) qui maintient le vagin à pH acide (pH ≤ 4,5), évitant ainsi la prolifération de pathogènes. A la ménopause, le taux d’œstrogènes diminue fortement. Conséquences :  le pH vaginal augmente, et la flore vaginale opère sa mue (moins de lactobacilles, et plus grande diversité bactérienne)2.

Le microbiote vaginal

En savoir plus

Des traitements qui impactent différemment le microbiote vaginal

Dans cette nouvelle étude clinique3, les chercheurs ont inclus 144 participantes post-ménopausées (âge moyen : 64 ans) avec un inconfort vulvo-vaginal modéré à sévère. Ils ont comparé l’impact sur le microbiote d'un comprimé d'œstradiol vaginal à un gel hydratant par rapport à un double placebo (comprimé et gel sans composé actif).

Après 12 semaines, le microbiote vaginal de 80 % des femmes du groupe estradiol était dominé par des communautés de Lactobacillus et de Bifidobacterium, contre seulement 36 % dans le groupe crème hydratante et 26 % dans le groupe placebo. De plus, chez ces femmes recevant de l’estradiol, plus de la moitié des métabolites du fluide vaginal évoluaient, avec en particulier une hausse de la production de lactacte contribuant très certainement à la baisse accrue du pH dans ce groupe.

L’estradiol, pour préserver une intimité en bonne santé

L'effet de l'œstradiol s’est avéré plus marqué chez les femmes présentant initialement un microbiote vaginal très diversifié (réputé moins sain), et un pH élevé. Selon les chercheurs, cette hormone pourrait stimuler l'activité métabolique des bactéries bénéfiques productrices d'acide lactique, tels que les lactobacilles et les bifidobactéries, ce qui diminuerait le pH. Ils suggèrent donc de privilégier les comprimés à l’estradiol, qui peuvent offrir des avantages supplémentaires pour la santé génito-urinaire des femmes en post ménopause. 

 

Recommandé par notre communauté

"Voilà une information très intéressante, mais je crois savoir que c'est valable également pour d'autres choses" - Commentaire traduit de Margarita Cordova - Sanchez (Repris de My health, my microbiota)

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Qu’est-ce qui peut prévenir les allergies respiratoires de mon enfant ?

Démangeaisons, picotements, nez qui coule, yeux qui pleurent… Chaque année, l’arrivée du printemps et ses concentrations de pollens marquent le retour en fanfare de la rhinite allergique. Manifestation la plus courante et la plus constante de l’allergie respiratoire, la rhinite allergique empoisonne la vie de 40% de la population mondiale1. Particulièrement complexe, ce trouble respiratoire résulte de plusieurs facteurs génétiques et environnementaux, parmi lesquels un déséquilibre des microbiotes intestinal et ORL.

Parents, rassurez-vous, il existe également des facteurs protecteurs.
Alors, comment prévenir les allergies respiratoires de votre enfant ?

Le microbiote ORL Rhinite allergique Asthme et microbiote Le microbiote intestinal Avez-vous déjà entendu parler de « dysbiose » ? Les probiotiques

Microbiote et rhinite allergique : quel est le lien ?

Les symptômes de la rhinite sont induits par une réaction excessive du système immunitaire confronté à des allergènes. La rhinite allergique est dite saisonnière (c’est le fameux "rhume des foins") lorsqu'elle est liée aux pollens de graminées, d'arbres ou d'herbacées. On la qualifie de perannuelle lorsqu'elle est due à des allergènes présents toute l'année (acariens, poils d'animaux, moisissures)2.

40% La rhinite allergique toucherait jusqu’à 40% de la population mondiale avec une forte prévalence.

Cette pathologie est associée à un déséquilibre des microbiotes ORL (nez-gorge-oreilles) et intestinal, autrement appelé «  (sidenote: Dysbiose La « dysbiose » n’est pas un phénomène homogène : elle varie en fonction de l’état de santé de chaque individu. Elle est généralement définie comme une altération de la composition et du fonctionnement du microbiote, provoquée par un ensemble de facteurs environnementaux et liés à l’individu, qui perturbent l’écosystème microbien. Levy M, Kolodziejczyk AA, Thaiss CA, et al. Dysbiosis and the immune system. Nat Rev Immunol. 2017;17(4):219-232. )  ». 

Certaines études rapportent des disparités au niveau de la composition du microbiote intestinal entre les personnes souffrant d’épisodes aigus de rhinite allergique saisonnière et les individus non allergiques3. Chez les enfants, une étude4 révèle que la diversité du microbiote nasal serait réduite lorsqu’ils sont atteints de rhinite, avec une signature bactérienne spécifique traduisant la pathologie respiratoire et son niveau de sévérité.

Le microbiote intestinal : encore de nombreuses choses à découvrir

Découvrez l’interview du Dr. Deanna Gibson

Des facteurs protecteurs contre la rhinite allergique ?

Il semblerait que l’exposition à des (sidenote: Micro-organismes Organismes vivants qui sont trop petits pour être vus à l'œil nu. Ils incluent les bactéries, les virus, les champignons, les archées, les protozoaires, etc… et sont communément appelés "microbes". What is microbiology? Microbiology Society.   ) pendant la petite enfance soit bénéfique pour prévenir les allergies. Contrairement aux idées reçues, vivre dans un environnement aseptisé n'a pas forcément un effet protecteur. 

En effet, certaines études rapportent que la poussière de la maison aurait un effet protecteur contre les allergies5. Vivre à la campagne serait aussi bénéfique, grâce à l’environnement fermier qui façonnerait le développement du microbiote intestinal6. Enfin, la vie en collectivité a également des vertus et préviendrait la survenue de l’allergie : des chercheurs ont ainsi observé, chez des enfants sans frères et sœurs gardés à la crèche, une diminution significative du risque de rhinite allergique, en comparaison aux enfants sans frères et sœurs gardés dans leur famille7. Face à la rhinite allergique, vive les familles nombreuses !

L’importance des 1000 premiers jours de vie

Cette période allant de la conception jusqu’à l’âge de 2 ans est déterminante pour la croissance et le développement du nourrisson8. C’est en effet durant cette fenêtre que débute la colonisation du microbiote intestinal et le développement et la maturation du système immunitaire.

Antibiotiques, mode d’accouchement, alimentation… : tous ces facteurs qui impactent et déséquilibrent le microbiote intestinal peuvent avoir des effets à long terme sur la susceptibilité aux maladies (rhinite allergique parmi tant d’autres)9.

D’autres informations surprenantes sur votre santé avec nos autres quiz !

À l’occasion de la Journée mondiale du microbiote (World Microbiome Day), Biocodex Microbiota Institute perce les secrets de ces micro-organismes fascinants qui peuplent notre organisme. Faites le plein d’informations insolites et découvrez le rôle essentiel du microbiote sur votre santé !

Pourquoi suis-je de si bonne humeur aujourd’hui ?
Quels sont les conseils pour bien vieillir ?
Est-ce normal que les antibiotiques donnent la diarrhée à mon enfant ?
Sources

1 Yuan Y., Wang C., Wang Q., et al. Airway Microbiome and Serum Metabolomics Analysis Identify Differential Candidate Biomarkers in Allergic Rhinitis. Front Immunol. 2022 Jan 5;12:771136

2 Nur Husna SM, Tan HT, Md Shukri N, et al. Allergic Rhinitis: A Clinical and Pathophysiological Overview. Front Med (Lausanne). 2022 Apr 7;9:874114. 

3 Yuan Y., Wang C., Wang Q., et al. Airway Microbiome and Serum Metabolomics Analysis Identify Differential Candidate Biomarkers in Allergic Rhinitis. Front Immunol. 2022 Jan 5;12:771136

4 Ta L. D., Yap G. C. et al, Establishment of the nasal microbiota in the first 18 months of life: Correlation with early-onset rhinitis and wheezing. J Allergy Clin Immunol 2018

5 Hyytiäinen H, Kirjavainen PV, Täubel M, et al. Microbial diversity in homes and the risk of allergic rhinitis and inhalant atopy in two European birth cohorts. Environ Res. 2021 May;196:110835.

6 Jackson CM, Mahmood MM, Järvinen KM. Farming lifestyle and human milk: Modulation of the infant microbiome and protection against allergy. Acta Paediatr. 2022 Jan;111(1):54-58.

7 Svanes C, Jarvis D, Chinn S, et al. European Community Respiratory Health Survey. Early exposure to children in family and day care as related to adult asthma and hay fever: results from the European Community Respiratory Health Survey. Thorax. 2002 Nov;57(11):945-50.

8 Aires J. First 1000 Days of Life: Consequences of Antibiotics on Gut Microbiota. Front Microbiol. 2021 May 19;12:681427.

9 Kalbermatter C, Fernandez Trigo N, Christensen S, et al. Maternal Microbiota, Early Life Colonization and Breast Milk Drive Immune Development in the Newborn. Front Immunol. 2021 May 13;12:683022.

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Quels sont les conseils pour bien vieillir ?

Plus on vieillit, plus on abriterait un microbiote intestinal unique. Et c’est cette spécificité qui augure à la fois d’un vieillissement en bonne santé et d’un allongement de l’espérance de vie chez les personnes âgées1. 

Alors, quels sont les conseils à adopter pour bien vieillir ? Éléments de réponse dans cet article. 

Le microbiote intestinal Quels aliments pour un microbiote équilibré ? Avez-vous déjà entendu parler de « dysbiose » ? Maladie de Parkinson Maladie d'Alzheimer

Freiner le déclin cognitif grâce au microbiote intestinal ? 

Pertes de mémoire, difficultés à se situer dans l’espace, troubles de l’anxiété... Le vieillissement est souvent associé à un déclin psychologique et cognitif. 
Inéluctable ? Non, grâce au microbiote intestinal qui pourrait ralentir ce déclin. Une étude préclinique2 suggère en effet que l’axe intestin-cerveau jouerait un rôle-clé dans le vieillissement.

Pour les auteurs, ces résultats encouragent des approches thérapeutiques visant à moduler le microbiote intestinal pour améliorer les fonctions cognitives des personnes âgées et, par conséquent, leur qualité de vie. Cette piste est suivie très sérieusement par les scientifiques qui espèrent empêcher ainsi le développement des troubles de la mémoire liés à l’âge.

Le microbiote intestinal : encore de nombreuses choses à découvrir

Découvrez l’interview du Dr. Deanna Gibson

Régime méditerranéen : la recette de la longévité ?

Le vieillissement s’accompagne d’une inflammation générale et d’une dégradation des nombreuses fonctions de l’organisme, ce qui participent au syndrome de fragilité des personnes âgées. L’alimentation est-elle impliquée ? Très probablement.

On ne présente plus (sidenote: Régime méditerranéen Riche en fruits, légumes, céréales, oléagineux (noix) et poisson, pauvre en viande rouge, graisses saturées et produits laitiers. Lăcătușu CM, Grigorescu ED, Floria M, et al. The Mediterranean Diet: From an Environment-Driven Food Culture to an Emerging Medical Prescription. Int J Environ Res Public Health. 2019 Mar 15;16(6):942.   ) :  "LA" référence des régimes santé et bien-être. Il faut dire que ce dernier regroupe un certain nombre d'aliments et de pratiques culinaires particulièrement bénéfiques pour notre organisme et propices à un vieillissement en bonne santé.

En effet, selon une étude menée chez des personnes âgées3, la diète méditerranéenne permet au microbiote de rester diversifié (signe de bonne santé) et d’augmenter le nombre de « bonnes bactéries ». Ces dernières sont associées à une amélioration de la fonction cérébrale (notamment la mémoire) et à une diminution de l’inflammation et de la fragilité. 

Autres changements bénéfiques procurés par ce régime : une augmentation de la vitesse de marche et une meilleure force au niveau des mains. Vous reprendrez bien un peu de salade ?

D’autres informations surprenantes sur votre santé avec nos autres quiz !

À l’occasion de la Journée mondiale du microbiote (World Microbiome Day), Biocodex Microbiota Institute perce les secrets de ces micro-organismes fascinants qui peuplent notre organisme. Faites le plein d’informations insolites et découvrez le rôle essentiel du microbiote sur votre santé !

Est-ce normal que les antibiotiques donnent la diarrhée à mon enfant ?
Qu’est-ce qui peut prévenir les allergies respiratoires de mon enfant ?
Pourquoi suis-je de si bonne humeur aujourd’hui ?
Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités