De bonnes bactéries pour faire de vieux os

Et si notre santé osseuse ne tenait qu’à quelques bactéries de notre microbiote intestinal ? C’est l’idée avancée par une étude publiée dans Frontiers in Endocrinology, qui repose sur une large étude menée auprès de plus de 2 000 Américains.

Le microbiote intestinal

Derrière le terme ostéomicrobiologie se cache l’étude des mécanismes reliant le microbiote intestinal et le squelette. Et de nombreuses hypothèses quant aux mécanismes en jeu. Par exemple, la flore intestinale pourrait stimuler certains globules blancs, induisant une inflammation qui favoriserait la fonte osseuse. De nombreux autres mécanismes sont évoqués, certains mettant en jeux les (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) produits par les bactéries à l’issue de la fermentation de fibres dans le côlon, ou encore des composés alimentaires comme les vitamines K ou D. Reste que les études à grande échelle manquent. Ou plutôt manquaient car une étude menée auprès de quelque 2 000 Américains apporte de nouveaux éléments.

Le microbiote intestinal

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Santé osseuse : deux bactéries en ligne de mire

Cette étude regroupait les participants de deux études très différentes : 836 hommes âgés (en moyenne 84,2 ans) d’une part, et 1 227 hommes et femmes cinquantenaires (55,2 ans en moyenne) d’autre part. Malgré cette hétérogénéité des profils en termes d’âge ou de sexe, deux suspects bactériens semblent systématiquement aller de pair avec une moindre santé osseuse, et donc un risque accru (sidenote: Ostéoporose Maladie caractérisée par une diminution de la masse de l’os et une dégradation de la structure du tissu qui le compose. Elle rend les os plus fragiles et accroît donc considérablement le risque de fractures. Source : Inserm ) et de fracture au moindre traumatisme : la bactérie Akkermansia et la bactérie Clostridiales DTU089, plus abondantes chez les personnes ayant une faible activité physique et un apport protéique très limité, soit deux comportements peu recommandés à qui veut garder des os en bonne santé !

A l’inverse, des flores intestinales riches en Lachnospiraceae et Faecalibacterium étaient associées à des tibias plus costauds. Ainsi, il est possible que certaines bactéries puissent influencer la manière dont l'os se remodèle avec les années qui passent. Possible, mais pas acquis.

Soleil, exercice et équilibre alimentaire !

En effet, il ne s’agit que d’un résultat préliminaire. Des études supplémentaires s’avèrent nécessaires, notamment pour mieux comprendre les mécanismes via lesquels certaines bactéries parviennent à influer sur l’intégrité de notre squelette. Avec à la clé un énorme espoir : celui de pouvoir un jour moduler notre microbiote intestinal pour mieux protéger notre santé osseuse.

Dans l’attente, du temps passé à l’extérieur (pour profiter du soleil et fabriquer la fameuse vitamine D qui facilite l’absorption du calcium), de l’exercice régulier et une alimentation équilibrée participeront à préserver la santé de vos os au fil des années !

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Salade de fruits, jolie, jolie… Et si c’était aussi une étonnante source de bactéries intestinales ?

Se pourrait-il que les produits frais que nos consommons alimentent les milliards de bactéries présentes dans notre intestin ? Une nouvelle étude révèle d’étonnants liens entre les fruits et légumes que nous consommons et la diversité microbienne de notre intestin.

Le microbiote intestinal

Nous avons tous entendu un jour le fameux adage selon lequel « une pomme chaque matin évite le médecin ». Et si ce fruit si croquant alimentait également tout un monde invisible qui fourmille dans notre corps ? Une nouvelle étude 1 révèle que lorsque nous mordons dans une pomme, une carotte ou tout autre produit frais, nous apportons sans doute des microbes qui ensemenceront notre écosystème intestinal, y compris la vaste communauté bactérienne qui réside dans nos intestins. 

Des scientifiques de l’Institut de Biotechnologie Environnementale 2 autrichien ont fait une étonnante découverte : il y aurait un lien entre les fruits et légumes que nous consommons et les bactéries résidant dans nos intestins. Cette nouvelle étude montre que toutes sortes de bactéries intestinales proviennent en fait de produits frais et migrent vers notre tube digestif lorsque nous consommons des fruits, des légumes ou d’autres aliments d’origine végétale.

Le microbiote intestinal

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Ce chiffre est plus élevé chez les jeunes enfants et les gros mangeurs de légumes. Même si leur nombre reste relativement faible, ces bactéries dérivées de produits agricoles apportent des substances qui sont bonnes pour la santé comme (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) , la vitamine B12 et la vitamine K.

2% des microbes intestinaux humains proviennent des fruits et légumes que nous consommons !

À plus de diversité végétale, plus de diversité intestinale

L’étude révèle également des liens entre la consommation de produits agricoles et la santé intestinale. Le fait de manger plus de 10 sortes différentes de fruits et légumes par semaine est associé à une plus grande diversité bactérienne intestinale par rapport à un régime moins varié. Les personnes qui consomment plus de fruits et légumes ont tendance à avoir une plus grande variété de microbes intestinaux.

Mais que se passe-t-il lorsque les produits frais perdent en diversité ?

Cette étude met en lumière un risque alarmant : alors que l'activité humaine dégrade les sols et réduit la biodiversité, nous risquons de priver nos écosystèmes intestinaux de microbes vitaux. Si les fruits et légumes sont essentiels à la transmission des bactéries, quelles sont les conséquences de la consommation de produits issus de l'agriculture intensive et pauvres en microbiome ? Il est peut-être urgent de repenser l'agriculture et la préservation du milieu afin de maintenir le lien entre l'environnement et la santé humaine.

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De la ferme à l’intestin : les étonnants effets des fruits et légumes sur le microbiote intestinal

Pour la première fois, des scientifiques ont observé que plus de 2 % des microbes présents dans l’intestin humain proviennent des fruits et légumes. Ces microbes d’origine végétale subsistent pendant des années et produisent des molécules favorables à la santé qui constituent un complément aux gènes humains.

Des études récentes 1 ont montré que le vieil adage selon lequel « une pomme chaque matin évite le médecin » s’applique aussi aux habitants microscopiques de notre corps, c’est-à-dire, au microbiote intestinal. En effet, des scientifiques ont découvert que les bactéries d’origine végétale migrent vers le tube digestif humain, où elles s’installent. C’est la première fois qu’une étude parvient à démontrer que des microbes d’origine végétale sont transmis à l’intestin par le biais de la consommation.

Les microbes d’origine végétale font du « légume-stop » pour coloniser le microbiote intestinal

Les scientifiques de l’Institut de Biotechnologie Environnementale 2 autrichien ont mené à bien une analyse génomique informatique complexe en reconstituant 156 génomes bactériens à partir d’ensembles de données métagénomiques de fruits et légumes. Ces séquences d’ADN microbien ont servi de référence pour la détection de bactéries dérivées de produits frais au sein de métagénomes fécaux humains accessibles au public. Les chercheurs ont également examiné une cohorte longitudinale de suivi d’échantillons de selles de bébés sur une période de 3 ans afin d’évaluer la persistance bactérienne.

À leur grande surprise, les chercheurs ont observé que les produits frais et les intestins humains possèdent en commun certains genres bactériens. Les principaux genres d’origine végétale détectés dans l’intestin des participants étaient : Enterobacterales, Burkholderiales et Lactobacillales.

Les fruits et légumes sont à l’origine de 2 % du total des bactéries intestinales 

En moyenne, près de 2 % des bactéries intestinales propres à un individu trouvent leur origine dans les fruits et légumes. Cette proportion est plus élevée chez les jeunes enfants et chez les gros mangeurs de légumes.

Même si cette proportion reste faible par rapport à la communauté bactérienne dans son ensemble, ces bactéries d’origine végétale apportent des composants essentiels pour la santé tels que les acides gras à chaîne courte, la vitamine B12 et la vitamine K. Derrière leur faible abondance se cache un rôle fonctionnel majeur, celui de complément des gènes et du métabolisme humains.

2 % des microbes intestinaux humains proviennent des fruits et légumes que nous consommons.

Enfin, l’étude montre que la consommation de plus de 10 fruits et légumes différents par semaine, en comparaison avec une moindre diversité alimentaire, est associée à une plus grande richesse en espèces intestinales. La consommation régulière de fruits et légumes est également associée à une plus grande hétérogénéité structurelle de la communauté bactérienne.

Semer pour le futur de notre microbiome

Alors que l’activité humaine dégrade les écosystèmes naturels et appauvrit les communautés bactériennes environnementales, la diminution de l’apport microbien provenant des produits frais pourrait avoir de lourdes conséquences sur la santé publique que nous commençons à peine à appréhender.

Cette étude met en lumière l'importance insoupçonnée des produits agricoles en tant que vecteurs essentiels de notre écosystème intestinal et suggère que la préservation des végétaux et des sols pourrait « semer » les graines d’un meilleur avenir pour le microbiome à l'échelle mondiale.

On pourrait également affirmer que la diminution de l'apport microbien provenant de produits issus de l'agriculture intensive, moins riches en microbiome, pourrait avoir un impact négatif sur la santé publique. Ce coup de projecteur sur les fruits et légumes en tant que vecteurs essentiels, mais vulnérables, qui transmettent les bactéries environnementales à nos intestins, a des implications urgentes pour l'agriculture, la préservation de l’environnement et la médecine.

Recommandé par notre communauté

"Belle recherche..."  -@saifudd62661144 (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

"Connaissances et informations complètes"  -@Naznain512345 (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

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Quand les voyages forment la résistance aux antibiotiques

Prudence si vos patients prévoient un voyage à l’étranger : ces déplacements riment avec dysbiose intestinale chez 61 % des voyageurs américains et acquisition de résistances aux antibiotiques chez 38 % d’entre eux. Une sensibilisation aux gestes d’hygiène et aux pays les plus à risque s’impose.

C’est l’un des revers de la médaille des voyages internationaux : ils favoriseraient, entre autres, la propagation de résistances aux antibiotiques. Les connaissances sur le sujet étant encore très parcellaires (études sur de petites cohortes, microorganismes mal caractérisés…) malgré la menace que représentent ces résistances, une équipe a passé au crible les microbiotes de 267 Américains recrutés dans 3 cliniques (Boston, New York et Salt Lake City) avant et après un voyage en dehors des frontières. 

5 millions de décès dans le monde

Aux États-Unis, les organismes résistants aux (sidenote: Antimicrobiens Les antimicrobiens – comme les antibiotiques, les antiviraux, les antifongiques et les antiparasitaires – sont des médicaments utilisés pour prévenir et traiter les infections chez les êtres humains, les animaux et les végétaux. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/antimicrobial-resistance  ) sont associés à plus de 2,8 millions d'infections et à 35 000 décès par an. En 2019, on estimait que près de 5 millions de décès dans le monde étaient associés à une résistance aux antibiotiques, dont 1,27 million de décès directement causés. 1

Dysbiose du voyageur

Premier enseignement de l’étude : le voyage perturbe le microbiote intestinal, avec une perte significative de diversité microbienne chez 61 % des voyageurs, ce pourcentage variant selon le pays de destination (de 42 % des voyageurs en Amérique centrale à 76 % en Amérique du Sud).

Les abondances d'Escherichia spp. et de plusieurs autres entérobactéries (Klebsiella, Enterobacter et Salmonella) s’accroissent par acquisition de nouvelles souches, tandis que le genre Alistipes disparaît quasiment. Les voyages en Asie du Sud accentuent le risque de revenir avec un passager clandestin intestinal, tandis que la consommation d'eau du robinet non filtrée ou une vaccination préalable contre le typhus semblent le limiter.

Quand les résistances voyagent

Un tiers des 267 voyageurs a signalé une diarrhée, soignée chez 18 % d’entre eux avec un traitement antibiotique.

Mais surtout, au retour de leur déplacement, 38 % des 267 des voyageurs ont acquis au moins l’un des 3 types de bactéries résistantes ciblés par cette étude : parmi eux, 98 % ont acquis des (sidenote: Entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre élargi (EBLSE) Entérobactéries produisant des enzymes (les lactamases à spectre étendu) ayant la capacité d'hydrolyser et de provoquer une résistance à divers types d'antibiotiques plus récents. Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli en sont les principaux représentants. Les EBLSE, majoritaires parmi les bactéries multirésistantes, sont à l’origine d’infections potentiellement sévères et de prescriptions d’antibiotiques à large spectre bactérien. Sources :

Pitout JD, Laupland KB. Extended-spectrum beta-lactamase-producing Enterobacteriaceae: an emerging public-health concern. Lancet Infect Dis. 2008 Mar;8(3):159-66. doi: 10.1016/S1473-3099(08)70041-0. Et Vodovar D, Marcadé G, Raskine L et al. Entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre élargi : épidémiologie, facteurs de risque et mesures de prévention [Enterobacteriaceae producing extended spectrum beta-lactamase: epidemiology, risk factors, and prevention]. La Revue de medecine interne, 34(11), 687–693. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2012.10.365
)
(dans 98 % des cas une E. Coli), 18 % des entérobactéries résistantes à la colistine, et 3% des entérobactéries productrices de carbapénémase.

Les facteurs de risque favorisant l’acquisition de ces résistances ? Des visites chez des amis ou parents, un voyage en Asie du Sud et la consommation de légumes crus. En revanche, la diversité intestinale avant le départ, la présence d’un taxon bactérien spécifique, la consommation de nourriture de rue et l'utilisation d'antibiotiques ne changeaient pas la donne.

L’une des 10 plus grandes menaces

L’OMS a déclaré que la résistance aux antimicrobiens était l’une des 10 plus grandes menaces pour la santé publique auxquelles se trouve confrontée l’humanité. 2

Limiter les risques

Au rang des résistances acquises durant les voyages, celle à la fluoroquinolone était particulièrement notable : plus d’un voyageur sur 2 (56 %) exempts de résistance avant le voyage revient avec au moins un gène associé à une résistance à un antibiotique de cette classe.

Au total, le groupe de 267 voyageurs est rentré aux États-Unis avec 72 nouveaux gènes de résistance dont 15 préoccupants en termes de santé publique ! Des résultats qui invitent à des mises en garde (surtout dans les destinations les plus à risque) et à un rappel des bons gestes (légumes cuits, lavage des mains…). A l’inverse, la modulation du microbiote intestinal avant le voyage (par des probiotiques par exemple) n’aurait pas de valeur ajoutée dans ce cas précis..

Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens

La Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (en anglais : WAAW pour World AMR Awareness Week) est célébrée chaque année du 18 au 24 novembre. En 2023, le thème retenu est « Prévenir la résistance aux antimicrobiens ensemble », comme en 2022. En effet, cette résistance représente une menace pour les êtres humains, mais aussi les animaux, les plantes et l'environnement.

L’objectif de cette campagne est donc à la fois de sensibiliser à la résistance aux antimicrobiens et de promouvoir les meilleures pratiques, selon le concept « Une seule santé », ou « One health », auprès de toutes les parties prenantes (grand public, médecins, vétérinaires, éleveurs et agriculteurs, décideurs…) afin de réduire l'apparition et la propagation d'infections résistantes.

Antibiorésistance : une menace mondiale, une réponse globale

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Prévenir l’allergie aux arachides via le microbiote ?

Les patients destinés à développer une allergie à l’arachide pourraient avoir une signature microbienne spécifique avant même que l’allergie ne se manifeste, et ce dès les premiers mois de leur vie.

Un nombre croissant de travaux met en avant l’existence de signatures microbiotiques distinctes selon les allergies alimentaires. Ce champ de recherche contribue à positionner le microbiote comme un acteur central dans le développement de ces allergies. Une nouvelle étude longitudinale publiée récemment dans le Journal Of Allergy & Clinical Immunology apporte un nouvel éclairage sur les liens qui pourraient exister entre le développement d’une allergie à l’arachide et le microbiote.
 
Cette allergie se développant généralement pendant la petite enfance, les chercheurs ont étudié le microbiote d’enfants susceptibles de manifester une allergie à l’arachide aux âges de 10 mois (SD : 3,1), puis à 9 ans (SD : 0,6). Dans cette population, 35 (28,7%) enfants ont développé une allergie à l’arachide avant l’âge de 9 ans.

Une signature du microbiote intestinal différente dès les premiers mois

Ces 35 enfants du groupe PA (Peanuts Allergy) présentent un microbiote moins divers à l’inclusion (p=0,014) que le groupe NPA (Non Peanuts Allergy). Ce microbiote se diversifie avec l’âge tandis que celui du groupe NPA reste stable.

A l’âge de 9 ans, les deux groupes présentent une diversité microbiotique comparable.

A l’inclusion, le groupe PA présente une plus grande proportion de Clostridium sensu stricto 1 sp tandis que Streptococcus sp est plus présent dans le groupe NPA. A 9 ans, l’abondance relative de ces deux espèces s’est normalisée dans les deux populations. A l’inverse, celle de l’espèce Bifidobacterium sp chute chez le groupe PA jusqu’à devenir plus présente dans la population NPA.

Le développement de l’allergie est identifié comme associé à une modification des niveaux de 139 métabolites du métabolome (FDR≤ 0,05). Ces métabolites sont associés avec une voie de métabolisme de l’histidine (FDR = 0.037, pathway impact =0.28).

Six acides gras à chaines courtes ont été particulièrement étudiés. Le groupe PA montre une baisse des niveaux de butyrate et d’isovalerate tandis que le niveau d’isovalerate reste stable dans le groupe NPA avec une augmentation du butyrate.

Vers un mécanisme physiopathologique de l’allergie à l’arachide ?

Les auteurs émettent l’hypothèse que la plus faible diversité du microbiote des nourrissons PA pourrait suggérer qu'ils ont eu des communautés intestinales moins stables pendant cette phase de développement rapide du système immunitaire.

La baisse de l’abondance relative de Bifidobacterium sp, connu pour son utilisation en probiotique anti-allergique et pour entrainer l’apoptose des mastocytes chez la souris, pourrait également jouer un rôle dans le développement des allergies. 

Les auteurs notent également que les micro-organismes présents dans les intestins des enfants prédisposés à développer cette allergie, abritent des espèces capables de produire des métabolites issus de la voie métabolique de l'histidine, précurseur de l'histamine, effecteur caractéristique des réactions allergiques.

Cette étude permet donc de progresser dans la compréhension des liens étroits entre microbiote et allergie et pose la question du potentiel d’une supplémentation du microbiote intestinal pour prévenir l’allergie à la cacahuète.

Recommandé par notre communauté

"Une aide précieuse pour les personnes confrontées à des allergies" "Très bonne analyse"  -@LoveforSoil (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

"Très bien..merci"  -@thinhhoang_tk (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

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Actualités Gastroentérologie Pédiatrie

Les voyages forment la jeunesse… mais aussi le microbiote et les résistances aux antibiotiques

Un touriste américain a 61 % de chances de revenir de l’étranger avec un microbiote déséquilibré et 38 % de chances de ramener au moins une résistance à un antibiotique. De quoi réfléchir avant de boucler sa valise !

Le microbiote intestinal

Les voyages sont l’occasion de faire le plein de souvenirs… y compris certains dont on se passerait bien ! Car si l’on ne sera pas surpris d’apprendre qu’un tiers des 267 Américains ayant voyagé hors des frontières de leur pays ont déclaré une diarrhée, il est plus inquiétant d’apprendre que 61 % des voyageurs y ont laissé une partie de leur protectrice diversité microbienne intestinale. Pire, beaucoup sont revenus avec des passagers clandestins intestinaux (Escherichia et autres entérobactéries comme Klebsiella, Enterobacter et Salmonella) et ont sacrifié sur l’autel de l’exotisme leur population intestinale d’Alistipes.

5 millions de décès dans le monde

Aux États-Unis, les organismes résistants aux antimicrobiens sont associés à plus de 2,8 millions d'infections et à 35 000 décès par an. En 2019, on estimait que près de 5 millions de décès dans le monde étaient associés à une résistance aux antibiotiques, dont 1,27 million de décès directement causés. 1

Des bactéries et des résistances aux antibiotiques

Certains diront que ce ne sont que quelques bactéries ! Oui, mais des bactéries associées pour nombre d’entre elles à des résistances aux antibiotiques. Et c’est bien là que le bât blesse. Au retour de leur déplacement, 38 % des 267 voyageurs ont acquis pendant leur voyage au moins l'un des 3 organismes de résistance aux (sidenote: Antimicrobiens Les antimicrobiens – comme les antibiotiques, les antiviraux, les antifongiques et les antiparasitaires – sont des médicaments utilisés pour prévenir et traiter les infections chez les êtres humains, les animaux et les végétaux. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/antimicrobial-resistance  ) ciblés par cette étude ; et surtout, parmi eux, 98 % ont acquis de très vicieuses entérobactéries (en général une E. coli) capables d’inactiver les effets de nombreux antibiotiques et représentant actuellement l’ennemi N°1 dans la lutte contre les résistances aux antibiotiques.

Au total, le groupe de 267 voyageurs américains suivis dans cette étude est revenu de ses 2 semaines de pérégrination à l’étranger avec 72 nouveaux gènes de résistance dont 15 préoccupants en termes de santé publique !

Conseils aux voyageurs 

A défaut d’oublier toute idée de voyage, que faire pour réduire le risque d’importer une résistance à un antibiotique ?

Connus pour être efficaces dans la prévention de la diarrhée du voyageur 2,3, les probiotiques n’auraient pas ici de valeur ajoutée pour éviter de ramener ces germes multirésistants à la maison selon les auteurs. L’étude suggère que la composition du microbiote avant le départ n’aurait pas d’impact sur l’acquisition de ces bactéries résistantes. Pas la peine de se priver de nourriture de rue une fois sur place, cela ne change rien à la donne.

L’une des 10 plus grandes menaces pour la santé publique

L’OMS a déclaré que la résistance aux antimicrobiens était l’une des 10 plus grandes menaces pour la santé publique auxquelles se trouve confrontée l’humanité. 4

En revanche, consommer des légumes crus semble très à risque ! Ne baissez pas la garde quand vous visitez de la famille ou des amis à l’étranger, ne consommez que des légumes bien cuits, épluchez vos fruits et, comme à la maison, lavez régulièrement vos mains !

Et soyez particulièrement vigilant en cas de voyage en Asie du Sud, destination qui va de pair avec un risque accru de revenir avec un passager clandestin intestinal !

Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens

La Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (en anglais : WAAW pour World AMR Awareness Week) est célébrée chaque année du 18 au 24 novembre. En 2023, le thème retenu est « Prévenir la résistance aux antimicrobiens ensemble », comme en 2022. En effet, cette résistance représente une menace pour les êtres humains, mais aussi les animaux, les plantes et l'environnement.

L’objectif de cette campagne est donc à la fois de sensibiliser à la résistance aux antimicrobiens et de promouvoir les meilleures pratiques, selon le concept « Une seule santé », ou « One health », auprès de toutes les parties prenantes (grand public, médecins, vétérinaires, éleveurs et agriculteurs, décideurs…) afin de réduire l'apparition et la propagation d'infections résistantes.

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Prévenir l’allergie aux arachides grâce au microbiote ?

Est-ce qu’un déséquilibre du microbiote intestinal pourrait jouer un rôle dans le développement de l’allergie à l’arachide ? C’est l’hypothèse d’une étude menée pendant près de 10 ans et publiée dans la prestigieuse revue JACI.

Le microbiote intestinal Allergies alimentaires

L'allergie à l'arachide : un défi courant mais sérieux pour nos enfants. Savez-vous que cette allergie touche près de 2% des petits dans les pays occidentaux ? 1 Difficultés respiratoires, gonflement de la gorge, diarrhées, nausées, éruptions cutanées, évanouissement… Les symptômes varient en sévérité mais le plus inquiétant est l'anaphylaxie — une réaction intense du corps en entier qui peut être potentiellement mortelle. 2,3 Cette allergie se manifeste souvent dès la petite enfance et, contrairement à d'autres allergies alimentaires, peut se montrer bien plus sévère et perdurer chez l’adulte dans 80% des cas. 1

2% L'allergie à l'arachide touche près de 2% des petits dans les pays occidentaux

80% Cette allergie peut se montrer plus sévère et perdurer chez l’adulte dans 80% des cas.

Microbiote et allergie alimentaire, un lien ?

Qu’en ait il du microbiote intestinal ? on le sait depuis plusieurs années, les communautés microbiennes qui peuplent l’intestin vont également jouer un rôle clé dans la construction du système immunitaire. Des travaux récents suggèrent même que le microbiote intestinal serait impliqué dans le développement des allergies alimentaires. Les patients avec des allergies alimentaires présentent un microbiote intestinal déséquilibré.

Alors que ce passe t’il pendant la petite enfance avant même que les allergies se soit déclaré ? C’est à cette question que des chercheurs américains ont tenté de répondre en analysant le microbiote de 122 enfants de la petite enfance à l’apparition de l’allergie, leur objectif mieux comprendre comment se développe l’allergie pour pouvoir un jour la prévenir.

Le système immunitaire

Les premières années de vie d’un enfant sont essentielles, c'est durant cette période que le système immunitaire se développe intensément, influençant grandement sa capacité à combattre les infections et les allergies plus tard dans la vie.

Dis-moi quel est ton microbiote, je te dirais ta future allergie…

Premier constat des chercheurs : les patients qui ont développé une allergie à l’arachide vers l’âge de 9 ans avaient un microbiote intestinal peu diversifié durant leurs premiers mois de vie. Leurs communautés microbiennes évoluaient de manière plus dynamique avec une répartition des espèces moins homogène comparé au microbiote des enfant qui n’ont pas développé d’allergie, leurs flores intestinales avaient, quant à elle ; une évolution plus continue et homogène dans le temps.

Allergie au lait de vache et microbiote intestinal sont-ils liés ?

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Deuxième constat : certaines espèces du genre Clostridium étaient plus présentes chez les nourrissons non allergiques à l’arachide par la suite tandis que les Streptococcus sp étaient, à l’inverse, plus présents chez ceux amenés à développer cette allergie. Vers l’âge de neuf ans, les Bifidobacterium, bactéries bénéfiques bien connues étaient plus présent chez les patients non allergiques.

En plus de ces changements d’abondance de certaines bactéries qui diffèrent entre les deux groupes d’enfants, les auteurs ont observé que les métabolites produits par le microbiote, le métabolome, étaient différents chez les enfants qui ont développé une allergie. En particulier, certains (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) diminuaient au cours du temps comme le butyrate et isovalerate chez les petits patients qui développeront une allergie. Or l’isovalerate serait déjà connu pour ces propriétés protectrices contre l’allergie (asthme et atopie).

Le développement de l’allergie à l’arachide était associé à des changements au niveau de 139 métabolites, en particulier associés à une voie du métabolisme de l’histidine, précurseur de l’histamine, une molécule bioactive qui est libérée lors des réactions allergiques.

Vers une prévention précoce de cette allergie ?

Les auteurs émettent l’hypothèse que le développement de l’allergie pourrait être lié à un microbiote moins divers chez les nourrissons, associé à des changements d’abondance dans certaines bactéries spécifiques à un âge de développement clé du système immunitaire. Ces informations permettent de mieux comprendre le mécanisme derrière le développement de l’allergie à la cacahuète et pourront conduire à des thérapies basées sur le microbiote pour les prévenir.

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Prédire le risque de prématurité via le microbiote vaginal ?

Au cours de la grossesse, la structure génétique de la population bactérienne du microbiote vaginal semble suivre une trajectoire spécifique, lorsque la gestation aboutit à une prématurité. Gardnerella spp. pourrait en être une signature.

Complications respiratoires, gastro-intestinales et neurodéveloppementales : la (sidenote: Prématurité naissance avant 37 semaines de grossesse. Il existe des sous-catégories de prématurité, en fonction de l’âge gestationnel :
- la très grande prématurité (moins de 28 semaines) ;
- la grande prématurité (entre la 28e et la 32e semaine) ;
- la prématurité moyenne, voire tardive (entre la 32e et la 37e semaine). Source : OMS
)
est la principale cause de morbidité et de mortalité néonatales. Le microbiote vaginal semble impliqué, mais les mécanismes sous-jacents demeurent mal compris. Or cette flore peut rapidement évoluer durant la gestation, sous la pression des changements hormonaux, des infections génitales, d’antibiotiques... Une équipe de chercheurs et de cliniciens provenant des états de New-York et de Virginie ont donc suivi, tout au long de leur grossesse, l’évolution du génome du microbiote vaginal de 175 Américaines (40 ayant par la suite connu un accouchement prématuré spontané, 135 ayant accouché à terme).

27% Seules 27% des femmes interrogées savent que le microbiote vaginal est équilibré lorsque les bactéries sont peu diversifiées

Une diversité génétique plus élevée

L’étude montre que les 2 types de grossesses se distinguent en termes de composition du microbiote vaginal : certaines espèces bactériennes du genre Lactobacillus comme L. helveticus, L. crispatus, L. gasseri ou L. jensenii sont associées à des grossesses menées jusqu’à leur terme, tandis que les bactéries Megasphaera genomosp., Gardnerella spp. et Atopobium vaginae vont de pair avec la prématurité.
Autre enseignement : la diversité génétique du microbiote vaginal est plus élevée durant la première moitié des grossesses qui se termineront prématurément, en raison de l'espèce Gardnerella. Plus précisément, la (sidenote: Diversité nucléotidique nombre de différence de nucléotides pour une séquence donnée pour 2 individus (ici 2 bactéries) sélectionnés au hasard dans la population. ) de Gardnerella spp. augmente au début des grossesses qui se termineront prématurément –avec un pic vers la 13e semaine de gestation, puis un retour à sa valeur initiale vers la 20e semaine de gestation– alors qu’elle demeure stable en cas de grossesse menée jusqu’à terme. Ainsi, la diversité génétique de Gardnerella spp. durant la première moitié de la grossesse affecterait l'issue de la grossesse et pourrait peut-être être utilisée comme biomarqueur du diagnostic précoce de la prématurité.

3,4 millions de nourrissons nés prématurément (avant 37 semaines révolues de gestation) en 2020.

900 000 décès liés à la prématurité en 2019, principale cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

4 % à 16 % de naissances prématurées selon les pays, en 2020.

Une évolution adaptative de Gardnerella

Mais comment expliquer ce pic de diversité nucléotidique de Gardnerella ? Comparativement aux autres bactéries, Gardnerella affiche un taux de croissance 1,5 fois plus élevé au début de la grossesse, des (sidenote: Recombinaison génétique échange d’information génétique (fragment d’ADN ou d’ARN chez certains virus) permettant de créer de nouvelles combinaisons génétiques et donc des génomes nouveaux, assurant un brassage génétique et le maintien d’une diversité permettant de s’adapter à une éventuelle modification de l’environnement. ) plus fréquentes et une plus forte sélection des mutations apportant un bénéfice à cette bactérie (et l’élimination accrue des mutations délétères).
Antibiotiques et autres xénobiotiques seraient impliqués. En effet, le pool génétique plus diversifié de G. swidsinskii semble correspondre à une adaptation aux médicaments, confirmant un effet déjà suggéré des xénobiotiques de l'environnement vaginal ; (sidenote: présence accrue de gènes de résistance aux antibiotiques transmis par les phages. ) .

Du microbiote vaginal à l’hôte

Ainsi, la variation génomique des bactéries vaginales affecterait les phénotypes de l'hôte (dont l’issue de la grossesse). Pour autant, les auteurs n’écartent pas une autre explication, même s’ils la jugent peu probable : les associations entre la diversité génétique microbienne et les issues de grossesse pourraient également être une conséquence de facteurs confondants (médicaments, composés chimiques…) non mesurés qui agiraient sur les deux variables.

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Actualités Pédiatrie

Le transfert de microbiote vaginal est-il le remède miracle pour les bébés nés par césarienne ?

Le microbiote des enfants nés par césarienne est différent de celui des enfants nés par voie basse, et il est associé à un risque accru de développer certaines maladies. Plusieurs recherches récentes ont établi que le transfert de microbiote vaginal (TMV) à des nouveau-nés pouvait contrer les perturbations du microbiote liées à une naissance par césarienne. Mais le TMV est-il sûr et efficace ? Découvrons-le ensemble.

TMF

30% Seule une femme sur trois sait que l’accouchement (par voie basse ou par césarienne) a un impact sur le microbiote intestinal d’un nouveau-né

La césarienne est un type d'accouchement courant partout dans le monde. Le taux global moyen de césariennes est de 21 %, mais il varie largement entre 0,6 % et 58,1 % selon les régions. Toutefois, l'accouchement par césarienne a été associé à un risque accru de développer des problèmes de santé, notamment des maladies auto-immunes, des troubles métaboliques, une altération du microbiote intestinal et même des troubles du neurodéveloppement chez les nourrissons 1. Quelques recherches émergentes envisagent le transfert de microbiote vaginal (TMV) comme intervention potentielle en vue d'améliorer la maturation du microbiote intestinal et le neurodéveloppement chez les bébés nés par césarienne. Cependant, sa sécurité et son efficacité font toujours débat.

Comment fonctionne le TMV ? 

Deux heures avant la césarienne, une gaze imbibée de solution saline stérile est placée sur le bas du vagin de la future maman. Cette gaze reste in situ pendant environ une heure, puis elle est retirée 30 minutes avant l'administration des antibiotiques prophylactiques en prévision de l'accouchement par césarienne.

Immédiatement après la naissance, un infirmier qualifié place cette même gaze en contact avec le nouveau-né. La gaze est appliquée sur ses lèvres, son visage, sa poitrine, ses bras, ses jambes, ses organes génitaux et ses fesses. Ensuite, l'infirmier essuie son dos. Cela dure environ 15 secondes. Les bébés ne prennent pas de bain pendant 12 heures 2.

Qu'en est-il de la sécurité et de l'efficacité du TMV ? 

Une nouvelle recherche publiée dans Cell Host & Microbe porte sur un essai contrôlé et randomisé, mené en triple aveugle, qui visait à évaluer la sécurité et l'efficacité du TMV quant à l'amélioration du neurodéveloppement, du microbiote intestinal et du métabolome de bébés nés par césarienne 2. Cette étude concernait 76 femmes enceintes pour lesquelles une césarienne était programmée.

Les nouveau-nés ont été aléatoirement affectés au groupe TMV (n = 35) ou au groupe témoin (n = 41). Le neurodéveloppement des nouveau-nés a été évalué à 6 mois, grâce au questionnaire ASQ-3 (Ages and Stages Questionnaire), et leur microbiote intestinal ainsi que leur métabolome ont également été analysés. 33 autres femmes enceintes dont l'accouchement était prévu par voie basse ont aussi été intégrées à l'étude pour comparaison.

Quatre points clés ont pu être identifiés :

  • Sécurité : L'étude a démontré que le TMV était vraisemblablement sûr, sans aucun événement indésirable grave (EIG) survenu au cours des 42 jours suivant la naissance.
  • Amélioration du neurodéveloppement : À 6 mois, les nourrissons ayant bénéficié du TMV ont obtenu des scores de neurodéveloppement bien supérieurs à ceux du groupe témoin.
  • Maturation du microbiote intestinal : Le TMV a également entraîné une maturation accélérée du microbiote intestinal chez les enfants nés par césarienne. L'intervention a partiellement normalisé la composition de leur microbiote intestinal, qui était similaire à celui des bébés nés par voie basse.
  • Fonction métabolique : Le TMV a augmenté les niveaux des métabolites fécaux et des fonctions métaboliques essentiels, notamment les glucides, l'énergie et le métabolisme des acides aminés, dans les 42 jours suivant la naissance.

Contrairement à la TMF (transplantation de microbiote fécal), qui comporte des risques importants et n'est pas conseillée dans le cadre d'expérimentations isolées, le TMV se positionne comme une procédure médicale moins dangereuse, qui peut être rapidement enseignée aux infirmiers et aux sages-femmes. Les professionnels de santé devraient envisager le TMV en tant qu'intervention potentielle pour améliorer le microbiote intestinal et le neurodéveloppement des enfants nés par césarienne.

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Actualités Obstétrique

Résistance aux antimicrobiens : Patients, votre comportement est déterminant ! Médecins, votre rôle est essentiel !

En novembre, Biocodex et le Biocodex Microbiota Institute participent à la 4e édition de la Semaine mondiale de sensibilisation à la RAM (WAAW) afin de permettre au plus grand nombre de mieux comprendre la résistance aux antimicrobiens. Reconnu par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme un acteur majeur de la campagne WAAW, le Biocodex Microbiota Institute, un centre de connaissances international spécialisé dans le microbiote, prend part à cette initiative en proposant des contenus exclusifs aux médecins et au grand public. Entre vies sauvées et microbiote perturbé, le Biocodex Microbiota Institute explore les deux facettes des antibiotiques.  

D’après l’Observatoire International des Microbiotes, plus de 9 personnes sur 10 (95 %) ayant bénéficié, de façon répétée, d’informations de la part de leurs professionnels de santé ont adopté des comportements spécifiques afin de conserver un microbiote équilibré. Qu’en est-il des antibiotiques ? Selon la même étude, seul 1 patient sur 3 a déclaré avoir été informé par son professionnel de santé que la prise d’antibiotiques pouvait perturber l’équilibre de son microbiote. Étant donné que les renseignements fournis par les professionnels de santé sont un vecteur de changement de comportement, au cours de la WAAW 2023 (du 18 au 24 novembre), le Biocodex Microbiota Institute met en avant le rôle clé joué par les médecins quant aux informations qu’ils transmettent concernant l’impact des antibiotiques sur le microbiote et la santé.    

Former les médecins : transmettre les informations à leurs patients
Engaging healthcare professionals (antibiotics prescribers) with tailor-made content.  During the WAAW campaign, Biocodex Microbiota Institute federates its physicians ‘community with two “hub” pages gathering all physicians’ tools (thematic folder, accredited training on dysbiosis and the impact of antibiotics, infographics to share with their patients, news, experts ‘interviews…).

Sensibiliser à l’impact des antibiotiques sur le microbiote reste important. Ces deux pages « Hub » ont pour but de fournir aux médecins un contenu bref et facile à utiliser afin de permettre à leurs patients de mieux comprendre l’importance d’utiliser les antibiotiques avec précaution. 

Éduquer le grand public : passez à l’action !


Considérés comme l’une des plus grandes avancées médicales du 20e siècle, les antibiotiques ont sauvé des millions de vies. Aujourd’hui, ils représentent de sérieux défis en matière de santé publique : leur utilisation excessive et inappropriée entraîne l’émergence de nombreuses résistances, qui, à long terme, pourraient finalement les rendre inefficaces. De plus, ils peuvent aussi endommager le microbiote en induisant une dysbiose. Pour le grand public, l’institut enquête sur ce rôle ambivalent avec une page « Hub » regroupant tout le contenu concernant l’impact des antibiotiques sur le microbiote. 

Des différentes filiales au Biocodex Microbiota Institute, en passant par le site de production de Beauvais, tous les collaborateurs de Biocodex s’engagent !


Pour la campagne WAAW 2023, la page d’accueil du site Web du Biocodex Microbiota Institute, ainsi que ses comptes X (Twitter), Facebook et LinkedIn se sont mis au bleu. Mais les réseaux sociaux de l’institut ne sont pas les seuls… le centre de production et logistique Biocodex de 9 hectares de Beauvais, près de Paris, a rejoint le mouvement en adoptant le bleu pendant toute la WAAW. Plus de 30 projecteurs ont été installés afin que les visiteurs et les collaborateurs de Biocodex puissent voir la vie en bleu. Du 18 au 24 novembre, l’institut invite les collaborateurs de Biocodex, partout dans le monde, à rejoindre la campagne sur les réseaux sociaux grâce à une vignette bleue à ajouter sur LinkedIn.

#GoBlueForAMR

Quote Murielle Escalmel

« La résistance aux antimicrobiens est un problème de santé publique mondial qui peut transformer le monde de demain. C’est pourquoi nous devons unir nos forces et agir. L’engagement du Biocodex Microbiota Institute est de braquer les projecteurs sur l’impact des antimicrobiens sur le microbiote et d’insister sur l’importance capitale de les utiliser de manière appropriée. » 

Murielle Escalmel, directrice de la communication scientifique corporate au Biocodex Microbiota Institute

Qu’est-ce que la WAAW ?

En 2023, les organisations de l’Alliance quadripartite (FAO, PNUE, OMS et OMSA) ont renommé la Semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens en Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (WAAW). La campagne WAAW vise à mieux informer sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) au niveau mondial et à encourager les bonnes pratiques pour un usage responsable des antimicrobiens au sein du grand public, des professionnels de la santé et des législateurs, afin d’éviter l’émergence et la propagation d’infections résistantes aux médicaments.

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un centre international de connaissances ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe peu connu.

Contact presse du Biocodex Microbiota Institute

Olivier Valcke,
Relations publiques et directeur des publications
+33 6 43 61 32 58
o.valcke@biocodex.com

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