Le microbiote joue-t-il un rôle dans l’infertilité?

De récentes publications scientifiques apportent de nouvelles informations mettant en lumière le rôle clé du microbiote vaginal dans la santé des femmes. Le Biocodex Microbiota Institute lance une série d’interviews d’experts consacrées au microbiote, aux femmes et à la santé. Quel est l’état actuel des connaissances sur la santé des femmes et le microbiote? Que reste-t-il encore à découvrir?

Dans ce dernier épisode, le professeur Ina Schuppe explore le rôle du microbiote dans l’infertilité féminine.

Le microbiote vaginal
Doctor talking to patients

Environ 48 millions de couples et 186 millions de personnes vivent avec l’infertilité dans le monde.

Pour commencer, une question qui revient souvent. Qu’est-ce que l’infertilité ?

Prof. Ina Schuppe-Koistinen : Selon l’OMS, l'infertilité est une affection du système reproducteur masculin ou féminin définie par l’impossibilité d’aboutir à une grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels non protégés réguliers 1. Les méthodes employées pour en estimer la fréquence varient entre les différentes études et cette variation peut rendre difficile la compréhension du problème et l’estimation de son ampleur. Il n’en reste pas moins que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que l’infertilité touche environ 15% des couples en âge de procréer dans le monde et que cela a un impact sur leur famille et leur entourage 1,2 . Derrière ce chiffre se cachent toutefois de grandes disparités entre les pays et entre les régions d’un même pays. L’infertilité peut être primaire ou secondaire. L’infertilité primaire est l’incapacité à concevoir, tandis que l’infertilité secondaire est l’incapacité à concevoir après avoir conçu au moins une fois.

Chez l’homme, les causes les plus fréquentes d’infertilité sont les problèmes d’éjaculation, l’absence ou la faible quantité de spermatozoïdes, ainsi que des anomalies dans la forme ou la motilité des spermatozoïdes.

Chez la femme, l’infertilité peut être due à différentes anomalies des ovaires, de l’utérus, des trompes de Fallope et du système endocrinien.

Après exclusion de ces problèmes, environ 15% des cas d’infertilité restent inexpliqués.

Estimation de l'infertilité

L’Organisation Mondiale de la Santé estime que l’infertilité touche environ 15% des couples en âge de procréer dans le monde 1,2 et 15% des cas d’infertilité restent inexpliqués.

Existe-t-il actuellement un traitement permettant d’aider les couples à concevoir ?

I.S.-K. : Le traitement de l’infertilité repose sur les techniques de (sidenote: Techniques de Procréation médicalement Assistées (PMA) La PMA inclut l’ensemble des traitements contre l’infertilité impliquant une manipulation soit des ovules soit des embryons. En général, les techniques de PMA consistent à prélever les ovules des ovaires d’une femme par chirurgie, à les combiner avec des spermatozoïdes en laboratoire, puis à les réimplanter dans le corps de la femme ou à en faire don à une autre. Elles N’INCLUENT PAS les traitements dans lesquels seuls les spermatozoïdes sont manipulés (c’est-à-dire l’insémination intra-utérine ou artificielle) ni les techniques dans lesquelles la femme prend un médicament dans le seul but de stimuler la production d’ovules sans qu’il y ait l’intention de les prélever. ) (PMA) comme la fécondation in vitro (FIV), qui existent depuis plus de 30 ans et ont permis la naissance de plus de 5 millions de bébés dans le monde. Toutefois, ces techniques restent encore largement indisponibles, inaccessibles et inabordables financièrement dans de nombreuses parties du monde, notamment dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.

5 millions d'enfants nés par FIV dans le monde

Quel est le rôle du microbiote dans l’infertilité ?

I.S.-K. : Le succès de la grossesse repose non seulement sur la bonne santé des organes reproducteurs mais aussi sur une interaction fonctionnelle entre le système immunitaire et la production d’hormones permettant la fécondation et l’implantation de l’embryon reconnu comme partiellement étranger, tout en empêchant l’irruption et la colonisation de (sidenote: pathogènes Un pathogène est un microorganisme qui cause, ou peut causer, une maladie Pirofski LA, Casadevall A. Q and A: What is a pathogen? A question that begs the point. BMC Biol. 2012 Jan 31;10:6. ) . Un microbiote vaginal en bonne santé est dominé par les espèces de (sidenote: Lactobacilles Bactérie en forme de batônnet, dont la caractéristique principale est de produire de l’acide lactique. C’est pour cela que l’on parle de « bactéries lactiques ».  Ces bactéries sont présentes chez l’homme au niveau des microbiotes oral, vaginal, intestinal, mais aussi sur les plantes ou chez les animaux. On peut les consommer dans les produits fermentés : produits laitiers comme certains fromages et yaourts, mais aussi des d’autres types d’aliments fermentés : les cornichons, la choucroute etc.. Les lactobacillus sont aussi consommés dans les probiotiques, certaines espèces étant reconnues pour leurs propriétés bénéfiques.     W. H. Holzapfel et B. J. Wood, The Genera of Lactic Acid Bacteria, 2, Springer-Verlag, 1st ed. 1995 (2012), 411 p. « The genus Lactobacillus par W. P. Hammes, R. F. Vogel Tannock GW. A special fondness for lactobacilli. Appl Environ Microbiol. 2004 Jun;70(6):3189-94. Smith TJ, Rigassio-Radler D, Denmark R, et al. Effect of Lactobacillus rhamnosus LGG® and Bifidobacterium animalis ssp. lactis BB-12® on health-related quality of life in college students affected by upper respiratory infections. Br J Nutr. 2013 Jun;109(11):1999-2007. ) qui contribuent à la protection contre les pathogènes grâce à la production d’acide lactique et d’autres molécules capables de les détruire. D’où l’importance pour la fécondité d’un microbiote vaginal dominé par les lactobacilles.

35% 1 femme sur 3 affirme que son médecin lui a expliqué ce qu’était le microbiote vaginal et son rôle

Le microbiote vaginal

En savoir plus

De nombreuses études ont montré la présence de grandes quantités de cellules inflammatoires et une augmentation des marqueurs d’inflammation dans le vagin et l’utérus des femmes souffrant d’infertilité inexpliquée. Plusieurs études mettent en cause le microbiote vaginal en tant que facteur d’inflammation locale par le biais, d’une part, des substances produites par les microbes vaginaux et, d’autre part, des facteurs de réponse inflammatoire de l’hôte 3, 4. Autrement dit, un microbiote vaginal dysbiotique contribue à entretenir un état inflammatoire qui a un impact négatif sur la fécondité.
Enfin, plusieurs études ont mis en évidence une association entre le microbiote et certaines maladies et infections pouvant affecter la fécondité telles que la vaginose bactérienne, le cancer du col de l’utérus, le syndrome des ovaires polykystiques et l’endométriose. Il est donc vital de continuer à étudier l’influence du microbiote sur la fécondité 5.

Et la vaginose bactérienne ?

I.S.-K. : La vaginose bactérienne est une cause fréquente d’inflammation et de gêne vaginales chez les femmes en âge de procréer. En cas de vaginose bactérienne, le microbiote vaginal est envahi par des bactéries moins favorables. Même si les bactéries impliquées dans la vaginose bactérienne peuvent varier d’une personne à une autre, certaines espèces comme Gardnerella, Atopobium, Snethia, Megasphera et Dialister, entre autres, sont retrouvées plus fréquemment 6. La composition du microbiote des femmes souffrant de vaginose bactérienne a été associée à différentes issues de la grossesse, y compris l’accouchement prématuré, et peut également affecter le microbiote du sperme après le rapport sexuel, lequel à son tour peut avoir un impact négatif sur la qualité ou la motilité des spermatozoïdes. Si le lien avec la fécondité n’a pas été définitivement établi, les données disponibles laissent penser que la vaginose bactérienne provoque une diminution de la fécondité 7.

Pr. Ina Schuppe Koistinen

"La vaginose bactérienne est une cause fréquente d'inflammation du vagin et cette inflammation du vagin a été associée à une réduction de la fertilité".

Prof. Ina Schuppe Koistinen

La vaginose bactérienne

Lire plus

Les perturbations de la flore vaginale ont-elles un impact sur les résultats des techniques de procréation médicalement assistée ?

I.S.-K. : Des études ont démontré qu’au cours des techniques de procréation médicalement assistée, la présence d’un microbiote vaginal en bonne santé contenant certaines espèces spécifiques de Lactobacillus pourrait avoir un impact positif sur le succès de l’intervention, tandis que les femmes souffrant de vaginose bactérienne obtiendraient de moins bons résultats.

Il convient toutefois de poursuivre les recherches afin de répondre à la question de l’association entre la présence ou l’absence de certaines bactéries vaginales et le succès ou l’échec de la FIV 8.

La santé intestinale peut-elle affecter la fécondité par le biais du microbiote ?

I.S.-K. : Le microbiote de l’appareil reproducteur féminin représente environ 10% de la population totale de microbes présents dans l’ensemble du corps. La plupart des microbes humains se trouvent dans l’intestin. Ils sont étroitement liés à notre état de santé et ont un impact non seulement sur le milieu intestinal mais aussi sur d’autres organes du corps. Si l’on sait que les microbes vaginaux proviennent principalement de l’intestin, les mécanismes mis en jeu n’ont pas encore été élucidés. Comme les microbes intestinaux métabolisent l'œstrogène – l’hormone sexuelle féminine –, ils affectent directement la physiologie et la santé reproductrice des femmes. C’est pourquoi un microbiote intestinal équilibré est important non seulement pour la santé en général, mais aussi pour la fécondité.

Le microbiote intestinal

En savoir plus

Et les hommes dans tout ça ? Le microbiote génital masculin jouerait-il un rôle dans la fécondité ?

I.S.-K.: Encore une fois, peu nombreuses sont les études qui se sont intéressées au microbiote de l’appareil reproducteur masculin 9. La muqueuse génitale masculine présente une composition bactérienne similaire à celle des structures anatomiques adjacentes, avec des espèces comme Prevotella, Staphylococcus, Corynebacterium et Anaerococcus, et elle est affectée par les rapports sexuels. La circoncision semble exercer une influence sur le microbiote du pénis. De nouvelles études et recherches sont nécessaires pour mieux comprendre le rôle du microbiote génital masculin dans l’infertilité.

Auriez-vous des conseils à donner pour améliorer la fécondité compte tenu du rôle joué par le microbiote ?

I.S.-K.: Le plus important c’est de mener une vie saine lorsque l’on essaie de tomber enceinte. Les facteurs environnementaux et liés au mode de vie tels que le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et le stress, peuvent avoir un impact sur la fertilité, tout comme le surpoids ou l’insuffisance pondérale. Un mode de vie sain suppose également une alimentation capable de faire prospérer votre microbiote intestinal et vaginal. Je conseillerais un régime riche en fruits et légumes afin de nourrir votre microbiote en fibres. Les aliments fermentés comme le yogourt, le kéfir, le kimchi ou la choucroute vous apporteront des lactobacilles importants pour la fécondité.

Pr. Ina Schuppe Koistinen

"Le plus important est de mener une vie saine lorsque l'on essaie de tomber enceinte".

Pr. Ina Schuppe-Koistinen

Les femmes doivent éviter les pratiques d’hygiène pouvant affecter la peau particulièrement sensible de la vulve. N’utilisez pas de savon ou de produits parfumés ! Enfin, il n’est pas nécessaire de se laver le vagin car celui-ci se nettoie tout seul avec ses propres sécrétions. Le lavage ne ferait que détruire le microbiote vaginal.

Découvrez l'interview du professeur Ina Schuppe Koistinen :

Image

BMI 23.09

Ne manquez pas les autres épisodes

Ménopause : de nouvelles perspectives en lien avec le microbiote?

Le découvrir maintenant

Règles et microbiote vaginal : les progrès de la science…

Le découvrir maintenant
Sources

1. World Health Organization (WHO). Infertility. Sept 2020. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/infertility
2. Mascarenhas MN, Flaxman SR, Boerma T, et al. National, regional, and global trends in infertility prevalence since 1990: a systematic analysis of 277 health surveys. PLoS Med 2012;9(12):e1001356.
3. Vitale SG, Ferrari F, Ciebiera M, et al. The Role of Genital Tract Microbiome in Fertility: A Systematic Review. Int J Mol Sci. 2021 Dec 24;23(1):180
4. Bokulich NA, Łaniewski P, Adamov A, et al. Multi-omics data integration reveals metabolome as the top predictor of the cervicovaginal microenvironment. PLoS Comput Biol. 2022 Feb 23;18(2):e1009876. 
5. Elkafas H, Wall M, Al-Hendy A, et al. Gut and genital tract microbiomes: Dysbiosis and link to gynecological disorders. Front Cell Infect Microbiol. 2022 Dec 16;12:1059825.
6. Chen X, Lu Y, Chen T, et al. The Female Vaginal Microbiome in Health and Bacterial Vaginosis. Front Cell Infect Microbiol. 2021 Apr 7;11:631972. 
7. Ravel J, Moreno I, Simón C. Bacterial vaginosis and its association with infertility, endometritis, and pelvic inflammatory disease. Am J Obstet Gynecol. 2021 Mar;224(3):251-257
8. Koedooder R, Singer M, Schoenmakers S, et al. The vaginal microbiome as a predictor for outcome of in vitro fertilization with or without intracytoplasmic sperm injection: a prospective study. Hum Reprod. 2019 Jun 4;34(6):1042-1054. 
9. Gonçalves MFM, Fernandes  R, Rodrigues AG, et al. Microbiome in Male Genital Mucosa (Prepuce, Glans, and Coronal Sulcus): A Systematic Review. Microorganisms. 2022 Nov 22;10(12):2312

Summary
On
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Syndrome de l’intestin irritable (SII) : le rôle des Bifidobactéries

Un régime pauvre en FODMAPs induirait une baisse des bifidobactéries intestinales chez les patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (SII). L’espèce Bifidobacterium adolescentis pourrait être impliquée dans la perte de l’étanchéité de la paroi digestive.

Appartenant aux « troubles de l’interaction intestin-cerveau », (DGBI pour Disorder of Gut Brain interaction) aussi appelés « troubles fonctionnels intestinaux (TFI) » le syndrome de l’intestin irritable (SII) provoque des douleurs abdominales chroniques et des troubles du transit entraînant une dégradation significative de la qualité de vie. 1 Nombre de patients associent leurs troubles à leur alimentation, justifiant des approches diététiques, parfois empiriques, pour tenter de réduire les symptômes. Une revue systématique 2 s’est attachée à examiner l’effet d’une de ces approches, à savoir un régime pauvre en oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles (FODMAPs).

Un effet limité aux bifidobactéries

Cette métanalyse d’essais contrôlés randomisés a inclus 9 essais impliquant 403 patients. Hormis une nette réduction des bifidobactéries, l'approche diététique a entraîné des effets incohérents ou minimes sur la composition et le métabolisme du microbiote. Ainsi, elle ne montre pas d’impact clair sur la diversité du microbiote, ce que les auteurs jugent rassurant étant donné qu'une diversité plus élevée est considérée comme une marque de la santé gastro-intestinale et une diversité plus faible associée à des états pathologiques. 

Ce régime n’a pas non plus exercé d'effets clairs sur la charge bactérienne, alors qu’il repose sur une moindre mise à disposition de glucides fermentescibles dans le côlon, principales sources de substrats des bactéries. Les concentrations fécales en AGCCs ne sont pas non plus affectées ; néanmoins, nombre des AGCCs produits étant absorbés au niveau colique, la concentration fécale pourrait mal refléter la concentration luminale.

Seul véritable effet observé par plusieurs essais

Une baisse de l'abondance des bifidobactéries, suite à la suppression des glucides fermentescibles du régime. Ce résultat suggère que les FODMAPs représenteraient un substrat de choix pour les Bifidobactéries, que l’on sait capables de métaboliser les (sidenote: Fructanes Polymères constitués d'une molécule de glucose liée à plusieurs fructoses. )

Un effet antibifidogène réversible

L’effet antibifidogène du régime FODMAPs pose question. En effet, les bifidobactéries possèdent des propriétés immunomodulatrices et anticancéreuses (études animales) et leur moindre abondance a été associée à une plus grande sévérité des symptômes du SII chez l’homme. Cette inquiétude doit cependant être relativisée, selon les auteurs, a minima lors de régimes de courte durée (3 à 4 semaines) : un récent essai aurait montré une restauration de l'abondance des bifidobactéries à l’issue d’un tel régime et une supplémentation en bifidobactéries suffit à réduire l’effet antibifidogène.
Ainsi, 3 à 4 semaines de régime FODMAPs induit une dysbiose limitée aux seules bifidobactéries, sans implications sur la composition et le fonctionnement du microbiote intestinal. De quoi, selon les auteurs, apaiser les inquiétudes quant à la sécurité d'un régime à court terme pauvre en FODMAPs en ce qui concerne le microbiote colique. Les effets des interventions à long terme restent en revanche à élucider.
 

Votre aide mémoire pour diagnostiquer le SII

Découvrir

La piste des jonctions étanches

Une seconde publication 3 apporte une autre pierre à ce dossier. Pour nourrir l'établissement de liens de causalité entre des taxons microbiens spécifiques et leur impact fonctionnel sur les tissus de l'hôte, une équipe israélienne a infusé des cultures de tube digestif de souris dans des solutions contenant des échantillons de microbiote recueillis auprès de patients souffrant de SII et soumis avec succès à un régime FODMAPs pendant 6 semaines. Chez les patients qui tirent bénéfice de ce régime (3 sur 10), les bifidobactéries, et plus spécifiquement l’espèce Bifidobacterium adolescentis, se font moins présentes dans le microbiote intestinal au fil du régime (à 3 semaines puis à 6 semaines). Mais surtout, les cultures ex vivo montrent que le microbiote post-régime (plus pauvre en bifidobactéries) module l'expression intestinale de gènes impliqués dans des processus inflammatoires, neuro-musculaires et dans les jonctions étanches entre les cellules de la paroi digestive. De plus, l’équipe identifie B. adolescentis comme un perturbateur puissant de l'intégrité des jonctions étanches de l’épithélium intestinal et de la fonction de la barrière intestinale. Dans le cas des régimes FODMAPs, la moindre présence de B. adolescentis pourrait résulter d'une disponibilité réduite en fructose. Ce résultat soulève la question de la situation inverse, à savoir les régimes occidentaux riches en fructose et associés à une détérioration de la barrière intestinale, une inflammation de bas grade et une endotoxémie : les conséquences pathologiques observées pourraient-elles être médiées, au moins en partie, par une croissance dysbiotique de B. adolescentis ?

Non seulement cette étude représente un premier pas dans l’identification des mécanismes à l’œuvre dans la médiation par le microbiote des effets bénéfiques d'un régime pauvre en FODMAPs, mais elle renforce la faisabilité potentielle de thérapies basées sur le microbiote pour ces patients, qu’il s’agisse de transplantation fécale ou de probiotiques.

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités Gastroentérologie

Syndrome de l'intestin irritable (SII) : rôle du microbiote

Concernant entre 5 et 10 % de la population mondiale, le syndrome de l'intestin irritable (SII) est l'un des troubles fonctionnels intestinaux (TFI), ou « troubles de l'interaction intestin-cerveau » (DGBI), les plus courants. Que savons-nous ? Pourquoi pointons-nous souvent du doigt le microbiote ? Comment vivre avec cette maladie ? À l'occasion du mois de la sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute vous propose différents articles, témoignages et points de vue destinés à vous familiariser avec cette pathologie.

Le microbiote intestinal Le syndrome de l’intestin irritable (SII)
SII
Homepage LP - World IBS Awareness Month

Comprendre le lien complexe entre le SII et le microbiote

Qu'est-ce que le syndrome de l'intestin irritable (SII)

En savoir plus sur cette maladie

Le microbiote intestinal

En savoir plus

Comment notre intestin dialogue en permanence avec notre cerveau

En savoir plus

Ce sont les patients qui en parlent le mieux

Patients stories : vivre avec le Syndrome de l'Intestin Irritable (SII)

Découvrez les témoignages

Le point de vue des experts

Syndrome de l'intestin irritable et microbiote : existe-t-il un lien ?

Par le Pr. Premysl Bercik

Le microbiote intestinal : un monde encore largement inexploré

Par le Dr Deanna Gibson

Dernières actualités concernant le SII

À savoir

L'objectif du Biocodex Microbiota Institute est de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé au microbiote humain. Il n'a pas pour vocation de fournir des avis médicaux. Pour toute question ou demande, veuillez consulter un professionnel de la santé.

Summary
On
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Comment maintenir un microbiote sain ?

Après un rude et interminable hiver, le printemps revient (enfin !). Les jours rallongent, le soleil transperce les nuages pour venir vous caresser la peau et vous ne savez pas pourquoi vous souriez… le bonheur est le secret d'une bonne santé. Pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté et choyer votre microbiote afin de garder la forme ? Le Biocodex Microbiota Institute vous donne toutes les clés pour réussir. Relèverez-vous le défi ?

Le microbiote intestinal
How to keep a healthy microbiota?
Summary
On
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Impact positif de la course à pied sur le microbiote intestinal et la dépression de l’ado

Pour la première fois, des chercheurs ont mis en évidence les bienfaits d’une pratique régulière de la course à pied sur le microbiote intestinal et l’état psychique des adolescents souffrant de troubles dépressifs.

L’adolescence est une période propice à l’apparition de divers troubles de l’humeur, notamment de syndrome dépressif majeur (TDM). Nombreuses sont les études à examiner, ces dernières années, le lien entre la dysbiose intestinale et la dépression. Problème, ces études sont majoritairement réalisées chez les adultes. Une équipe internationale de scientifiques s’est donc penchée sur les adolescents et plus particulièrement sur les effets du sport sur le microbiote intestinal d’adolescents souffrant de « dépression infraliminaire » (subthreshold depression). Ce syndrome dépressif « limite » — qui ne répond qu’à une partie des critères d’un syndrome dépressif majeur — toucherait 20 à 30 % des adolescents et se traduirait par la présence d’au moins 2 symptômes caractéristiques de la dépression décrit par le manuel des troubles mentaux (une humeur dépressive, fatigue, perte ou gain de poids, agitation ou ralentissement psychomoteur, sentiment de culpabilité, etc.), depuis au moins 15 jours. Les personnes concernées ont un risque de 40 % de développer un jour une TDM.

40 % La dépression infraliminaire est associée à un risque de 40 % de développer un jour un trouble dépressif majeur

Des collégiens dépressifs mis à l’épreuve

Les chercheurs ont recruté 25 collégiens de 12 à 14 ans souffrant de dépression infraliminaire qu’ils ont répartis au hasard dans 2 groupes : 

  • un groupe pratiquant de la course à pied à un rythme modéré (50 à 70 % de la fréquence cardiaque maximale) 30 minutes par jour, 4 jours par semaine ;
  • un groupe placebo faisant une fois tous les 15 jours des activités collectives (lecture, chant et jeux).

Après 3 mois d’expérimentation, les selles de l’ensemble des volontaires ont été recueillies et analysées par séquençage du gène de l’ARNr16S.
Les résultats publiés dans Psychiatry Research montrent que les adolescents du groupe course à pied avaient nettement moins de symptômes dépressifs, alors que ceux du groupe lecture et jeux ne présentaient aucune amélioration.

Une signature du microbiote intestinal

L’analyse du microbiote montre que, par rapport au groupe placebo, les jeunes coureurs présentaient une augmentation de l’abondance relative de certaines bactéries :
Coprococcus et Blautia, des bactéries productrices de butyrate, un (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) courte (AGCC) connu pour ses effets bénéfiques pour la santé, grâce à son action anti-inflammatoire par exemple
Dorea, et Tyzzerella : des genres bactériens dont le lien avec la dépression n’est pas encore totalement établi. Cependant, Tyzzerella avait déjà été identifié en quantité moindre chez les femmes souffrant de dépression du post-partum.

Enrichissement de certaines voies métaboliques

L’analyse des voies métaboliques des coureurs met en évidence que celles impliquant les mécanismes de défense et de transduction de signal étaient fortement enrichies, ce qui pourrait expliquer en partie l’effet antidépresseur de la course à pied. 
Les chercheurs notent par ailleurs que les voies associées aux maladies neurodégénératives — dont certaines sont connues pour être similaires à celles du syndrome dépressif majeur — étaient appauvries chez les coureurs.
Si les résultats de cette étude doivent être confirmés par une étude de plus grande ampleur, ils constituent un nouveau pas dans la compréhension du fonctionnement de l’axe intestin-cerveau et de son rôle dans les troubles de l’humeur.

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités Gastroentérologie Psychiatrie Pédiatrie

Quand la course à pied rend le sourire aux ados déprimés… et à leur microbiote intestinal

Une étude menée sur des adolescents présentant des troubles dépressifs tend à montrer que la course à pied génère une amélioration de leurs symptômes et des modifications significatives du microbiote intestinal suggérant des effets bénéfiques pour la santé.

Le microbiote intestinal Troubles de l'humeur Santé mentale

Inciter un ado présentant des épisodes dépressifs à courir régulièrement pourrait bien lui éviter de développer un jour une véritable dépression. Et si cet effet protecteur était lié aux modifications du microbiote intestinal engendrées par l’activité physique ? C’est ce que suggère une nouvelle étude.

Mobiliser le corps pour lutter contre la dépression

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont recruté 25 adolescents âgés de 12 à 14 ans souffrant de dépression « infraliminaire » (subthreshold depression en anglais), c’est-à-dire « sous le seuil » du trouble dépressif majeur. Ce type de dépression se traduit par la présence, depuis 2 semaines ou plus, d’au moins 2 symptômes significatifs de la dépression décrit par le manuel des troubles mentaux :

  • une humeur dépressive,
  • fatigue,
  • perte ou gain de poids,
  • agitation ou ralentissement psychomoteur,
  • sentiment de culpabilité,
  • etc. 

Elle est associée à un risque de 40 % de développer un jour un trouble dépressif majeur (TDM). 
Les collégiens de l’étude ont été répartis au hasard dans deux groupes : un premier où ils étaient invités, 4 jours par semaine, à courir une demi-heure à intensité modérée, et un deuxième dans lequel ils pratiquaient tous les 15 jours des séances de jeux, de chant et de lecture. Avant et à l’issue des 3 mois d’expérimentation, les selles de l’ensemble des participants ont été recueillies et analysées pour analyser la composition du microbiote intestinal.

Le microbiote intestinal

En savoir plus

Bouger, courir et modifier (positivement) votre microbiote intestinal

Les résultats indiquent que l’amélioration des symptômes dépressifs est significative dans le groupe course et inexistante dans le groupe jeux et lecture. La course à pied a par ailleurs entraîné des modifications nettes du microbiote intestinal des adolescents. 
Ceux qui avaient couru avaient ainsi plus de Coprococcus et de Blautia, deux genres bactériens produisant du butyrate, un (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) (AGCC) connu pour ses effets bénéfiques pour la santé (rôle protecteur anti-inflammatoire dans les intestins par exemple).

Ils avaient également davantage de Dorea et de Tyzzerella, des genres bactériens dont le lien avec la dépression n’est pas encore totalement établi.

Intestin-cerveau : tout est lié !

Les résultats de cette petite étude, la première du genre réalisée chez des adolescents, doivent encore être confirmés. Ils apportent cependant une excellente nouvelle : inciter son ado à bouger n’est pas seulement 100 % gratuit, c’est bénéfique pour son microbiote intestinal et son bien-être mental.

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

A chaque sous-type du Syndrome de l’Intestin Irritable (SII), sa dysbiose

Avec diarrhée, avec constipation, sans troubles du transit : au cabinet du médecin, les SII se suivent… et ne se ressemblent pas. Une étude1 révèle des spécificités du microbiote intestinal de trois sous-types de SII, ainsi que ses liens avec la dépression et l’alimentation. Elle ouvre la voie à une stratification plus précise des patients SII et à une optimisation de leur prise en charge.

SII

Le Syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble fonctionnel d’origine multifactorielle dans lequel une dysbiose du microbiote intestinal joue un rôle physiopathologique important. Il s’associe à une prévalence plus élevée de dépression, soulignant l’altération de l’axe intestin-cerveau dans sa pathogenèse. La classification Rome IV distingue 4 sous-types de SII : avec diarrhée (SII-D), avec constipation (SII-C), mixte (SII-M) et indéterminé (SII-I). Si des facteurs alimentaires semblent aggraver les symptômes du SII, des interventions diététiques modulant le microbiote intestinal, telles que le régime pauvre en FODMAPs, peuvent au contraire les soulager. Cependant, les liens entre microbiote intestinal, dépression et alimentation dans les différents sous-types de SII gagneraient à être mieux compris.

Une signature propre à chaque sous-type de SII

Pour cela, des chercheurs chinois se sont basés sur des données de l’American Gut Project pour apparier 942 sujets ayant différents sous-types de SII (SII-D, SII-C, SII-I) avec 942 sujets contrôle d’âge, de genre, d’IMC, d’origine géographique et d’alimentation similaires. En comparant leur microbiote intestinal, ils ont constaté que la diversité bactérienne des sujets avec SII-D ou SSI-I était moindre que celle des témoins. Alors que certains genres comme Bifidobacterium et Faecalibacterium étaient diminués chez tous les sujets SII, d’autres montraient des tendances opposées en fonction du sous-type. Par exemple, Subdoligranulum, Dorea ou Eubacterium hallii étaient augmentés en cas de SII-D, mais diminués en cas de SII-C. Certains pathogènes opportunistes, plus abondants chez les sujets SII par rapport aux contrôles, différaient également selon le sous-type. Au total, 101 genres bactériens associés aux différents sous-types de SII ont été identifiés.

101 genres bactériens associés aux différents sous-types de SII ont été identifiés.

Des altérations métaboliques liées aux symptômes

Les scientifiques ont également observé des altérations fonctionnelles du microbiote intestinal chez les sujets SII selon le sous-type : dans le SII-D, une augmentation de la production de sulfure d'hydrogène, connue pour induire la diarrhée, et dans le SII-C, une augmentation de la biosynthèse du palmitoléate, dont le produit se lie au calcium en favorisant la dureté des selles. Par ailleurs, le microbiote intestinal des sujets avec SII et dépression était plus pauvre en bactéries bénéfiques Bifidobacterium, Sutterella et Butyricimonas mais enrichi en Proteus, qui lèse les neurones dans les études sur l’animal. La voie de production d’acides gras à chaînes courtes (AGCC), dont la réduction du taux a déjà été corrélée à la dépression, était diminuée par rapport à celui des sujets SII sans dépression.

Your IBS Diagnosis Check List

Discover

Age, sexe, alimentation : tour de table des influenceurs du SII

Dans cette étude, les femmes, les sujets plus jeunes avec SII-D et les sujets plus âgés avec SII-C présentaient les dysbioses intestinales les plus sévères. Certains facteurs alimentaires avaient également un impact significatif sur le microbiote intestinal et les symptômes associés au SII. Le lactose du lait aggravait les symptômes et le vin rouge les améliorait chez tous les sujets avec SII, mais les aliments qui tendaient à normaliser leur microbiote intestinal étaient par exemple le fromage et les céréales complètes chez les sujets SII-C, les fruits chez les SII-D et SII-C et les œufs chez les SII-D.

L’ensemble de ces analyses révèle la singularité du microbiote intestinal dans les différents sous-types de SII. Il souligne l’importance d’une approche de modulation du microbiote intestinal personnalisée afin d’optimiser les résultats thérapeutiques.

Recommandé par notre communauté

"C'est super !" - Commentaire traduit de Tom Ford (Repris de Biocodex Microbiota Institute sur X)

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités Gastroentérologie

Microbiote et syndrome de l’intestin irritable (SII) : le Biocodex Microbiota Institute lance une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé et du grand public

 13 Mars 2023 - Témoignages de patients, outil d’aide au diagnostic, formation certifiante mais aussi infographie, articles… A l’occasion du mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable (SII), le Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé et du grand public une palette de contenus et d’outils innovants permettant de mieux comprendre cette pathologie et son lien avec le microbiote.  

Jennifer et le Syndrome de l'Intestin Irritable (SII) - FR

Informer, éduquer pour mieux diagnostiquer. Fidèle à sa mission de sensibiliser sur l’importance du microbiote sur la santé, le Biocodex Microbiota Institute se mobilise en avril, mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable, avec des contenus exclusifs à destination des professionnels de santé et du grand public. 

Eduquer et former les professionnels de santé

Formation certifiante sur le SII, infographie à partager avec leurs patients, vidéo d'expert, dossier thématique, dernières actualités scientifiques... Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé des outils et contenus sur mesure pour améliorer leur pratique quotidienne et devenir facilement des experts du SII ! 

 

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII 

Jusqu’à 75% des personnes atteintes du SII ne seraient pas diagnostiquées alors que cette pathologie toucherait 10% de la population mondiale. Errance diagnostique, mais aussi manque d’informations fiables, tentatives de traitements infructueuses, changements d’alimentation parfois inopportuns voire hasardeux… La plupart des patients atteints du SII partagent un parcours de soins chaotique. C’est pourquoi trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) ont élaboré, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII. Simple d’utilisation et axé sur la pratique, cet outil innovant propose un guide simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des signes d’alarme...) et d’améliorer la communication avec leurs patients. 

Disponible dans trois formats, cet aide-mémoire est téléchargeable dans la section professionnelle de santé du Biocodex Microbiota Institute :

Votre aide mémoire pour diagnostiquer le SII

Le découvrir

Vivre avec le SII : des patients témoignent 


Ils s’appellent Mihai, Jennifer et Aline. Ils souffrent tous les trois du syndrome de l’intestin irritable et témoignent à cœur ouvert comment la maladie a bouleversé leur quotidien. A l’occasion du mois de sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute lance « Patient stories », une série de vidéos de témoignages patients atteints de pathologies chroniques. Les premiers épisodes de la série, réalisés avec le soutien de l’APSSII, l’association française des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, sont consacrés au SII. 

Ils sont disponibles en ligne dans la section grand public du Biocodex Microbiota Institute :

Découvrez ces témoignages

Un enjeu de santé publique

Méconnue du grand public, diagnostiquée tardivement par les professionnels de santé, parfois incomprise par les patients eux-mêmes, le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie chronique complexe qui pose un problème de santé publique. Avec cette campagne de sensibilisation à 360°, le Biocodex Microbiota Institute entend mobiliser toutes les parties prenantes (patients, professionnels de santé mais aussi proches, aidants, grand public, autorités de santé…) pour mieux comprendre la maladie et les dernières avancées de la recherche qui pointent le rôle du microbiote intestinal.

« il faut rester positif, mais surtout continuer d’investiguer. »

Jennifer, patiente atteinte du SII

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un institut scientifique international ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe encore méconnu. 

 

Contact:
Olivier VALCKE, Relations publiques et responsable éditorial
Téléphone: +33 6 43 61 32 58
o.valcke@biocodex.com

BMI-23.13

Summary
Off
Sidebar
Off
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Salle de presse Off

Menstruations et endométriose : quel est le rôle du microbiote ?

Le mois de mars est reconnu comme Mois de sensibilisation à l’endométriose. Douloureuse, complexe et trop souvent sous-diagnostiquée, l’endométriose est une affection gynécologique chronique qui touche une femme en âge de procréer sur dix1.

Le microbiote vaginal Le microbiote intestinal Les probiotiques L'alimentation
Periods and endometriosis: what is the role of the microbiota?

Depuis 2021, le Biocodex Microbiota Institute apporte son soutien actif à cette campagne mondiale et continue à explorer le lien entre le microbiote et l’endométriose. Le microbiote vaginal peut-il être utilisé comme outil pour prédire la sévérité de la maladie ? Et le microbiote intestinal dans tout ça ? Le microbiote vaginal est-il responsable des menstruations douloureuses ? Vous trouverez ici toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

À cette occasion, l’Institut souhaite braquer les projecteurs sur un sujet mal connu : les menstruations et l’endométriose. Le microbiote intestinal et vaginal est-il impliqué ?

Microbiote et endométriose

Quand des bactéries signent la présence de l’endométriose

En savoir plus

Alimentation et endométriose : quand le microbiote intestinal s’en mêle !

En savoir plus

Diagnostic de l’endométriose : le microbiote en renfort ?

Lire l'article

Endométriose : une bactérie en cause ?

Lire l'article

Menstruations douloureuses et endométriose : la faute au microbiote ?

Règles douloureuses : et si le microbiote vaginal était en cause ?

Lire l'article

Endométriose : le microbiote vaginal comme outil prédictif de sévérité ?

Lire l'article

The vaginal microbiota

Explorer ce sujet !

Point de vue des experts

Endométriose et microbiote : existe-t-il un lien ?

Explorer ce sujet !

Règles et microbiote vaginal : les progrès de la science…

Explorer ce sujet !

Recommandé par notre communauté

"Vos informations et vos conseils sur ce sujet sont formidables et étonnants. Merci ! ❣️💕🍁🍀💯💯💋💋⭐⭐🌎🌍😍😘👍✌️👏👌💚💙💜💛🧡❤️💖💝💓💞" Commentaire traduit de Prescilla Pluma (Repris de My health, my microbiota)

Summary
On
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités

Pimenter son repas… et son microbiote intestinal ?

Les herbes aromatiques et d'épices semblent capables de moduler le microbiote intestinal d’adultes à risque de maladies cardiovasculaires et de donner un coup de pouce à des bactéries bénéfiques : les Ruminococcaceae.

Le microbiote intestinal L'alimentation
Pimenter son repas… et son microbiote intestinal ?

L’alimentation reste le moyen le plus simple de moduler son microbiote intestinal, tout simplement parce que les bactéries qui colonisent notre intestin se nourrissent des composés alimentaires que nous n’avons pas digérés, comme les fibres ou les polyphénols. Or, parmi les aliments fréquemment utilisés en cuisine, il n'y a pas que les légumes qui ont la cote. D'autres aliments, riches en polyphénols, seraient bénéfiques pour notre microbiote intestinal : les herbes aromatiques et épices. Quels sont précisément leurs effets sur la composition bactérienne de l'intestin ?

Réponse avec cet essai (sidenote: Essai contrôlé Étude dans laquelle une partie des participants reçoit un placebo ou un produit connu et permet la comparaison. ) , (sidenote: Essai randomisé Étude dans laquelle les produits testés sont répartis au hasard (en anglais, random) entre les participants. ) et en (sidenote: Essai en double aveugle ni les participants, ni les chercheurs ne savent qui a reçu le produit testé (gélule avec le composé actif) et qui a reçu un placebo (gélule contrôle sans composé actif). ) mené auprès de 54 adultes américains à risque de maladies cardiovasculaires. Pendant 3 périodes successives de 4 semaines (séparées par au moins 2 semaines de pause), ces participants ont été nourris avec un régime américain classique enrichi d’un mélange d’herbes et épices plus ou moins concentré.

Risque de maladies cardiovasculaires :
  • Surpoids,
  • Kilos en trop au niveau du ventre,
  • Au moins 1 autre facteur de risque (glycémie élevée, cholestérol HDL bas, triglycérides élevés, hypertension…).
Régime américain classique enrichi d’un mélange d’herbes et épices :
  • Cannelle (20%),
  • Origan (30%),
  • Gingembre (30%),
  • Poivre noir (17%),
  • Poivre de Cayenne (3%).

Coup de boost aux Ruminococcaceae

Résultat des courses : ce simple mélange a modifié la flore intestinale des participants. La diversité des bactéries augmentait avec la dose (diversité supérieure avec 3,3 g/j versus 0,5 g/j) et par rapport à la diversité initiale. Ce second résultat doit néanmoins être interprété avec prudence : il peut provenir du changement de régime alimentaire des volontaires (à qui des repas standards ont été fournis) tout autant que des gélules d'herbes aromatiques et d'épices.

Le microbiote intestinal

En savoir plus

Second enseignement de l’étude : les repas riches en herbes et épices semblent aller de pair avec une plus forte présence de bactéries bénéfiques, au premier rang desquelles la famille des Ruminococcaceae. Or, selon une précédente étude, ces bactéries seraient associées avec une prise de poids plus faible sur le long terme. Autres bénéficiaires des épices : le genre Agathobacter et la bactérie Faecalibacterium qui produisent des (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) , tels que le butyrate et l'acide propionique, bénéfiques notamment via leurs effets anti-inflammatoires.

Les épices, dopants naturels d’un microbiote intestinal bénéfique à notre santé ? Une piste qui doit encore être creusée. Dans l’attente, cela vaut le coup de mettre les herbes aromatiques et épices à votre menu…

Summary
Off
Sidebar
On
Migrated content
Désactivé
Updated content
Désactivé
Hide image
Off
Actualités