Exposition : "Microbiote, le coach invisible"

Pour célébrer une année 2024 riches en événements sportifs, le Biocodex Microbiota Institute met en lumière le rôle du microbiote dans la santé et dans le sport à travers une exposition photographie. Breakdance, basket, rugby, surf et judo... Plongez au coeur de ces pratiques sportives et des microbiotes !

Le microbiote intestinal
Photo: Exhibition

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Le Biocodex Microbiota Institute a confié au photographe Laurent Hini la délicate mission de lever le voile sur les mécanismes en œuvre.

Le projet a été conçu comme un vis-à-vis entre une photographie en plan large de l’athlète et une image représentant son « coach microbiote ». Pour le microbiote, le travail en technique mixte photo et IA visuelle générative permet de matérialiser la fonction du microbiote. Le portrait en action est réalisé en technique photographique « classique ». L’intelligence artificielle n’est pas une substitution de la photo, mais est hybridée avec celle-ci. Elle donne corps au « coach microbiote ». Toute l’exposition repose sur cet équilibre entre le représentatif et le non figuratif, entre le perceptible (l’athlète) et le dissimulé (son microbiote).

Une dominance chromatique a ensuite été associée à chaque diptyque : rouge pour l’énergie, orange pour l’équilibre, blanc pour la défense... La couleur revêt un caractère important dans l’exposition : elle est le liant entre les deux volets de chaque diptyque et agit comme une signalétique, un balisage qui guide le visiteur au sein de l’exposition. Et accentue la plongée au cœur de chaque microbiote.

Au total, nous avons 5 diptyques grand format pour 5 sports associés à 5 fonctions du microbiote. Plongez au cœur de chaque microbiote !

Le breakdance, l'équilibre 

Avec Paola Soares da Silva
Le saviez-vous ? Notre microbiote est constitué de centaines de milliards de micro-organismes vivants mais invisibles à l’œil nu. Ces micro-organismes, tels que des bactéries, levures, virus, champignons et parasites, cohabitent en symbiose avec notre corps et œuvrent tous ensemble à maintenir notre microbiote intestinal (ou flore intestinale) équilibré. Un microbiote équilibré se caractérise par une diversité et une abondance de micro-organismes. La diversité du microbiote est un indicateur clé de notre santé. Mais cet équilibre demeure fragile et il convient d’en prendre soin. De nombreux travaux scientifiques montrent que la pratique régulière d’une activité physique augmenterait la diversité bactérienne intestinale au profit des espèces bénéfiques. Le sport contribue donc à l’équilibre du microbiote, préservant cette symbiose essentielle à notre santé et notre bien-être.

En apprendre plus sur Paola Soares da Silva

Engagée dans la communauté artistique et sportive du Breakdance, Paola Soares da Silva est une athlète emblématique et inspirante. Elle est devenue vice-championne Île de France et Centre Val de Loire 2021 de Breaking puis championne Centre Val de Loire 2024. En parallèle de sa carrière sportive, elle est également fondatrice et responsable de l’association Breaking Journey, une association qui œuvre pour la diffusion et la promotion des cultures urbaines et du Breakdance en France.

Le basket, la résilience 

Avec Sidney Attiogbé
Petit, invisible… mais très résistant ! Alimentation riche en graisses, stress, infections… Divers facteurs peuvent perturber le bon équilibre du microbiote intestinal (on parle alors de dysbiose). Bonne nouvelle, le microbiote intestinal est résilient, c’est-à-dire qu’il est capable de se rétablir après une perturbation. Autre bonne nouvelle, il est désormais prouvé que l’exercice physique participe à cette résilience. Ainsi, l’exercice physique intense est corrélé avec le stress oxydatif (phénomène naturel lié à la production de radicaux libres dans l'organisme. La résilience du microbiote est essentielle à plus d’un titre : elle participe à une bonne digestion et l’absorption des nutriments, elle lutte contre le stress oxydant et l’inflammation, enfin elle renforce le système immunitaire et contribue à la prévention de certaines maladies. Convaincu ? Alors tous à vos baskets !

En apprendre plus sur Sidney Attiogbé

Ancien joueur de l’équipe de France en catégorie U23, Sidney Attiogbé s’est donné pour mission de faire découvrir sa discipline, le basket fauteuil, au plus grand nombre. Cet athlète professionnel contribue à élargir la visibilité et l’accessibilité du handisport notamment via des projets et événements qu'il mène en étroite collaboration avec des entreprises.

Le rugby, l'énergie 

Avec Jonathan Laugel et Maxime François
Besoin d’un fortifiant ? Puisez dans votre microbiote intestinal ! Les bactéries du microbiote intestinale jouent un rôle important dans la production d'énergie pour les sportifs. Comment ? Le microbiote intestinal va fermenter les glucides complexes provenant de l'alimentation qui vont à leur tour produire des (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) (AGCC), reconnues comme source d'énergie capitale pour les cellules intestinales et d'autres tissus du corps. Ces dernières contribuent ainsi à l'endurance et à la récupération pendant la pratique sportive. Un cercle vertueux !

En apprendre plus sur Jonathan Laugel

Membre de l’équipe nationale de rugby à 7, Jonathan Laugel est un rugbyman professionnel depuis 12 ans, recordman français du nombre de sélection avec son équipe, cumulant 93 tournois soit plus de 450 matchs joués. Il participe aux Jeux Olympique de Rio en 2016, et remporte diverses médailles lors des étapes du championnat mondiale comme une médaille d’argent à Hong Kong en 2024. Il est également double médaillé d'or au Championnat d'Europe de Rugby à 7.

En apprendre plus sur Maxime François

Maxime François, son coach, est un ancien athlète de lutte de haut niveau. Dans cette discipline, il remporte six fois le titre de champion de France en individuel, et trois fois en équipe. Il se classe aussi 5ème aux jeux méditerranéen 2018 en lutte et 3ème au championnat du monde de grappling 2014. Aujourd'hui reconverti en entraîneur de lutte de MMA, il met son expérience et son expertise à la disposition de Jonathan. Grâce au travail de Maxime, Jonathan a décuplé ses performances sportives. Une relation forgée par des années d'amitié et des valeurs sportives communes.

Le surf, l'hydratation 

Avec Ainhoa Leiceaga
L’eau, source de vie. Si l'hydratation est primordiale pour tous, elle est d'autant plus cruciale pour les athlètes dont les performances et la récupération dépendent d'un apport hydrique optimal. Cela tombe bien, le microbiote intestinal achemine l'eau et les électrolytes – minéraux qui permettent de stabiliser le taux d’hydratation du corps – par la paroi intestinale. Des études scientifiques ont montré que la composition du microbiote intestinal influence l’absorption de sodium et d’autres solutés essentiels à l’hydratation dans le sang, participant ainsi à l'hydratation. Les athlètes sont plus à risque de se déshydrater à cause de la transpiration importante liée à l'exercice. Un microbiote équilibré participe donc à l'intégrité de la barrière intestinale et une bonne hydratation du corps, tous deux essentiels pour la performance sportive.

Apprenez-en plus sur Ainhoa Leiceaga

Membre du collectif national de surf, Ainhoa Leiceaga est une surfeuse française de haut niveau. Son parcours est jalonné de succès : elle remporte notamment une troisième place au classement européen junior et termine 4ème française du circuit européen 2022-2023. En parallèle de ses performances sportives et de son engagement dans la protection et la préservation des océans, Ainhoa est étudiante en physique-chimie.

Le judo, la défense 

Avec Raymond Demoniere
Attaque et… contre-attaque ! Le microbiote intestinal agit comme un bouclier contre les attaques de bactéries (sidenote: pathogènes Un pathogène est un microorganisme qui cause, ou peut causer, une maladie Pirofski LA, Casadevall A. Q and A: What is a pathogen? A question that begs the point. BMC Biol. 2012 Jan 31;10:6. ) . Comment ? Les bactéries dialoguent à bâtons rompus avec le système immunitaire intestinal pour lui permettre d'être en état de vigilance permanent et de protéger, si besoin, la barrière intestinale. L'activation de la réponse immunitaire jouerait notamment un rôle clé dans l'endurance. Se dépasser oui, mais d’abord se protéger ! Il existerait une relation entre l'intensité du sport et l'altération de la réponse immunitaire de l'hôte. De récentes recherches suggèrent que le microbiote intestinal pourrait aider à contrer les réponses inflammatoires provoquées par un exercice intense. Des athlètes ayant une composition spécifique du microbiote intestinal présentaient un état inflammatoire plus faible. Ces effets anti-inflammatoires du microbiote intestinal retarderaient les symptômes de fatigue lors d'un effort d'endurance. A bon entendeur ! 

En apprendre plus sur Raymond Demoniere

Raymond Demoniere est judoka français détenteur de la ceinture noire 6ème dan. Figure respectée dans le monde du judo, il est aujourd’hui entraîneur diplômé d'État. Une influence qui va au-delà de son propre parcours, car c’est au côté de son fils, Romain, vainqueur de l’European Cup 2024 en catégorie cadet, qu’il s'entraîne et poursuivent ensemble une carrière de judoka de haut niveau. Leur duo incarne la force et la résilience, mais aussi le respect et la discipline, valeurs fondamentales dans le judo. 

Microbiote & sport : des micro-organismes de compétition

Retournez consultez les contenus : microbiote et sport

Le mot de la directrice scientifique de l'Institut

Ce projet est né de ce questionnement… et d’une opportunité : la venue des une année 2024 riche en événements sportifs à Paris ! Nous nous sommes plongés dans les études scientifiques qui démontrent la relation bidirectionnelle entre le microbiote et l’activité physique. Hydratation, défense, équilibre, énergie et résilience, sur ces cinq fonctions clés de notre organisme, le microbiote joue un véritable rôle de coach invisible. Les bases scientifiques étant réunies, il nous fallait désormais toucher le plus grand nombre avec un défi de taille : rendre visible l’invisible. La photographie, associée à une intelligence artificielle, nous a semblé le dispositif le mieux adapté pour illustrer les formidables pouvoirs du microbiote. Invisibles mais solides ! 

Merci à tous les athlètes qui ont participé au projet. 

"Tout comme le sport, le microbiote est indispensable au bon fonctionnement et à la protection de notre organisme."

Olivier Valcke, Directeur de l'Institut des Microbiotes
Copyrights

Crédits photo : Laurent Hini.
Images manipulées par l'Intelligence Artificielle, et développées par Laurent Hini.

Sources

Mach N, Fuster-Botella D. Endurance exercise and gut microbiota: A review. J Sport Health Sci. 2017 Jun;6(2):179-197.

Recommandé par notre communauté

"Un travail étonnant et une vidéo qui montre vraiment la bonne humeur du projet et de l'exposition. 🙏🏼"  - Ainhoa Leiceaga (De Biocodex Microbiota Institute sur LinkedIn)

"Super intéressant 🤩❤️"  - Paola Soares (De Biocodex Microbiota Institute sur LinkedIn)

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Nutrition sportive personnalisée : le futur est dans le microbiote ?

Chez les sportifs de haut niveau, la recherche de performance est une quête permanente. Ainsi, une nouvelle approche basée sur la science cherche à « nourrir » le microbiote intestinal de ces athlètes pour optimiser leurs chronos.

Le microbiote intestinal L'alimentation
Nutrition sportive personnalisée

Les athlètes ont-ils un microbiote spécifique ?

Plusieurs études ont observé à la loupe de microbiote de sportifs de haut niveau pour essayer d’y trouver d’éventuelles spécificités, voire dénicher les éventuelles bactéries associées à leurs performances. De manière générale, la flore des (sidenote: Athlete Sportif pratiquant un sport en compétition qui recherche un haut niveau de performance par le biais d’un entraînement.
Source : Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94
)
semble effectivement différente.

Première différence : le microbiote intestinal des athlètes se révèle plus diversifié. Ainsi, une étude menée auprès de rugbymen montre que le microbiote intestinal des athlètes compte un plus grand nombre d’espèces bactériennes. 1 Or, la condition physique cardio-respiratoire des athlètes, et plus précisément leur consommation maximale d'oxygène ou (sidenote: VO2max Ce critère propre à chaque sportif représente la quantité maximale d'oxygène que son corps est capable d'extraire de l'air, puis de transporter jusqu'aux fibres musculaires lors d'un exercice pour subvenir à ses besoins. Plus la VO2max est élevée, plus la performance pourra être au rendez-vous ; si elle est faible, les capacités sportives seront limitées et un entraînement spécifique sera nécessaire pour la booster. ) , semble liée à la diversité de ce microbiote intestinal. 2

Le microbiote intestinal

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Seconde différence : le microbiote des sportifs s’avère plus riche en bactéries bénéfiques (Bifidobacterium, Lactobacilli et Akkermansia) et produirait davantage de précieux acides gras à chaîne courte ( (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) 3,4. Pour autant, il existe de grandes différences selon les sports et les sportifs. Ainsi, dans le microbiote de nos précédents rugbymen, plusieurs taxons bactériens sont sur-représentés, à commencer par la bactérie Akkermansiaceae1 Chez des marathoniens et skieurs de fond, la flore intestinale s’avère plus riche en bactéries de la grande famille des Firmicutes (qui comprennent les lactobacilles, ces « bonnes bactéries »), et plus pauvre en Bacteroidetes : il en résulte un rapport F/B favorable entre ces deux familles de bactéries, associé à une VO2max plus élevée, élément-clé de la performance. 5

Les groupes des Firmicutes et des Bacteroidetes représentent à eux deux 70 % à 90 % de la communauté bactérienne de notre intestin. 8, 9

Les Prevotella, bactéries associées à de meilleures performances physiques, seraient également sur-représentées chez les marathoniens. 5 Même résultat chez des cyclistes professionnels américains : l'abondance de Prevotella augmentait avec les heures hebdomadaires consacrées à l’entrainement. 2

Reste néanmoins une grande question : le microbiote spécifique des athlètes est-il la cause de leurs performances hors-normes… ou la conséquence de leur pratique sportive très intense, associée à une alimentation très spécifique ? Sans doute un peu des deux, avec l’idée d’un cercle vertueux.

Moduler le microbiote intestinal, une stratégie de choix pour améliorer la santé et les performances des athlètes ?

Conséquence directe de la relation entre microbiote intestinal et performances sportives : la tentation pour les athlètes d’optimiser leur flore intestinale, que ce soit par leur alimentation (pour nourrir leurs bactéries) ou par des probiotiques. 6

Côté alimentation, la recherche commence à s’emparer du sujet, et étudie notamment l’intérêt d’une alimentation riche en fibres pour cocooner le microbiote des sportifs et leur santé digestive. 3 Car les athlètes sont souvent plus « pasta party » que « lentilles & salade party ». Pourtant, leur consommation de fibres devrait être proportionnelle à leurs importants apports caloriques : 14 g de fibres /1000 kcal /jour pour favoriser leur santé gastro-intestinale et leurs performances. Sous réserve néanmoins de les éviter juste avant ou juste après l'effort pour éviter d’ajouter un effet fibres (ballonnements, transit accéléré) à un système digestif déjà mis à mal. 3

Côté probiotiques, la variabilité des souches, des doses, des sports et des sportifs complique les conclusions. 3 Des effets bénéfiques sur la santé générale, et notamment l’immunité, sont néanmoins rapportés par les études scientifiques. Chez des nageuses, un yaourt probiotique contenant Lactobacillus acidophilus spp., Lactobacillus delbrueckii bulgaricus, Bifidobacterium bifidum et Streptococcus salivarus thermophilus, limite les épisodes d'infections respiratoires après la compétition ; chez des rugbymen, un probiotique contenant plusieurs souches réduit également la fréquence des troubles des voies respiratoires supérieures et des symptômes gastro-intestinaux ; d’autres études montrent une amélioration des fonctions immunitaires. 6

Probiotiques, de quoi parle-t-on ?

Les probiotiques sont « des micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont administrés en quantités adéquates, confèrent un bénéfice pour la santé de l'hôte ». 10, 11 Autrement dit, des bactéries ou des levures en pleine forme qui offrent un bénéfice santé à celui ou celle qui les consomme, sous réserve d’en consommer ni trop ni trop peu !

Les micro-organismes les plus utilisés comme probiotiques sont :

  • des bactéries issues du microbiote humain ou des produits laitiers fermentés, et notamment les lactobacilles (Lactobacillus) et les bifidobactéries‎ (Bifidobacterium). 12, 13
  • des levures comme Saccharomyces boulardii, originellement  issue la peau des litchis. 12, 14

Côté performances, certaines expériences menées chez la souris semblent prometteuses. L’exemple le plus frappant : la bactérie Veillonella atypica, associé aux performances de marathoniens, qui transforme un déchet de leurs muscles (le lactate) en un carburant (le propionate).

Il suffit d’en glisser quelques-unes dans le tube digestif de souris pour qu’elles deviennent les nouvelles stars du tapis roulant. 7 A l’inverse, des souris consommant une alimentation dépourvue de fibres fermentescibles par les bactéries se trainent sur leur tapis d’exercice et perdent leur masse musculaire. 4 Pour autant, il ne s’agit que de premiers résultats chez des rongeurs : des études chez l’homme restent nécessaires pour les confirmer.

Microbiote & sport : des micro-organismes de compétition

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Sources

1. Clarke SF, Murphy EF, O'Sullivan O et al. Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. Gut. 2014 Dec;63(12):1913-20. 

2. Petersen LM, Bautista EJ, Nguyen H et al. Community characteristics of the gut microbiomes of competitive cyclists. Microbiome. 2017 Aug 10;5(1):98. 

3. Hughes RL, Holscher HD. Fueling Gut Microbes: A Review of the Interaction between Diet, Exercise, and the Gut Microbiota in Athletes. Adv Nutr. 2021 Dec 1;12(6):2190-2215.

4. Sales KM, Reimer RA. Unlocking a novel determinant of athletic performance: The role of the gut microbiota, short-chain fatty acids, and "biotics" in exercise. J Sport Health Sci. 2023 Jan;12(1):36-44.

5. Kulecka M, Fraczek B, Mikula M, et al. The composition and richness of the gut microbiota differentiate the top Polish endurance athletes from sedentary controls. Gut Microbes.2020;11(5):1374-1384.

6. Mach N, Fuster-Botella D. Endurance exercise and gut microbiota: A review. J Sport Health Sci. 2017 Jun;6(2):179-197.

7. Scheiman J, Luber JM, Chavkin TA et al. Meta-omics analysis of elite athletes identifies a performance-enhancing microbe that functions via lactate metabolism. Nat Med. 2019 Jul;25(7):1104-1109.

8. Iebba V, Totino V, Gagliardi A, et al. Eubiosis and dysbiosis: the two sides of the microbiota. New Microbiol. 2016;39(1):1-12.

9. Rinninella E, Raoul P, Cintoni M, et al. What is the Healthy Gut Microbiota Composition? A Changing Ecosystem across Age, Environment, Diet, and Diseases. Microorganisms. 2019;7(1):14.

10. FAO/OMS, Joint Food and Agriculture Organization of the United Nations/ World Health Organization. Working Group. Report on drafting guidelines for the evaluation of probiotics in food, 2002. 

11. Hill C, Guarner F, Reid G, et al. Expert consensus document. The International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics consensus statement on the scope and appropriate use of the term probiotic. Nat Rev Gastroenterol Hepatol. 2014;11(8):506-514.

12. Butel, M-J. “Probiotics, gut microbiota and health.” Medecine et maladies infectieuses vol. 44,1 (2014): 1-8.

13.  ILSI Europe, 2013 Probiotics, Prebiotics and the Gut Microbiota. ILSI Europe Concise Monograph. 2013:1-32

14. Guarner F, World Gastroenterology Organisation Global Guidelines : Probiotiques et prébiotiques, février 2017.

15. Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94.

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Du sport – avec modération – pour un microbiote intestinal en pleine santé

Mode de vie, âge, génétique, alimentation… : nombreux sont les facteurs pouvant modifier le microbiote intestinal. Parmi eux, il en est un encore peu étudié : l’impact de l’exercice physique. Et pourtant, les recherches scientifiques s’accordent à démontrer qu’une activité physique régulière va de pair avec une bonne santé digestive et un microbiote sain… mais gare aux pratiques sportives trop intenses !

Le microbiote intestinal
Actu PRO L’activité physique, c'est bon pour le microbiote !

La pratique sportive est-elle bénéfique pour notre santé digestive ?

Tout comme le reste de notre organisme, notre système digestif a tout à gagner d’une (sidenote: Activité physique Tout mouvement corporel produit par contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique (DE) par rapport à la DE de repos. Par exemple la marche, le vélo, le jeu actif, la pratique sportive, le ménage, le jardinage, le bricolage, sont des exemples d’activités physiques.
  Source: Caspersen CJ, Powell KE, Christenson GM. Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public Health Rep. 1985 Mar-Apr;100(2):126-31.
)
. Ainsi lorsque celle-ci est pratiquée de manière raisonnable (à moins de 50 % de la consommation maximale d'oxygène ou (sidenote: VO2max Ce critère propre à chaque sportif représente la quantité maximale d'oxygène que son corps est capable d'extraire de l'air, puis de transporter jusqu'aux fibres musculaires lors d'un exercice pour subvenir à ses besoins. Plus la VO2max est élevée, plus la performance pourra être au rendez-vous ; si elle est faible, les capacités sportives seront limitées et un entraînement spécifique sera nécessaire pour la booster. ) ) :

  • le transit intestinal connaît un petit coup de fouet,
  • la muqueuse qui tapisse les parois du tube digestif est en meilleur état.

Une étude scientifique montre que, après trois mois d’activité physique modérée, la motilité gastro-intestinale (contractions des muscles du tube digestif nécessaires pour y faire progresser les aliments) est améliorée : le transit s’en trouve donc accéléré, réduisant le temps passé par les futures selles dans le système digestif… et donc la période de contact entre d’éventuels agents pathogènes présents dans ces selles et la barrière intestinale. Même chose après seulement une semaine de vélo à une intensité modérée. Autrement dit, le (sidenote: Sport « Activité physique de loisir structurée pouvant inclure des exercices physiques où les participants adhèrent à un ensemble commun de règles (ou d’attentes) et où un objectif est défini. »
Source : Khan KM, Thompson AM, Blair SN et al. Sport and exercise as contributors to the health of nations. Lancet. 2012 Jul 7;380(9836):59-64.
)
est bon pour le système digestif, dès lors que vous n’êtes pas obsédé du chrono et ne tirez pas excessivement sur la corde de vos capacités. 1

Un bénéfice intestinal dès 2h30 d’activité physique par semaine

Marcher pour aller au travail, prendre les escaliers plutôt que l’escalator, passer l’aspirateur, jardiner, faire du vélo et aller à un cours de gymnastique : 2h30 d’activité physique par semaine suffisent pour obtenir un bénéfice intestinal. Et inutile de se lancer dans un marathon : l’amélioration de la diversité et de la richesse du microbiote est davantage liée au nombre d’heures consacrées à l’activité physique qu’à l’intensité de celle-ci. 10

Même constat du côté de la muqueuse intestinale qui tapisse les parois de notre tube digestif. Le sport (pratiqué de façon raisonnable) va ainsi de pair avec une muqueuse en bonne santé, qui joue parfaitement son rôle de barrière. 1

Votre microbiote a besoin d'exercice : enfilez vos baskets !

Faut-il y voir une conséquence directe de cette bonne santé digestive ? En cas de pratique sportive (non excessive), le microbiote intestinal est en pleine forme. L'exercice physique, coche alors toutes les bonnes cases 1 :

  • il améliore la composition du microbiote intestinal et son fonctionnement, favorisant l’installation d’une flore riche et bénéfique
  • il favorise la synthèse de molécules qui modulent l’immunité et d’autres dotées de propriétés antimicrobiennes qui protègent efficacement d’attaques de pathogènes.

Ainsi, les premiers résultats de la recherche devraient vous inciter à quitter votre canapé ! L’abandonner au profit d’un peu d’exercice provoque une plus grande diversité parmi le phylum des firmicutes qui contribuent à un environnement intestinal plus sain. 2 Chez des adolescents habituellement sédentaires, instaurer une demi-heure de course à pied d’intensité modérée, 4 fois par semaine, modifie leur flore (et réduit leur vague à l’âme) : les bactéries Coprococcus et de Blautia sont davantage présentes. N’hésitez pas à rendre votre pratique régulière et répétée : les rugbymen professionnels affichent un microbiote en pleine forme. 4,5

Enfin, il semblerait qu’il existe un lien avec l’intensité de la pratique : plus des adeptes des arts martiaux sont de grade élevé, plus leur microbiote intestinal est diversifié et riche en bactéries bénéfiques. 

L’exercice physique aurait même des vertus thérapeutiques : pratiqué à une intensité modérée, l’effort semble réduire efficacement le Syndrome du Côlon Irritable (SCI), dont souffre de nombreux athlètes pratiquant des sports d’endurance. Autant de raisons de retrouver une pratique régulière. 1

Du sport, oui mais sans excès !

Brûler ses calories oui ! Mais pas à n’importe quel prix. Comme toujours, l’excès peut être délétère : 60 min d’entraînement d’endurance très intense (à 70 % de la capacité (sidenote: VO2max Ce critère propre à chaque sportif représente la quantité maximale d'oxygène que son corps est capable d'extraire de l'air, puis de transporter jusqu'aux fibres musculaires lors d'un exercice pour subvenir à ses besoins. Plus la VO2max est élevée, plus la performance pourra être au rendez-vous ; si elle est faible, les capacités sportives seront limitées et un entraînement spécifique sera nécessaire pour la booster. ) ) entraînent des douleurs abdominales, nausées et diarrhées. 1 D’autres facteurs, tels que l’altitude, la température ambiante, la mauvaise hydratation ou encore l’âge semblent également contribuer à des désagréments.

Les coureurs à pied seraient 2 fois plus exposés que ceux pratiquant d’autres sports d’endurance comme le cyclisme ou la natation. Et tout particulièrement les stars de la discipline : le phénomène serait 1,5 à 3 fois plus fréquent parmi les (sidenote: Athlete Sportif pratiquant un sport en compétition qui recherche un haut niveau de performance par le biais d’un entraînement.
Source : Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94
)
d’élite comparé aux amateurs. 1 Ainsi, 30 à 50 % des athlètes seraient concernés par des troubles digestifs, voire 90 % de ceux participant à des (sidenote: Épreuves d’ultra-endurance Épreuves extrêmes de souvent plus de 6 heures et plus de 100 km (voire bien plus !), parfois dans des conditions difficiles. Par exemple, Ironman est un triathlon d'une distance totale de 226 kilomètres consistant à enchaîner, le même jour, 3,8 km de natation, 180,2 km de cyclisme puis un marathon 42,195 km ; la Race Across America est une course cycliste de 12 jours maximum sur 4 860 km ; les participants de l’Iditarod Trail Invitational courent, pédalent, skient en Alaska à travers 1 600 km de neige ; etc. ) . 7 Les images de marathoniens confrontés à des crises de diarrhée en plein effort ont fait le tour du web.

30 à 50 % des athlètes seraient concernés par des troubles digestifs, voire 90 % de ceux participant à une épreuve d’ultra-endurance. 7

Comment expliquer une telle épidémie de troubles gastro-intestinaux chez les athlètes ? Par le fait que leur organisme met toutes ses forces pour offrir aux muscles l’oxygène dont ils ont besoin. Ainsi, l’exercice physique intense génère un branle-bas de combat au niveau du système sanguin : des instructions sont données pour redistribuer illico presto le flux sanguin vers nos muscles … au détriment des viscères et de votre système digestif. En parallèle, notre système nerveux sympathique, celui-là même qui fait battre plus vite notre cœur quand on a peur, s’active et affecte notre transit. Un double mécanisme qui explique les douleurs, nausées et diarrhées ressenties. 7

Troubles digestifs

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Le souci, c’est que le système digestif emporte dans son mal-être le microbiote qu’il héberge. Ainsi, que l’on soit amateur ou professionnel, un entraînement trop intense, ou disproportionné par rapport à son niveau physique, provoquerait une altération dans la composition et la fonction du microbiote, appelée dysbiose.

Une « dysbiose » peut être définie comme une altération dans la composition et la fonction du microbiote. Cette altération résulte d’une combinaison de facteurs environnementaux et de facteurs spécifiques à chaque personne. 9

Cette perturbation serait d’autant plus rapide et profonde que l’activité physique qui l’a provoqué serait intense. 8 Avec à la clé une perméabilité intestinale accrue : la membrane du tube digestif n’arrive plus à bien jouer son rôle de barrière et de garde-frontière. D’éventuelles toxines bactériennes ou des molécules pro-inflammatoires peuvent alors pénétrer dans l’organisme de l’athlète, au risque d’impacter sa santé globale. 1

Microbiote & sport : des micro-organismes de compétition

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Sources

1. Ribeiro FM, Petriz B, Marques G et al. Is There an Exercise-Intensity Threshold Capable of Avoiding the Leaky Gut? Front Nutr. 2021 Mar 8;8:627289. 

2. Mach N, Fuster-Botella D. Endurance exercise and gut microbiota: A review. J Sport Health Sci. 2017 Jun;6(2):179-197. 

3. Wang R, Cai Y, Lu W et al. Exercise effect on the gut microbiota in young adolescents with subthreshold depression: A randomized psychoeducation-controlled Trial. Psychiatry Res. 2023 Jan;319:115005

4. Clarke SF, Murphy EF, O'Sullivan O et al. Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. Gut. 2014 Dec;63(12):1913-20. 

5. Barton W, Penney NC, Cronin O et al. The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. Gut. 2018 Apr;67(4):625-633. 

6. Liang R, Zhang S, Peng X, Yang W, Xu Y, Wu P, Chen J, Cai Y, Zhou J. Characteristics of the gut microbiota in professional martial arts athletes: A comparison between different competition levels. PLoS One. 2019 Dec 27;14(12):e0226240. 

7. Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94.

8. Ticinesi A, Lauretani F, Tana C et al. Exercise and immune system as modulators of intestinal microbiome: implications for the gut-muscle axis hypothesis. Exerc Immunol Rev. 2019;25:84-95. 

9. Levy M, Kolodziejczyk AA, Thaiss CA, et al. Dysbiosis and the immune system. Nat Rev Immunol. 2017;17(4):219-232.

10. Shah S, Mu C, Moossavi S, et al. Physical activity-induced alterations of the gut microbiota are BMI dependent. FASEB J. 2023 Apr;37(4):e22882.

11. Caspersen CJ, Powell KE, Christenson GM. Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public Health Rep. 1985 Mar-Apr;100(2):126-31.

12. Khan KM, Thompson AM, Blair SN et al. Sport and exercise as contributors to the health of nations. Lancet. 2012 Jul 7;380(9836):59-64.

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Le microbiote, un coach invisible au service de la performance sportive

Parce que la sédentarité nuit gravement à la santé, il est important de pratiquer une activité physique hebdomadaire. Si se (re)mettre au sport n’est pas toujours simple, tout un chacun dispose d’un allier de taille : le microbiote intestinal.

Le microbiote intestinal
Actu GP Sport et microbiote, un cercle vertueux ?

Pourquoi une activité physique régulière est-elle importante pour notre santé ? Pourquoi est-il si difficile de s’y (re)mettre ?

La (sidenote: Sédentarité « Situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique proche de la dépense énergétique de repos en position assise ou allongée ».  Exemple : temps passé en position assise ou allongée dans la journée, hors temps de sommeil, que ce soit sur le lieu de travail ou à l’école, lors des déplacements en transports motorisés, ou lors des loisirs, notamment devant les écrans.
Source : OMS, Organisation mondiale de la Santé. Lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité: en un coup d’œil. 2020 Nov 25. 17 pages. ISBN: 9789240014862
)
nuit gravement à votre santé : une activité physique insuffisante va de pair avec un risque de décès accru de 20 % à 30 %. 1 A l’inverse, (sidenote: Activité physique Tout mouvement corporel produit par contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique (DE) par rapport à la DE de repos. Par exemple la marche, le vélo, le jeu actif, la pratique sportive, le ménage, le jardinage, le bricolage, sont des exemples d’activités physiques.
  Source: Caspersen CJ, Powell KE, Christenson GM. Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public Health Rep. 1985 Mar-Apr;100(2):126-31.
)
régulière est associée à de multiples bienfaits sur les plans musculaire, cardiorespiratoire, cardiovasculaire, osseux, ou encore de la gestion de poids. 1 Reste qu’il n’est pas toujours facile de se (re)mettre en selle.

La pratique hebdomadaire d’un sport est associée à une réduction de 20 à 40 % de la mortalité toute cause. 8

Pratiquer un (sidenote: Sport « Activité physique de loisir structurée pouvant inclure des exercices physiques où les participants adhèrent à un ensemble commun de règles (ou d’attentes) et où un objectif est défini. »
Source : Khan KM, Thompson AM, Blair SN et al. Sport and exercise as contributors to the health of nations. Lancet. 2012 Jul 7;380(9836):59-64.
)
d’endurance, qu’il s’agisse de course à pied, de vélo, de natation ou d’aérobique, suppose en effet quelques adaptations physiologiques de notre corps, et pas seulement au niveau des muscles. En effet, une activité prolongée va :

  • induire des pertes en eau et en électrolytes (notamment sodium et chlore) du fait de la sudation destinée à refroidir notre corps, 
  • épuiser les réserves de (sidenote: Glycogène Forme de stockage des glucides (« sucres ») dans l’organisme, et principalement dans le foie et les muscles. ) pour nourrir nos muscles en mouvement, 
  • accroître l’inflammation du fait du stress de l’effort, etc.

C’est pour la bonne cause, certes, mais cela représente un sacré challenge pour notre organisme… vis-à-vis duquel le microbiote intestinal pourrait être bien utile.

Motivés, motivés !

Nous ne sommes clairement pas tous autant motivés à faire du sport. Et le microbiote pourrait être responsable du manque d’entrain de certains, et de l’hyper-engagement d’autres. Comment ? Via des bactéries intestinales qui produiraient des molécules boostant la libération de dopamine (hormone du plaisir et de la motivation) pendant l'activité physique, a minima chez la souris chez laquelle ces expériences ont été menées. 10

Pour un même tour de roue, certaines souris vont produire davantage de dopamine, ressentir un plaisir largement supérieur, et devenir accros au sport. Ces souris, dont le microbiote stimule beaucoup cette connexion, ne rêvent donc que d’une chose : enfiler leurs baskets et devenir le nouveau Speedy gonzales de la roue ! Quant aux rongeurs chez lesquels le microbiote active peu le circuit de la dopamine, ils préfèrent pantoufler, étant peu récompensés, en termes de plaisir, de leurs efforts.

Le microbiote au service de nos performances sportives ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, de récentes études scientifiques montrent que notre microbiote intestinal nous aide à relever les challenges hydriques, énergétiques, et inflammatoires liés à la pratique sportive.

Vous le savez : l’hydratation est primordiale lors d’un effort physique soutenu. Or, certaines bactéries intestinales favoriseraient le transport de liquides et de solutés à travers la barrière intestinale et donc le maintien de l’hydratation.

Autre ingrédient indispensable au sport et aux performances : l’énergie. De nouveau, notre flore intestinale peut nous donner un coup de pouce : elle aide nos muscles qui, dans les sports d’endurance, viennent à bout de leurs réserves de glycogène. En effet, des bactéries du microbiote intestinal fermentent les fibres que notre organisme ne sait pas digérer et en extraient de précieux acides gras à chaîne courte ( (sidenote: Acides Gras à Chaîne Courte (AGCC) Les acides gras à chaîne courte sont une source d’énergie (carburant) des cellules de l’individu, ils interagissent avec le système immunitaire et sont impliqués dans la communication entre l’intestin et le cerveau. Silva YP, Bernardi A, Frozza RL. The Role of Short-Chain Fatty Acids From Gut Microbiota in Gut-Brain Communication. Front Endocrinol (Lausanne). 2020;11:25. ) ) qui serviraient de carburant de secours aux muscles pendant l’effort. 2

Les pertes hydriques engendrées par l’effort sont de l’ordre de 0,6 à 0,8 L/h pour des exercices d’intensité faible à modérée, et peuvent atteindre jusqu’à 2 L/h dans des atmosphères chaudes et humides.

Les pertes minérales via la sueur sont élevées : entre 20 et 70 mmol/L pour le sodium et le chlorure, avec de fortes variations d’un individu à l’autre. 9

Les effets de ce coup de pouce énergétique sont loin d’être négligeables : les AGCC fournissent plus de 10 % des besoins caloriques quotidiens chez l'homme. 3 Et les bénéfices liés aux AGCC sont loin de s’arrêter là : ils favoriseraient le stockage de réserves de glycogène dans le muscle avant l’effort, retardant le moment où l’organisme aura besoin d’un carburant de secours. 2

Enfin, les AGCC réduiraient également l’inflammation induite par l’effort physique intense. 2, 4, 5

Un axe intestin-muscle-cerveau ?

Notre intestin dialogue en permanence avec notre cerveau et vice versa. C'est ce qu'on appelle l'axe intestin-cerveau qui utilise un triple circuit de communication 11 : la voie neuronale (les neurones), la voie endocrinienne (les hormones) et la voie du système immunitaire.

De la même manière, certains chercheurs évoquent l’idée d’un axe intestin-muscles, qui reposerait principalement sur les fameux AGCC, ces petits acides gras à chaîne courte produits par nos bactéries intestinales. 4,5 Ces AGCC, mais aussi différentes hormones libérées sous leur action au niveau du côlon, du tissu adipeux et du pancréas, circuleraient dans le réseau sanguin et interagiraient avec les muscles en charge du mouvement de notre corps.

L’activité physique contribuant à la bonne santé cérébrale, avec un lien démontré entre notre système cognitif et notre niveau d'activité physique, il n’y a qu’un pas pour envisager un triptyque un axe intestin-muscle-cerveau ?

Parfois, le mécanisme est encore plus astucieux : la bactérie transforme un déchet du métabolisme du sportif en ressource ! Telle semble être la prouesse de la bactérie intestinale Veillonella atypica, associée aux performances de marathoniens. 7

Comment est-ce possible ? Lorsque le muscle des coureurs a consommé toutes ses réserves de glycogène, il se met à fermenter pour produire de l’énergie, produisant un déchet appelé lactate (responsable des crampes). Et c’est à ce moment qu’intervient la petite Veillonella : elle transforme le lactate en propionate, que les muscles vont utiliser comme source d’énergie ! Et voilà les performances des (sidenote: Athlete Sportif pratiquant un sport en compétition qui recherche un haut niveau de performance par le biais d’un entraînement.
Source : Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94
)
naturellement reboostées. 7

Le débit sanguin peut être multiplié par 20 entre une situation de repos et une situation d’exercice dynamique intense. 9

Reste que pour que les bactéries produisent des molécules « coup de pouce », encore faut-il disposer des bonnes bactéries dans son tube digestif et les nourrir de manière adaptée. Faute de quoi, des produits délétères pour nos performances peuvent aussi être produites par les micro-organismes. 2,4,8

Microbiote & sport : des micro-organismes de compétition

En savoir plus
Sources

1. OMS, organisation mondiale de la santé. Fact Sheets Activité physique. Mise à jour : 5 octobre 2022.

2. Mach N, Fuster-Botella D. Endurance exercise and gut microbiota: A review. J Sport Health Sci. 2017 Jun;6(2):179-197.

3. den Besten G, van Eunen K, Groen AK et al. The role of short-chain fatty acids in the interplay between diet, gut microbiota, and host energy metabolism. J Lipid Res. 2013 Sep;54(9):2325-40. 

4. Frampton J, Murphy KG, Frost G et al. Short-chain fatty acids as potential regulators of skeletal muscle metabolism and function. Nat Metab. 2020 Sep;2(9):840-848.

5. Przewłócka K, Folwarski M, Kaźmierczak-Siedlecka K et al. Gut-Muscle Axis Exists and May Affect Skeletal Muscle Adaptation to Training. Nutrients. 2020 May 18;12(5):1451. 

6. Scheiman J, Luber JM, Chavkin TA et al. Meta-omics analysis of elite athletes identifies a performance-enhancing microbe that functions via lactate metabolism. Nat Med. 2019 Jul;25(7):1104-1109.

7. Sales KM, Reimer RA. Unlocking a novel determinant of athletic performance: The role of the gut microbiota, short-chain fatty acids, and "biotics" in exercise. J Sport Health Sci. 2023 Jan;12(1):36-44.

8. Khan KM, Thompson AM, Blair SN et al. Sport and exercise as contributors to the health of nations. Lancet. 2012 Jul 7;380(9836):59-64.

9. Rousseau AS. Nutrition, santé et performance du sportif d’endurance / Nutrition, health and performance of endurance athletes. Cahiers de Nutrition et Diététique. 2022 eb ;57(1) : 78-94.

10. Dohnalová L, Lundgren P, Carty et al. A microbiome-dependent gut-brain pathway regulates motivation for exercise. Nature. 2022 Dec;612(7941):739-747.

11. Cryan JF, O'Riordan KJ, Cowan CSM, et al. The Microbiota-Gut-Brain Axis. Physiol Rev. 2019;99(4):1877-2013.

12. Caspersen CJ, Powell KE, Christenson GM. Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public Health Rep. 1985 Mar-Apr;100(2):126-31.

13. OMS, Organisation mondiale de la Santé. Lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité: en un coup d’œil. 2020 Nov 25. 17 pages. ISBN: 9789240014862

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Choc toxique menstruel : comment le prévenir via le microbiote vaginal ?

Redouté par les femmes utilisatrices de tampons ou de coupes menstruelles, le choc toxique peut s’avérer fatal. Pour le prévenir, des gestes simples sont recommandés. Des alliés invisibles au sein de la flore vaginale pourrait être d’une grande aide…

Le microbiote vaginal Vaginose bactérienne - déséquilibre du microbiote vaginal

Pratiques et discrets, les tampons et coupes menstruelles sont largement utilisés par les femmes lors de leurs règles. Avec néanmoins un revers de la médaille, surtout quand ces dispositifs ne sont pas changés régulièrement : la stagnation de sang et la création d’un milieu favorable à la multiplication de bactéries. Et si cette bactérie s’appelle S. aureus, le risque est alors celui d’un choc toxique menstruel. 1

1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) sont exposées à un risque de syndrome de choc toxique menstruel.

x2 à x3 Le risque de syndrome de choc toxique est multiplié par 2 lorsqu’on garde un tampon plus de 6 heures, et par 3 quand le tampon est porté toute la nuit.

Souvent présente sur la peau mais plus rarement dans le vagin, S. aureus sécrète une toxine particulièrement virulente capable de s’attaquer à nos organes les plus vitaux comme le foie, les reins ou encore les poumons. Au départ, tout commence par une forte fièvre et/ou des éruptions cutanées, avec parfois une baisse de tension. Dans les cas où la toxine gagne les organes et entraîne leur défaillance, un coma et un décès sont possibles.

Des gestes simples pour éviter le choc toxique menstruel

Heureusement, le choc toxique menstruel demeure rare. Aujourd’hui, 1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) seraient touchées aux États-Unis. Soit bien moins que dans les années 1980, où la commercialisation de tampons en fibres de carboxyméthylcellulose à haute absorption avait conduit à une épidémie de cas (10 femmes pour 100 000). Leur retrait au profit de tampons en cellulose ou en fibres de coton a permis de faire baisser les chiffres. 2

Le risque peut être encore réduit en adoptant des gestes simples, qui facilitent l’évacuation des potentielles S. aureus vaginales

• Suivez les instructions indiquées sur la boite du produit ;
• Lavez-vous les mains avant et après avoir utilisé un tampon/coupe ;
• N'utilisez des tampons ou coupes que lorsque vous avez vos règles et pas en dehors de cette période ;
• Le jour, changez son tampon ou videz (et lavez soigneusement !) sa coupe toutes les 4 à 6 heures, si vous avez opté pour ce type de dispositifs ; 
• La nuit, privilégiez les serviettes hygiéniques ou les culottes menstruelles. Car ce n’est pas tant le tampon ou la coupe qui sont responsables du choc toxique que leur mésusage ;
• Contactez votre médecin si vous ressentez des douleurs, de la fièvre ou d'autres symptômes inhabituels.

Le rôle du microbiote vaginal

Enfin, une récente étude indique que le microbiote vaginal pourrait aussi participer à la prévention. 1 Toutes les femmes n’ont pas le même microbiote vaginal et on en recense 5 grands types :

  • 3 jugés sains, respectivement dominés par Lactobacillus crispatus, L. gasseri et L. jensenii ; 
  • un considéré comme un état transitoire, dominé par L. iners
  • un jugé déséquilibré, composé d’une grande variété de bactéries dont Gardnerella vaginalis, et associée à la vaginose bactérienne.

Une récente étude montre que les deux derniers types pourraient favoriser le choc toxique. A l’inverse, les microbiotes dominés par L. crispatus, L. gasseri et L. jensenii seraient protecteurs, parce qu’ils acidifient le milieu vaginal (ce que S. aureus n’apprécie guère) et sans doute via d’autres mécanismes complexes. La bactérie L. jensenii se révèle d’ailleurs particulièrement protectrice. L’étude l’envisage même comme un potentiel probiotique pour les femmes ayant déjà vécu un choc toxique et voulant se prévenir d’une récidive.

Le microbiote vaginal

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Choc toxique menstruel : une flore équilibrée fait tampon contre les attaques de S. aureus

Le choc toxique menstruel ne serait pas seulement une question de bactérie pathogène (S. aureus en l’occurrence) mais aussi de bactéries vaginales commensales. Aux premiers rangs desquelles les très protectrices Lactobacillus jensenii et L. crispatus.

Scanning Electron Micrograph (SEM) depicting large numbers of Staphylococcus aureus bacteria, which were found on the luminal surface of an indwelling catheter.

Forte fièvre et éruptions cutanées, hypotension voire défaillances multi-organes : bien que rare, le choc toxique menstruel peut mettre en jeu le pronostic vital des femmes touchées, souvent des jeunes filles. Au cœur de cette infection : la bactérie Staphylococcus aureus productrice de la toxine TSST-1. La fabrication de cette toxine dépend du milieu vaginal : elle est favorisée par la présence d’oxygène (accrue par les tampons et coupes), une faible concentration en glucose et un pH neutre. D’où le rôle protecteur du microbiote vaginal, caractérisé par une proéminence de lactobacilles qui acidifient le milieu vaginal.

Mais la chute des œstrogènes et la moindre concentration du glucose vaginal (liée à la perte de muqueuse) à l’arrivée des menstruations réduisent l’abondance de ces lactobacilles. Ces conditions pourraient-elles favoriser le choc toxique menstruel ? Pour en savoir plus, des chercheurs 1 ont simulé in vitro différents environnements vaginaux pour mesurer leurs effets sur la production de TSST-1. 

1 à 3 femmes sur 100 000 utilisant des dispositifs intravaginaux (tampons, coupes) sont exposées à un risque de syndrome de choc toxique menstruel.

x2 à x3 Le risque de syndrome de choc toxique est multiplié par 2 lorsqu’on garde un tampon plus de 6 heures, et par 3 quand le tampon est porté toute la nuit.

Mimer des flores vaginales in vitro

Avant de plonger plus en avant dans les expériences menées, rappelons que chez les femmes, 5 grands types de flores vaginales (Community state types ou CST) ont été identifiés :

  • 3 jugées saines, respectivement dominées par Lactobacillus crispatus (CST-I), L. gasseri (CST-II) et L. jensenii (CST-V), ; 
  • une considérée comme transitoire, dominée par L. iners (CST-III) ; 
  • et une jugée dysbiotique et associée à la vaginose bactérienne, composée d’une communauté polymicrobienne incluant Gardnerella vaginalis (CST-IV). 

Les chercheurs ont donc créé des milieux vaginaux représentatifs de ces 5 types et y ont fait varier les concentrations de glucose.

3 conditions

Au moins 3 conditions concomitantes sont nécessaires au développement du choc toxique menstruel : 

  • la colonisation vaginale par une souche de S. aureus productrice de la toxine TSST-1, qui concerne 1 à 5 % des femmes ;
  • l'utilisation d’une protection intravaginale (tampon, coupe) pendant les règles, qui concerne 60 à 80 % des femmes des pays développés ;
  • et l'absence d'anticorps de neutralisation contre TSST-1, qui concerne 10 à 20 % des femmes. 2

Des conditions et des bactéries protectrices

En cas de concentrations élevées en sucre, la production de toxine par S. aureus était largement réduite, réprimée par la protéine du contrôle catabolique (carbon catabolite control protein A, CcpA). Mais le microbiote vaginal semblait également jouer un rôle important. La comparaison des différents types de flore montre que la production de toxine pourrait être accrue lorsque la flore est de type transitoire (III) et dysbiotique (IV) ; ces deux flores pourraient également favoriser l’inflammation générée par S. aureus.

A l’inverse, L. crispatus et L. jensenii limitaient la production de toxine, en présence ou non de glucose. L. jensenia se révélait même capable de bloquer la production de toxine en forte présence d’oxygène, et de réduire la virulence de S. aureus. De quoi faire de lui le lactobacille le plus protecteur parmi ceux étudiés. Pour les auteurs, il serait même le meilleur candidat dans la recherche d’un probiotique pour les femmes ayant déjà vécu un choc toxique et voulant se prévenir d’une récidive.

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Le microbiome intestinal, un coach sportif invisible ?

Au cours de ces dix dernières années, on s’est beaucoup intéressé aux milliards de microbes présents dans notre intestin, que l'on qualifie de microbiome intestinal, en raison de leur capacité à affecter la digestion, la physiologie, voire potentiellement notre humeur et notre santé mentale. Suite à de récentes études ayant suggéré une relation bidirectionnelle entre l’exercice et le microbiome intestinal, les scientifiques commencent à étudier le rôle du microbiome intestinal en tant que coach sportif invisible qui affecterait les performances physiques.

Activité physique et troubles gastro-intestinaux

Par nature, l’activité physique met notre corps sous pression, en particulier si elle est intense ou prolongée. Bien qu’une quantité modérée d’exercice ait un effet positif sur la perméabilité et l’inflammation intestinales 1, l’exercice intense et prolongé peut avoir des effets délétères sur le fonctionnement de l’intestin 2, les dérangements et les troubles gastro-intestinaux étant courants, notamment chez les athlètes pratiquant l’endurance. 3

Étant donné que le microbiome intestinal est associé à la physiologie gastro-intestinale 4,  il pourrait possiblement jouer un rôle dans les troubles gastro-intestinaux et les réponses physiologiques à l’exercice influençant les performances sportives.

Effets de l’exercice sur le microbiote intestinal

En 2014, une étude a démontré une plus grande diversité de microbes et une abondance relative supérieure d’Akkermansia muciniphilia chez des joueurs de rugby professionnels par rapport à des groupes témoins sédentaires. 5 Dès lors, plusieurs études observationnelles ont rapporté que l’exercice était associé à une plus grande diversité du microbiote intestinal et à une abondance relative supérieure de taxons bactériens en lien avec une bonne santé. 6,7 

Toutefois, les études interventionnelles sur l’exercice n’ont dans l’ensemble pas fait état d’une augmentation de la diversité du microbiote intestinal 8,9, ce qui suggère que les différences observées peuvent également provenir d’autres facteurs, tels que les habitudes alimentaires.

Effets du microbiote intestinal sur l’endurance

Suggérant un effet plus direct du microbiote intestinal sur l’endurance, une étude qui a fait date, publiée en 2019 dans Nature Medicine 10, a révélé que les marathoniens possédaient des niveaux élevés de Veillonella. Les chercheurs ont constaté que le lactate, formé durant un effort prolongé, était transporté de la circulation sanguine jusqu’à l’intestin, où il était métabolisé en propionate par Veillonella.

Flore, microbiote, microbiome : faux amis et vrais synonymes

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Lorsque les scientifiques ont nourri les souris avec les microbes Veillonella « lactiques » ou leur ont administré du propionate par perfusion dans le côlon, l’endurance des souris s’est améliorée, d’après les performances constatées sur le tapis de course. 10 Curieusement, cette étude suggère que les microbes présents dans l’intestin pourraient directement améliorer les performances sportives. Une autre étude récente a également rapporté que le microbiome intestinal était impliqué dans la stimulation des signaux cérébraux en provenance de l’intestin, impactant la motivation pour l’exercice chez les souris. 11

Ces découvertes sous-entendent qu’en ciblant leur microbiome intestinal, les athlètes pourraient éventuellement améliorer leurs performances sportives.

Stratégies alimentaires centrées sur l’intestin pour influencer les performances sportives

Le moyen le plus évident de cibler le microbiome intestinal est d’adapter son régime alimentaire, étant donné que les microbes se nourrissent des constituants alimentaires atteignant le côlon. Traditionnellement, de nombreuses stratégies alimentaires destinées aux sportifs sont axées sur un régime hyperprotéiné, hyperglucidique ou pauvre en fibres et sur l’évitement de certains aliments. Bien que ces stratégies puissent être suffisantes pour soutenir le métabolisme hôte, restaurer les réserves de glycogène et réduire les troubles gastro-intestinaux au cours de l’effort 12, la carence en fibres alimentaires pourrait, au fil du temps, être néfaste pour le microbiote intestinal et le transit des athlètes. 13

En revanche, les stratégies alimentaires centrées sur l’intestin, notamment les fibres alimentaires adéquates provenant d’une grande variété d’aliments, de probiotiques et de prébiotiques, pourraient favoriser un microbiome intestinal diversifié 13 et contribuer à un transit normal. 4 La consommation de fibres alimentaires et de prébiotiques nourrit les microbes présents dans l’intestin, puisqu’ils servent de substrats pour les microbes. Une fois que ces constituants indigestes atteignent le côlon, les microbes les transforment par fermentation en gaz et en acides gras à chaîne courte.

Alors qu’une quantité excessive de gaz peut provoquer un inconfort et des ballonnements, les trois principaux acides gras à chaîne courte (acétate, propionate et butyrate) qui en résultent sont associés à une bonne santé et à l’intégrité du côlon. Ces molécules peuvent agir localement dans l’intestin, affectant la fonction de la barrière intestinale, la motilité, le système nerveux et le système immunitaire, ainsi que dans les organes distants, affectant le métabolisme hôte 14

Les probiotiques permettent également de cibler l’intestin

Il s’agit de microbes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités appropriées, sont bénéfiques pour la santé. Plusieurs études ont démontré que des souches probiotiques spécifiques pouvaient protéger contre les troubles gastro-intestinaux et les infections des voies respiratoires supérieures chez les sportifs. 15–17 Toutefois, à ce stade, les mécanismes sous-jacents restent largement inconnus et il est fort probable que les effets dépendent des souches probiotiques, ce qui ne permet pas aux athlètes de savoir à quoi s’en tenir. 

Pour soutenir le coach microbien invisible dans notre intestin, les scientifiques et les athlètes doivent développer des stratégies alimentaires centrées sur l’intestin qui d’un côté réduisent les symptômes gastro-intestinaux lors de l’effort et de l’autre favorisent un microbiome intestinal diversifié, stimulent la fermentation dans le côlon ainsi que les mouvements réguliers de l’intestin : des aspects qui peuvent tous s’avérer essentiels en matière de performances sportives.

Recommandé par notre communauté

"Le microbiote intestinal étant lié à la physiologie gastro-intestinale, il pourrait potentiellement jouer un rôle dans la détresse gastro-intestinale et les réponses physiologiques à l'exercice, influençant ainsi les performances athlétiques."  -@rddp10 (De Biocodex Microbiota Institute sur X)

Sources

1. Cook, M. D. et al. Forced treadmill exercise training exacerbates inflammation and causes mortality while voluntary wheel training is protective in a mouse model of colitis. Brain Behav Immun 33, 46–56 (2013).

2. Dokladny, K., Zuhl, M. N. & Moseley, P. L. Intestinal epithelial barrier function and tight junction proteins with heat and exercise. J Appl Physiol (1985) 120, 692–701 (2016).

3. De Oliveira, E. P., Burini, R. C. & Jeukendrup, A. Gastrointestinal complaints during exercise: prevalence, etiology, and nutritional recommendations. Sports Med 44 Suppl 1, (2014).

4. Procházková, N. et al. Advancing human gut microbiota research by considering gut transit time. Gut 72, 180–191 (2023).

5. Clarke, S. F. et al. Exercise and associated dietary extremes impact on gut microbial diversity. Gut 63, 1913–1920 (2014).

6. Barton, W. et al. The microbiome of professional athletes differs from that of more sedentary subjects in composition and particularly at the functional metabolic level. Gut 67, 625–633 (2018).

7. Petersen, L. M. et al. Community characteristics of the gut microbiomes of competitive cyclists. Microbiome 5, (2017).

8. Cronin, O. et al. A Prospective Metagenomic and Metabolomic Analysis of the Impact of Exercise and/or Whey Protein Supplementation on the Gut Microbiome of Sedentary Adults. mSystems 3, (2018).

9. Kern, T. et al. Structured exercise alters the gut microbiota in humans with overweight and obesity-A randomized controlled trial. Int J Obes (Lond) 44, 125–135 (2020).

10. Scheiman, J. et al. Meta-omics analysis of elite athletes identifies a performance-enhancing microbe that functions via lactate metabolism. Nat Med 25, 1104–1109 (2019)

11. Dohnalová, L. et al. A microbiome-dependent gut-brain pathway regulates motivation for exercise. Nature 612, 739–747 (2022).

12. Lis, D. M., Stellingwerff, T., Kitic, C. M., Fell, J. W. & Ahuja, K. D. K. Low FODMAP: A Preliminary Strategy to Reduce Gastrointestinal Distress in Athletes. Med Sci Sports Exerc 50, 116–123 (2018).

13. Armet, A. M. et al. Rethinking healthy eating in light of the gut microbiome. Cell Host Microbe 30, 764–785 (2022).

14. Koh, A., De Vadder, F., Kovatcheva-Datchary, P. & Bäckhed, F. From Dietary Fiber to Host Physiology: Short-Chain Fatty Acids as Key Bacterial Metabolites. Cell 165, 1332–1345 (2016).

15. Tavares-Silva, E., Caris, A. V., Santos, S. A., Ravacci, G. R. & Thomatieli-Santos, R. V. Effect of Multi-Strain Probiotic Supplementation on URTI Symptoms and Cytokine Production by Monocytes after a Marathon Race: A Randomized, Double-Blind, Placebo Study. Nutrients 13, (2021)

16. Sivamaruthi, B. S., Kesika, P. & Chaiyasut, C. Effect of Probiotics Supplementations on Health Status of Athletes. Int J Environ Res Public Health 16, (2019).

17. Schreiber, C., Tamir, S., Golan, R., Weinstein, A. & Weinstein, Y. The effect of probiotic supplementation on performance, inflammatory markers and gastro-intestinal symptoms in elite road cyclists. J Int Soc Sports Nutr 18, (2021).

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Actualités Médecine générale Gastroentérologie

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII

Trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) viennent de lancer, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un outil de diagnostic du syndrome de l’intestin irritable (SII). Objectifs ? Mieux diagnostiquer cette maladie et améliorer la communication des professionnels de santé avec leurs patients.

How to define IBS? What do we know about the physiopathology? How to make a confident diagnosis? What are the warning signs? Which investigations are needed? What are the general management concepts? How often a follow up care is conducted?

Combien de patients souffrant de troubles fonctionnels intestinaux un professionnel de santé reçoit-il chaque semaine en consultation ? Chez combien d’entre eux le syndrome de l’intestin irritable (SII) a t-t-il été diagnostiqué ? Saviez-vous que pas moins de 75 % des personnes souffrant du SII ne seraient pas diagnostiquées ? Pire, elles doivent parfois lutter pendant plus de quatre ans avant qu’un diagnostic médical formel ne soit établi ?

Délicat à établir, le diagnostic du SII est souvent un parcours du combattant pour les professionnels de santé, et ce pour plusieurs raisons : d’une part, le syndrome de l’intestin irritable est une maladie complexe dont les symptômes sont souvent difficiles à quantifier de façon objective, d’autre part, c’est une pathologie délicate à expliquer au patient lors d’une consultation ordinaire.

Pourtant, les personnes présentant des symptômes du SII attendent de recevoir un diagnostic. Ces patients méritent de bénéficier d’une attention particulière et d’un traitement spécifique dans les meilleurs délais. C’est la raison pour laquelle les professeurs Jean-Marc Sabaté et Jan Tack, et le docteur Pedro Costa Moreira, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, ont élaboré un outil de diagnostic du SII simple d’utilisation et axé sur la pratique, avec un double objectif pour les professionnels de santé : mieux diagnostiquer le SII et améliorer la communication avec leurs patients.

Comment cet outil peut-il aider les professionnels de santé dans leur pratique quotidienne ?
  • L’outil de diagnostic SII contient des infographies concises, épurées pour expliquer la maladie, sa physiopathologie, ses autres appellations...
  • Il propose une check-list simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des symptômes d’alarme...)
  • Il leur rappelle toutes les informations à connaître pour aller plus loin (examens, prise en charge, suivi…)
Cet outil de diagnostic est-il fiable ?
  • Conçu par des spécialistes internationaux du SII…
  • Cet outil de diagnostic a reçu l’aval de l’Organisation mondiale de gastroentérologie
Facilite-t-il la communication des professionnels de santé avec leurs patients ?
  • Il emploie des termes compréhensibles par le grand public pour expliquer le SII et le microbiote

Cet outil est disponible dans trois formats. Choisissez celui qui vous convient le mieux !

  1. Fan deck brochure
  2. Digital
  3. Tod download

Obtenez le vôtre en suivant ce lien : https://www.biocodexmicrobiotainstitute.com/fr/pro/votre-aide-memoire-pour-diagnostiquer-le-sii

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un institut scientifique international ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe encore méconnu.

Contact presse

Olivier VALCKE
Relations publiques et responsable éditorial
Téléphone : +33 6 43 61 32 58

ovalcke@biocodex.com

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Salle de presse

Microbiote et syndrome de l’intestin irritable (SII) : le Biocodex Microbiota Institute lance une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé et du grand public

Témoignages de patients, outil d’aide au diagnostic, formation certifiante mais aussi infographie, articles… A l’occasion du mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable (SII), le Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé et du grand public une palette de contenus et d’outils innovants permettant de mieux comprendre cette pathologie et son lien avec le microbiote.

Homepage LP - World IBS Awareness Month

Informer, éduquer pour mieux diagnostiquer. Fidèle à sa mission de sensibiliser sur l’importance du microbiote sur la santé, le Biocodex Microbiota Institute se mobilise en avril, mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable, avec des contenus exclusifs à destination des professionnels de santé et du grand public. 

Eduquer et former les professionnels de santé

Formation certifiante sur le SII, infographie à partager avec leurs patients, vidéo d'expert, dossier thématique, dernières actualités scientifiques... Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé des outils et contenus sur mesure pour améliorer leur pratique quotidienne et devenir facilement des experts du SII ! 

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII 

Jusqu’à 75% des personnes atteintes du SII ne seraient pas diagnostiquées alors que cette pathologie toucherait 10% de la population mondiale. Errance diagnostique, mais aussi manque d’informations fiables, tentatives de traitements infructueuses, changements d’alimentation parfois inopportuns voire hasardeux… La plupart des patients atteints du SII partagent un parcours de soins chaotique. C’est pourquoi trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) ont élaboré, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII. Simple d’utilisation et axé sur la pratique, cet outil innovant propose un guide simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des signes d’alarme...) et d’améliorer la communication avec leurs patients. Disponible dans trois formats, cet aide-mémoire est téléchargeable dans la section professionnelle de santé du Biocodex Microbiota Institute.

Vivre avec le SII : des patients témoignent

Ils s’appellent Aline, Jennifer et Mihai. Ils souffrent tous les trois du syndrome de l’intestin irritable et témoignent à cœur ouvert comment la maladie a bouleversé leur quotidien. A l’occasion du mois de sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute lance « Patient stories », une série de vidéos de témoignages patients atteints de pathologies chroniques. Les premiers épisodes de la série, réalisés avec le soutien de l’APSSII, l’association française des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, sont consacrés au SII. 

Un enjeu de santé publique 

Méconnue du grand public, diagnostiquée tardivement par les professionnels de santé, parfois incomprise par les patients eux-mêmes, le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie chronique complexe qui pose un problème de santé publique. Avec cette campagne de sensibilisation à 360°, le Biocodex Microbiota Institute entend mobiliser toutes les parties prenantes (patients, professionnels de santé mais aussi proches, aidants, grand public, autorités de santé…) pour mieux comprendre la maladie et les dernières avancées de la recherche qui pointent le rôle du microbiote intestinal.

« Il faut rester positif, mais surtout continuer d’investiguer. »

Jennifer, patiente atteinte du SII

À propos du Biocodex Microbiota Institute

Le Biocodex Microbiota Institute est un institut scientifique international ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe encore méconnu. 

Contact

Olivier VALCKE
Relations publiques et responsable éditorial
Telephone: +33 6 43 61 32 58
o.valcke@biocodex.com

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Microbiote et SII : le Biocodex Microbiota Institute lance une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé et du grand public

Témoignages de patients, outil d’aide au diagnostic, formation certifiante mais aussi infographie, articles… A l’occasion du mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable (SII), le Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé et du grand public une palette de contenus et d’outils innovants permettant de mieux comprendre cette pathologie et son lien avec le microbiote.

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Informer, éduquer pour mieux diagnostiquer. Fidèle à sa mission de sensibiliser sur l’importance du microbiote sur la santé, le Biocodex Microbiota Institute se mobilise en avril, mois de sensibilisation au syndrome de l’intestin irritable, avec des contenus exclusifs à destination des professionnels de santé et du grand public. 

Eduquer et former les professionnels de santé

Formation certifiante sur le SII, infographie à partager avec leurs patients, vidéo d'expert, dossier thématique, dernières actualités scientifiques... Biocodex Microbiota Institute met à disposition des professionnels de santé des outils et contenus sur mesure pour améliorer leur pratique quotidienne et devenir facilement des experts du SII ! 

Un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII 

Jusqu’à 75% des personnes atteintes du SII ne seraient pas diagnostiquées alors que cette pathologie toucherait 10% de la population mondiale. Errance diagnostique, mais aussi manque d’informations fiables, tentatives de traitements infructueuses, changements d’alimentation parfois inopportuns voire hasardeux… La plupart des patients atteints du SII partagent un parcours de soins chaotique. C’est pourquoi trois gastro-entérologues de renommée internationale (le professeur Jean-Marc Sabaté, le professeur Jan Tack et le docteur Pedro Costa Moreira) ont élaboré, avec le soutien du Biocodex Microbiota Institute, un aide-mémoire pour mieux diagnostiquer le SII. Simple d’utilisation et axé sur la pratique, cet outil innovant propose un guide simple d’utilisation qui permet de poser un diagnostic différentiel (critères de diagnostic, sous-types de SII, check-list des signes d’alarme...) et d’améliorer la communication avec leurs patients. Disponible dans trois formats, cet aide-mémoire est téléchargeable dans la section professionnelle de santé du Biocodex Microbiota Institute.

Vivre avec le SII : des patients témoignent

Ils s’appellent Aline, Jennifer et Mihai. Ils souffrent tous les trois du syndrome de l’intestin irritable et témoignent à cœur ouvert comment la maladie a bouleversé leur quotidien. A l’occasion du mois de sensibilisation au SII, le Biocodex Microbiota Institute lance « Patient stories », une série de vidéos de témoignages patients atteints de pathologies chroniques. Les premiers épisodes de la série, réalisés avec le soutien de l’APSSII, l’association française des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, sont consacrés au SII. 

Un enjeu de santé publique 

Méconnue du grand public, diagnostiquée tardivement par les professionnels de santé, parfois incomprise par les patients eux-mêmes, le syndrome de l’intestin irritable est une pathologie chronique complexe qui pose un problème de santé publique. Avec cette campagne de sensibilisation à 360°, le Biocodex Microbiota Institute entend mobiliser toutes les parties prenantes (patients, professionnels de santé mais aussi proches, aidants, grand public, autorités de santé…) pour mieux comprendre la maladie et les dernières avancées de la recherche qui pointent le rôle du microbiote intestinal.

Jennifer et le Syndrome de l'Intestin Irritable (SII) - FR

« Il faut rester positif, mais surtout continuer d’investiguer. »

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Le Biocodex Microbiota Institute est un institut scientifique international ayant pour but de promouvoir une meilleure santé en communiquant sur le microbiote humain. Pour ce faire, il s’adresse aux professionnels de santé ainsi qu’au grand public afin de les sensibiliser au rôle central de cet organe encore méconnu. 

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