On savait que les grands sportifs avaient un microbiote différent de celui des sédentaires et que l’activité physique intense modifiait significativement la flore intestinale.
Mais quel est l’effet sur la santé d’une activité physique plus modérée ? Et cet effet est-il le même que l’on soit mince ou en surpoids ?
Les scientifiques leur ont demandé quels types d’activité physiques ils pratiquaient au quotidien : plutôt légère (marcher, faire la vaisselle ou la cuisine…), modérée (marche rapide, travaux de jardin, vélo, badminton…) ou intense (gros travaux, course à pied, muscu, basket, foot…).
Le nombre d’heures consacrées à ces activités a également été noté pour chaque participant (moins de 2h30, entre 2h30 et 8h ou plus de 8h).
Les chercheurs ont enfin recueilli les selles de l’ensemble des participants pour analyser leur microbiote intestinal.
Des bénéfices santé pour tous… mais plus complets chez les personnes minces
Les résultats montrent d’abord que l’amélioration de la diversité et de la richesse du microbiote est davantage liée au nombre d’heures consacrées à l’activité physique qu’à l’intensité de celle-ci. Que l’on ait ou pas des kilos à perdre, il suffirait de faire au moins 2h30 d’activité physique par semaine pour obtenir un bénéfice intestinal.
En revanche, c’est seulement chez les volontaires de poids normal (IMC < 25) que des changements de composition bactérienne étaient visibles. Chez eux, en effet, plus la durée consacrée à l’activité physique augmentait, plus leur microbiote était riche en :